Revue de lecture : son, espaces et histoire du XXe siècle

De pas­sage dans une col­loc à Mar­seille, je suis tombé sur une bib­lio­thèque avec plusieurs bouquins intéres­sants autour du son. Et puisque c’est encore les vacances, j’en ai prof­ité pour pass­er une journée à bouquin­er… Je pro­longe donc ici la série revue de lec­ture autour du son…

Le sonore, l’imaginaire et la ville

Hen­ry Torgue est à la fois com­pos­i­teur et chercheur en urban­isme. Dans cet ouvrage, et croise ses deux expéri­ences de vie pour ques­tion­ner la manière dont l’espace (urbain, scénique) est appro­prié et appro­pri­able d’un point de vue sonore. Il cite bien sûr Mur­ray Schafer, mais explore aus­si des prob­lé­ma­tiques plus proches de la com­po­si­tion, ou encore de l’architecture.

À l’écoute du XXe siècle

Alex Ross pro­pose dans ce livre de plus de 700 pages une his­toire de la musique du XXe siè­cle. Plutôt focal­isé sur la musique savante, il abor­de bien sûr les dif­férents chemins qui ont mené à la musique con­tem­po­raine, qu’elle soit sérielle ou con­crète. Il abor­de l’importance de la place de l’enregistrement et de la radio dans la dif­fu­sion des œuvres, et dans la pra­tique musi­cale. L’un des intérêts nota­bles cette prom­e­nade réside en les analy­ses très acces­si­bles d’un cer­tain nom­bre de pièces et morceaux fon­da­teurs de la musique du XXe siè­cle.

La spatialisation des musiques électroacoustiques

La musique élec­toa­cous­tique a très tôt été explor­er la prob­lé­ma­tique de la spa­cial­i­sa­tion, ou com­ment ajouter une nou­velle dimen­sion aux pos­si­bil­ités de l’écoute. Dans ce recueil d’articles très com­plet, on lit dif­férents point de vue de chercheurs et musi­ciens en son, sur la ques­tion de la spa­tial­i­sa­tion, à la foi d’un point de vue théorique, mais égale­ment d’un point de vue pra­tique, avec un cer­tain nom­bre de plans d’acous­mo­ni­ums, ain­si qu’une présen­ta­tion péd­a­gogique de leur fonc­tion­nement. En lisant ces textes, on com­prend un peu mieux le défi auquel se con­fron­tent les spa­tial­isa­teurs, qui sont les tech­ni­ciens de dif­fu­sion de ces œuvres, par­fois com­posées en stéréo, par­fois en poly­phonie.

Pour aller plus loin, et tou­jours sur la musique élec­tron­ique, il serait sans doute intéres­sant d’aller lire ou écouter Guil­laume Kos­mic­ki. La série sound­break­ing sur arte était d’ailleurs pas­sion­nante.

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