Vivre une création sonore collective

À l’occasion d’Utopie Sonore 2018, Guisane pro­po­sait d’animer un ate­lier de créa­tion col­lec­tive, autour du thème du grand effon­drement.

Lors de la pre­mière séance de tra­vail, nous étions bien quar­ante à être réu­nis, motivés par la propo­si­tion ini­tiale du pro­jet :

Le Grand Effon­drement désigne des pré­dic­tions de déclin immi­nent du monde indus­triel con­tem­po­rain. Ces con­cep­tions décrivent un risque sys­témique de cat­a­stro­phes plané­taires provo­qué directe­ment par son mode de fonc­tion­nement. Ces théories de l’effondrement ne relèvent pas de la preuve sci­en­tifique directe, mais s’appuient sur des indices mesurables et des études doc­u­men­tées” (Wikipedia). Dans cette logique, et dans la ver­sion la plus immi­nente de cette cat­a­stro­phe annon­cée, il y a une cer­taine exci­ta­tion à voir enfin l’écroulement du cap­i­tal­isme mais aus­si la peur d’une pré­cip­i­ta­tion fas­ciste et la fin totale qu’elle sig­ni­fierait. Bref, ça chauffe. Cette théorie est un point de départ, cha­cun peut s’en libér­er, la retourn­er, la malax­er et se l’approprier comme il l’entend. Le thème et la con­struc­tion de sa matière sonore seront pré­texte à des enreg­istrements expéri­men­taux.

Après qua­tre séances de tra­vail col­lec­tif, com­plétés par des épisodes de tra­vail plus indi­vidu­els, nous avons réus­si à con­stru­ire une pièce sonore de 20 min­utes, qui jusqu’à la resti­tu­tion publique le same­di soir n’avait été écoutée en entier par per­son­ne… Le résul­tat est très beau, même s’il abor­de une ques­tion dif­fi­cile. Je vous laisse le décou­vrir ici :

Mais com­ment s’organiser, quand le sujet est pas­sion­nant, les participant·e·s nombreu·x·ses et bouillonnant·e·s d’idées, et le temps impar­ti très court…

Voici une pre­mière ver­sion d’un texte qui évoluera sans doute, et qui racon­te com­ment s’est struc­turé l’atelier pour réalis­er cette pièce sonore.

Déroulé de l’atelier de créa­tion sonore sur le grand effon­drement