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La question de la réprimande à l'école


Pourquoi mettre au coin un adolescent ou lui donner une petite tape sur la main semble-t-il déplacé? Et pourquoi n'est-ce pas curieux de voir des parents réprimander ainsi leurs jeunes enfants? On pourrait penser que c'est l'âge de la personne ainsi punie qui en serait la raison.

Mais alors pourquoi un parfait inconnu, par exemple le boulanger attrapant un enfant la main dans un bocal de bonbons à remplir ses poches ne réagira-t-il pas ainsi?

Ce n'est donc pas uniquement l'âge qui détermine le comportement d'un réprimant envers un réprimé. Dès lors que l'on se place dans une société où la responsabilité parentale est reconnue -- on eut aussi imaginer une société où l'éducation des enfants est entièrement confiée à l'État, mais ce n'est pas ici le propos --, si elle est reconnue donc, alors il existe une distinction marquée entre autorité parentale et autorité contextuelle.
Ainsi, on n'attend pas le même comportement d'un parent et d'un inconnu.

Cependant, dans ce contexte, quel est le statut d'un enseignant, qui pendant la journée de classe aura sous sa responsabilité de jeunes enfants? Ce n'est pas un inconnu, son autorité n'est pas occasionnelle, mais il n'a pas non plus le statut d'autorité parentale.

Or, il arrive que l'on reproche à la situation actuelle (France, 2007) de ne plus offrir à l'enseignant de moyens pour réprimander les enfants qu'il a en classe. Il serait alors débordé par le manque de respect complet de ces jeunes enfants.
La solution serait d'autoriser les enseignants à utiliser le même genre de réprimandes que l'on autorise aux parents.

Cependant, on remarque que le comportement de ces enfants, peu respectueux, s'accentue d'autant que leur vie est dure, qu'ils sont maltraités socialement, et sont peu encadrés par leurs parents. Et si leurs parents manquent de conviction à les aider à grandir correctement, s'ils n'arrivent pas à leur préparer un avenir convenable, c'est que très souvent ils n'y croient plus. Ainsi, on remarque que plus la misère sociale d'une famille est grande, moins elle arrivera à soutenir ses enfants correctement. Bien sûr, il existe des exceptions, des gens qui même s'ils vivent dans des ghettos sociaux se battent au quotidien pour s'en sortir. Cependant, ce comportement n'est pas celui de la majorité. Mais loin de moi l'idée de penser que la responsabilité de ces galères reviennent aux gens qui la subissent.
Les inégalités flagrandes, qui s'accentuent de jour en jour, portées par une politique libérale, sont de la responsabilité de l'État. Et tant qu'aucune volonté n'infléchira ces destins sans espoir, ne supprimera ces ghettos, la misère continuera à peser sur les enfants. On pourrait reprocher à ces gens de ne pas se battre, en dressant comme exemple ceux qui s'en sortent. Mais le poids de la fatalité existe, et pèse sur leurs vies.

Aussi, il est essentiel d'offrir aux enfants la chance d'un futur. Leur pessimisme et leur agressivité envers l'État qu'ils subissent n'est qu'une conséquence de quelque chose de plus profond. Ce n'est donc pas en offrant plus de possibilités de répression à des enseignants que l'on assurera l'ordre à l'école.
Une politique nationale cohérente, respectueuse des gens, et réellement égalitaire est un premier pas essentiel vers la fin de la dureté de ces vies. Pour guider les parents dans leur rôle, pour éviter qu'ils ne désespèrent, on pourrait imaginer en parallèle de cette amélioration globale de condition de vie la mise en place de « cours de parentalité », en même temps que les futures mamans assistent à des « cours d'accouchement. » Cela préparerait des gens à leur nouvelle tâche, en leur transmettant des valeurs de civisme, celles que l'on attend de parents.

La dureté et la violence des enfants ne peut se résoudre par la violence (physique ou morale); la violence appelle la violence, et des valeurs plus fortes de respect doivent être inculquées aux enfants qui sont les citoyens de demain.
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