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La libre diffusion des connaissances


Introduction

Qu'est-ce qui caractérise les connaissances par rapport à d'autres biens que l'on peut échanger ?
Échanger une connaissance avec quelqu'un n'implique pas que ce dernier la perde. (différence avec objets matériel, où le coût de la création d'une copie est souvent élevée).
Plusieurs manières de voir les choses:
Une autre manière de voir les choses:

Attention: essayer de dire rémunérés plutôt que payés, car la rémunération peut être autre que financière.

Connaissances et découvertes universitaires

L'un des groupes de personnes qui produisent le plus de connaissances sont les universitaires (découvertes scientifiques). Ces personnes sont pour la plupart financées par l'État. C'est un effort collectif que la société fait pour acquérir de nouvelles compétences, faire évoluer le savoir de l'Humanité.
(bon, certains hommes politiques et groupes influents tentent d'en faire une machine à profit à court terme, mais l'idée initiale de l'Université, c'est d'améliorer notre compréhension du monde, d'échanger, d'apprendre, etc.).
On pourrait donc penser que les connaissances ainsi produites sont accessibles à tous, sans frein financier ni légal.

Un article scientifique, c'est quoi ?


Pour diffuser les résultats récents de ses recherches, un scientifique dispose de plusieurs moyens, qu'on regroupe sous le nom de publications scientifiques. L'objectif est pour lui que le plus grand nombre de personnes puisse en prendre connaissance, et utilisent ces idées pour en bâtir de nouvelles (briques du mur de la connaissance).
Parmi les publications scientifiques, l'un des moyens incontournable est la publication dans une revue scientifique (on peut aussi citer comme alternative les rapports de recherche, les livres, ou encore les comptes-rendus de conférences).

Un article scientifique est donc une suite de nouvelles idées, s'appuyant sur les publications passées. On compare l'approche proposée avec les publications sur le même sujet, on souligne la pertinence de notre approche, etc. Pour ça, on doit donc avoir accès aux autres publications.

Conséquence: en plus d'être évident (financement public), l'accès à toutes les publications par tous les scientifiques est indispensable pour que la recherche fonctionne.

Les éditeurs de revues: ravisseurs du savoir ?

Pour qu'un article soit accepté, il doit être validé par les pairs, c'est-à-dire relu et validé par d'autres scientifiques. D'autre part, un gros travail de mise en page et de diffusion (jusqu'à il y a peu, impression, distribution, etc.) est fait par les éditeurs, dont le rôle original est de faciliter la diffusion des connaissances scientifiques à tous.

Cependant, avec le temps, les choses ont évolué. Ces éditeurs ont gagné en importance dans le processus (notamment par une concentration excessive):
Main-mise complète des éditeurs sur la diffusion des connaissances, scientifiques ne peuvent parfois accéder au contenu...

Avec le temps, les scientifiques ont commencé à pratiquer l'auto-archivage, pour faciliter la diffusion des versions numériques de leurs travaux (hébergement sur leurs sites personnels, ou sur des sites dédiés, des archives ouvertes). Mais juridiquement très flou (au début, les éditeurs étaient très fermés à cette idée, mais ont commencé à l'accepter dans leurs contrats).

Une solution émergente: les publications en libre-accès

Avec la démocratisation du numérique, possibilité de s'affranchir complètement du carcan des éditeurs gourmands.
Dans certaines communautés, comme en physique par exemple, une longue tradition de libre échange des connaissance.
Émergence de solutions alternatives, Open Access ou Libre accès: plateformes de publications indépendantes des éditeurs, mais tout de même avec comités de relecture (différence avec archives ouvertes).
Première plateforme: arXiv.org, lancée en 1991 (d'abord pour les physiciens). Suivant les domaines, plus ou moins utilisée. En particulier, la "qualité" des revues est définie par une méthode opaques appelées facteur d'impact. Calculé chaque année par l'Institute for Scientific Information (ISI). Prend en compte notamment le nombre de fois que les publications de la revue sont citées.
Frein à l'adoption massif de cette solution (les gens veulent être lus), à part dans les communautés où ça marche bien. La migration est lente, mais ça avance. Aujourd'hui, de 10 à 15% des 25000 revues validées par les pairs sont des journaux en open access.

Au delà de l'aspect financier, deux avantages de cette méthode de publication: accessibilité au maximum de documents (parfois les éditeurs n'offrent pas de version en ligne), et pérennité de l'archivage.


Les brevets

Historiquement, les brevets avaient le même rôle que les publications scientifiques, mais dans un contexte industriel: diffuser les nouvelles techniques, pour qu'elles soient accessibles à tous. Un brevet décrivait publiquement comment un mécanisme fonctionnait, comme une méthode permettait de produire un objet, etc. En contrepartie, le créateur du brevet avait le droit d'exploiter cette idée pendant un certain temps.
Mais rien n'empêchait quelqu'un de s'en inspirer, et de proposer une méthode différente, plus complète, répondant à des contraintes différentes, etc.
Aujourd'hui, les brevets ont changé de rôle. On a détourné cette idée originelle. Exemple du brevet du vivant, du brevet logiciel.
Qui lit un brevet d'aujourd'hui constatera que c'est incompréhensible. L'objectif n'est plus de diffuser les connaissances, mais de s'accaparer un domaine de connaissances. Juristes spécialisés dans la rédaction. Entreprises possèdent des portefeuilles de brevets. Guerres de pouvoir: "qui a le portefeuille le plus gros". Impossible d'être un petit, car les gros ont forcément un brevet à nous opposer...
Problème des instances qui acceptent les brevets, car payées non pas par une instance indépendante, mais par les déposants de brevet eux-mêmes !

TODO: trouver quelques liens référence

Une utopie: licences libres et pair-à-pair

L'idée: diffuser les articles en utilisant des licences libres (qui offrent à l'auteur l'assurance que son article pourra toujours être copié librement), et mettre en place un système décentralisé de diffusion des copies numériques, à la manière des systèmes pair-à-pair, en profitant de la décentralisation qu'offre internet.
Ainsi, on obtiendrait une indépendance intellectuelle et technique de tout groupe aux intérêts mercantiles.


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