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Mandelbrot

24 octobre 2010

Benoît Mandelbrot est décédé de 10 octobre 2010. Il est le découvreur de tout un pan des mathématiques, dont l’exploration a été rendue possible grâce à l’arrivée des ordinateurs. Il s’agit des fractales, bien sûr.

Quelques jours auparavant, Arte programmait un documentaire intitulé « Fractales, à la recherche de la dimension cachée ». J’avais loupé sa diffusion sur la chaîne. Mais heureusement, on le retrouve en visionnage sur internet : Fractales, à la recherche de la dimension cachée, sur le site d’Arte. Ce documentaire est assez divertissant, il raconte comment une nouvelle branche des sciences peut apparaître, explorée d’abord par un seul homme, puis comment elle peut attirer l’intérêt de nombreux autres scientifiques de plein de domaines différents. Les images sont superbes, ne le ratez pas !

Zoltan of swing, l’Adresse, place du Mazet

28 septembre 2010

Ce week-end, au hasard d’une promenade très sympathique, nos pas ont été arrêtés par les notes qui s’échappaient d’un restaurant sur la place du Mazet. Il s’agissait de quatre jeunes gens, qui jouaient du jazz manouche. Après avoir discuté avec le quartet quelques instants, nous avons choisi de revenir y déjeuner.

C’est ainsi que nous avons apprécié un couscous végétarien à la table de l’Adresse (ledit restaurant), en écoutant la musique de Zoltan of swing. Ils se sont promenés autour du jazz manouche, en empruntant des voies amusantes, ont par exemple joué le poinçonneur des lilas, ou encore esquissé les notes d’un générique de film. Leur son était vraiment chouette, et je suis impatient de les retrouver dans les bars de Clermont

PS : en cherchant des renseignements sur le restaurant, je suis tombé sur le wiki de la ville de Clermont-Ferrand consacré à la rénovation de la place du Mazet. Bigre, on déploie des outils technologiques pointus pour satisfaire aux besoins de la démocratie participative !

Nouvelle position de l’Association américaine de diététique sur le végétarisme en français

18 septembre 2010

Il y a quelques années, j’écrivais ici au sujet de l’ignorance fréquente des médecins quant au végétarisme. Ce billet finissait par un lien vers la traduction française de la position de l’association américaine de diététique sur le végétarisme. Ce document date de 2003.

Et ce matin, je viens de prendre connaissance de la nouvelle version de ce document, qui a été rendue publique en 2009, et vient d’être traduite en français. En suivant les conseils de Jérôme Bernard-Pellet, je reproduis donc ici ce document, afin qu’un plus grand nombre en ait accès : Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf.

En quelques mots, ce document est une argumentation scientifique, référencée par de nombreux articles, et objective sur l’alimentation végétarienne et végétalienne. Elle est riche en renseignements pour qui a fait ce choix, ou envisage de le faire. Jérôme Bernard-Pellet termine son message par un conseil que je trouve pertinent : « Je vous encourage également vivement à imprimer ce document et à l’offrir à votre médecin traitant ainsi que tout professionnel de santé que vous pourriez rencontrer. »

Australie, suite et fin

5 septembre 2010

Vous avez sans doute remarqué que j’avais peu posté ces derniers temps. Bon, c’est la faute de Stephen. Bin oui, il avait oublié de payer la facture internet, alors forcément, la connexion est tombée. J’ai donc passé presque 3 semaines sans internet à la collocation. Bon, alors c’est sûr, j’ai pu faire un peu plus de tourisme. Mais je n’ai rien pu poster ici. Et puis ensuite, je suis revenu en France, j’ai déménagé, puis la rentrée est arrivée à grand pas (en enseignement comme en recherche).

Je vais quand même vous raconter un peu, avec des images et du texte, comment Brisbane est une ville accueillante, et comment les alentours sont superbes.

Tout d’abord, si vous êtes végéta*ien, vous ne manquerez pas de pousser la porte du forest cafe, histoire de vous détendre avant de plonger dans la ville. Le quartier aux alentours, West End, est vraiment un chouette coin, très agréable pour flâner en soirée, et qui semble accueillir un marché très sympa (que je n’ai pas eu le temps d’aller découvrir).

Puis, en vous promenant dans les rues, vous approcherez de South Bank, un coin un peu touristique, mais assez agréable de la ville. Pour peu que vous soyez accro au footing, vous y trouverez votre compte. En empruntant l’un des ponts piétons de la ville, vous rejoindrez le jardin botanique dont j’avais parlé dans un précédent billet. La Brisbane River est très agréable à traverser, mais encore plus à parcourir sur un CityCat. On peut alors apprécier la ville d’un autre point de vue, découvrir pourquoi pas la power house, voire même pousser plus loin vers Fortitude Valley, et enchaîner une soirée de folie. Ou alors, vous préférerez revenir sur vos pas, et passerez une soirée à apprécier un peu de bon son au Brisbane Jazz Club.

Les couchés de soleil sur la ville sont vraiment chouette, on découvre la ville d’un autre point de vue. Ensuite, suivant vos envies, vous pourrez pousser jusqu’à Cleveland, pourquoi pas en train. Là, vous prendrez un ferry jusqu’à la North Stradbroke Island, où vous découvrirez la nature presque restée sauvage. En vous rendant à Point Lookout, vous aurez certainement l’occasion de voir des dauphins, ou même des baleines passant au loin, au moment de la migration. Il faut avoir de bons yeux. Les surfeurs, bien sûr, seront là pour faire le show sur les plages de l’île.

Plus proche du centre de Brisbane, du côté d’Ashgrove, vous pourrez vous promener le long de l’Ithaca creek, en découvrant d’un autre œil les banlieues de la ville.

Si les musées vous plaisent, alors ne manquez pas les expositions du musée de la ville (l’exposition de photos du début du XXe siècle est super chouette, celle sur l’histoire de la communauté homosexuelle à Brisbane est riche de plein d’informations), ou encore les projections du Musée d’Art Moderne de la ville (ils ont des sessions dignes de l’absurde séance, géniales).

En un mot, cette ville aux multiples facettes est passionnante, déborde d’activités, les gens y sont pour la plupart très sympas, on y croise une multitude de personnes de multiples horizons. À découvrir !

Brisbane, premiers jours

25 juillet 2010

Je suis arrivé jeudi dernier à Brisbane, après un voyage en avion assez long (j’en ai maintenant pour longtemps à travailler mon empreinte écologique afin de gommer en partie ce trajet aéroporté). Après avoir fait quelques pas dans la ville, posé mon sac dans ma collocation d’un mois, pris une douche et déjeuné tranquillement dans le centre-ville, j’ai retrouvé dès l’après-midi le chemin du labo, histoire de ne pas perdre trop de temps. C’est parti pour un mois à travailler sur les détails topologiques d’un projet d’imagerie médicale qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer.

Le lendemain, le soleil était encore de la partie, et sur le chemin pour le laboratoire, j’ai croisé de chouettes coins, en traversant plusieurs zones résidentielles. La zig-zag street porte assez bien son nom. Ici, les rues sont pour l’essentiel très droites, mais la topographie est telle qu’elles ne font que monter et descendre. De vraies montagnes russes. On pourrait croire en étudiant une carte de la ville que l’aspect sillonneux de la rivière vient du fait qu’elle traverse une plaine. Il n’en est rien, il s’agit juste d’une trajectoire qui tente d’éviter les reliefs.

Les deux jours de mon premier week-end, j’ai choisi de les passés à me promener dans la ville. J’ai essayé de prendre un peu de photos. Manque de chance, j’ai découvert en rentrant le samedi soir que j’avais oublié mon chargeur de batterie en Europe. Il va donc falloir attendre un peu avant d’avoir de nouvelles photos… Mais voici tout de même les photos de samedi :

Vous y verrez quelques bâtiments, pas mal de végétaux, en particulier dans le jardin botanique, car c’est assez déroutant pour un européen. Les quelques animaux croisés sont aussi étranges.

Pour ce qui est de la structure de la ville, l’hypercentre est un mélange de buildings énormes, de bâtiments administratifs au style classique, d’églises assez jolies (bien que récentes), et de bâtiments plus bas, et un peu plus anciens. Enfin, dès que l’on s’éloigne du centre, on traverse des zones résidentielles à perte de vue, les maisons sont souvent en bois, parfois sur pilotis. Pas de chauffage ici, car même en hiver, la température descend rarement en dessous de 8°C.

Au revoir, Genova !

14 juillet 2010

Comme je l’annonçais ici dans un précédent billet, je serai dès la rentrée prochaine enseignant-chercheur à Clermont-Ferrand. La semaine dernière, j’ai donc quitté définitivement l’Italie, où j’ai habité pendant une petite année à Gênes. Cette année a été passionnante sur tous les points de vue, tant professionnellement que pour la vie au quotidien. C’est définitivement la taille de ville où j’aime vivre au quotidien.

Après quelques jours de repos en France, agrémenté de quelques tâches administratives passionnantes (hum), je m’envole pour un mois en Australie, et plus précisément à Brisbane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un projet en commun, financé par l’Union Européenne (projet FAST), et visant à proposer des méthodes et outils améliorant la détection de la maladie d’Alzheimer. Je m’intéresse en particulier aux questions de correction topologique des modèles 3D reconstitués à partir d’images IRM. Un mois que j’espère passionnant ! Si vous avez des suggestions de visites touristiques à effectuer durant les week-ends, n’hésitez pas. Je vous en remercie d’avance.

Outlaw jam

2 juillet 2010

Il y a peu, j’étais donc à Aix-en-Provence pour la conférence SMI 2010. Et coup de chance, les dates coïncidaient avec la fête de la musique. J’ai ainsi pu me promener dans les rues de la ville, le soir du 21 juin, à la découverte de sons (plus ou moins) locaux. les inévitables murs de son que l’on croise maintenant lors de cette soirée étaient bien sûr présents, comme dans la plupart des villes. Certains DJs proposaient des mix pas dénués d’intérêt, mais j’aime bien aussi partir ce soir-là à la découverte de sons plus classiques. C’est ainsi qu’aux détours d’une rue, je suis tombé sur un groupe de pop-rock à la composition assez classique : une chanteuse, une fille au clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Je crois que je suis tombé sous le charme de la voix de la chanteuse. Certes, c’était de l’anglais qu’elle chantait. En général, je préfère quand les groupes francophones choisissent le français. Mais le timbre chaud de sa voix était envoûtant, et je suis resté jusqu’à la fin du concert. Les amis des membres du groupe étaient aussi là pour mettre l’ambiance, et le public était assez conséquent. Un chouette moment.

À la fin du concert, ils n’ont pas manqué de préciser leur nom, que je me suis empressé de noter. Manque de chance, une erreur de manipulation m’a fait perdre ce nom… Alors j’ai écumé l’Internet, exploitant les différentes technologies proposées sur le réseau, scrutant les posts sur les forums, poursuivant de lien en lien l’information. On ne peut pas dire que le site de la mairie soit très causant. J’espérais y trouver une liste des groupes présents ce soir là, mais rien. Et puis, coup de chance, je suis tombé sur le site Cultismin, un blog regorgeant d’informations sur la région, et qui propose une liste des concerts de la soirée. Et ça a fait tilt. Mais bien sûr, ce groupe, ce sont les Outlaw jam !

N’hésitez pas à visiter leur site internet. Bon, si comme moi vous n’avez pas flash sur votre ordinateur, les possibilités sont restreintes. Mais l’annonce d’un site internet à venir est une bonne nouvelle. À suivre, donc !

Le fonds ancien de l’ENSAM d’Aix-en-Provence

2 juillet 2010

Il y a peu j’étais à Aix-en-Provence pour participer à SMI 2010, une conférence où je présentais une partie de mes travaux de recherche réalisés à la fin de ma thèse. Cette conférence avait lieu à l’école nationale supérieure d’Arts et Métiers, installée depuis 1843 dans des bâtiments ayant auparavant accueilli des religieux. La conférence était passionnante, j’ai eu l’occasion de partager de nombreuses discussions très intéressantes avec les autres participants.

En marge de la conférence, j’ai également eu la chance de discuter avec la responsable de la bibliothèque de l’école. Au fil de la conversation, nous en sommes venus à parler de fonds ancien. Elle m’a alors décrit le fonds que possède l’école, et a gentillement accepté de me le présenter. C’est ainsi que j’ai pu entrer dans les deux pièces situées au second étage d’un bâtiment de l’école, où sont installés ces livres anciens.

C’était assez impressionnant de découvrir ces ouvrages, sélectionnés au fil des ans et présentés ici dans des bibliothèques au charme certain. En quelques mots, il s’agit d’un fonds intéressant, car il représente une photographie de l’enseignement que l’on proposait voilà plus d’un siècle aux futurs ingénieurs. Il semble qu’il n’y ait pas réellement d’ouvrages rares, l’intérêt résidant plus dans la compilation de ces documents. À noter tout de même quelques documents spécifiques à l’école, tel que les numéros de la revue publiée pendant de nombreuses années, recueillant les avancées des ingénieurs issus de l’école. La visite était vraiment passionnante, notamment grâce à la passion et la précision de notre hôte.

Bien que sans financement réel, ce fonds est régulièrement mis en valeur, afin de faire partager au plus grand nombre ce patrimoine de l’histoire universitaire nationale. Ainsi, en plus des animations organisées au moment des journées du patrimoine, un travail de numérisation et de catalogage est en cours, ce qui facilitera la consultation de ce fonds. On en trouve déjà quelques traces sur la page consacrée au fonds sur le site de l’école, ou encore sur e-corpus. Gageons que ce travail de numérisation (et d’OCR pour certains documents) sera un franc succès.

Maître de conférences, Université d’Auvergne

1 juillet 2010

J’ai peu le temps de poster ici ces derniers temps, principalement parce que cette période est riche en déplacements. J’espère avoir le temps et l’énergie d’écrire quelques billets sur les conférences récentes auxquelles j’ai participé. En attendant, je ne résiste plus à l’envie d’écrire ici la bonne nouvelle qui m’a été confirmée il y a peu par le site du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : je suis recruté à la rentrée 2010 à l’Université d’Auvergne, comme maître de conférences.

Ceci marque donc la véritable fin de 10 années d’études, consacrées aux mathématiques et à l’informatique. J’ai de plus la joie d’avoir décroché un poste dans la ville où je souhaitais m’installer, pour être proche de ma fille.

Une petite description de ce que seront mes activités professionnelles pendant les années à venir : j’ai été recruté sur un poste dont l’enseignement se fera à l’IUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), où j’aiderai les étudiants de cette formation professionnalisante à appréhender et maîtriser les outils informatiques, à la fois d’un point de vue pratique et théorique. La partie recherche, quant à elle, se fera dans un tout jeune laboratoire de l’Université, résultant de la fusion de l’ERIM (où j’avais réalisé mon pré-doc) et du LAIC. Si vous passez par Clermont-Ferrand, à partir de septembre prochain, je pourrai vous y accueillir avec plaisir !

La panthère rouge dit ce qu’elle a sur le cœur

16 juin 2010

En ce moment, j’habite en Italie. C’est un fait. Mais bon, ça ne m’empêche pas de me promener un peu, notamment en France, et en particulier souvent à Clermont-Ferrand. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion ces derniers mois de participer trois fois à l’émission Panthère Rouge diffusée un dimanche sur deux, de 18h à 19h sur Radio Campus Clermont-Ferrand (93.3 FM).

J’avais déjà participé auparavant à cette émission, mais en temps qu’invité. Cette année, j’ai donc eu l’occasion de faire une chronique au sujet des publications en libre accès, cette petite révolution dans le monde de la recherche. Puis un peu plus tard, je me suis essayé (avec une relative maladresse que j’espère combler par la suite) à l’animation d’une émission complète, avec notamment un édito sur l’actualité. Enfin, j’ai pris la parole pour la chronique femme super-héros, en racontant l’histoire de Marie Curie. Là encore, c’était laborieux, mais j’essaye d’apprivoiser doucement le média, grâce à la gentillesse et la patience de Lise. Découvrir à ses côtés l’univers de la radio, la suivre dans ses réflexions et partager ses coups de gueule est passionnant.

Vous l’aurez compris, cette émission n’a pas de rouge que le nom, on y parle de révolution, de politique, de féminisme, d’économie, et de plein d’autres choses passionnantes. Alors bien que ce ne soit pas directement lié, je vais compléter ce billet par une liste de quelques blogs que j’aime lire, sur des sujets assez proches.

  • Plume de presse est un blog passionnant, d’un journaliste qui s’intéresse à la vie politique, et qui ne fait pas que répéter les dépêches AFP : le contenu est dense, pointu, les analyses sont souvent très intéressantes.
  • SarkoFrance, un blog qui porte bien son nom. On peut y lire un décryptage de l’actualité nationale, avec un regard aiguisé sur les gens qui nous gouvernent en ce moment.
  • Olympe et le plafond de verre, le blog d’une féministe pas plan-plan, qui a une position bien arrêtée sur Élisabeth Badinter…
  • Bafouillages, un blog qui parle de sociologie. Son article sur les différentes conceptions de l’apprentissage à l’université est vraiment passionnant.
  • Hydroliennes, un blog sur les avancées en terme d’énergie renouvelable.
  • Enfin, plus proche de l’émission de la panthère rouge, un ensemble de textes très intéressants proposés sur carré rouge.

Sur ce, bonne écoute, et bonne lecture !