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Archive pour la catégorie 'Végétarisme' s'abonner au flux

Végéweb

Vendredi 26 août 2011

Il y a un peu plus de cinq ans, nous démarrions avec Cydwen le forum Végéweb, avec pour ambition de proposer un lieu de discussion virtuelle autour du végétarisme, et ouvert à tous. C’était à la fois un projet public, mais aussi la concrétisation d’un choix de vie personnel.

Depuis les premiers jours du forum, de l’encre numérique a coulé sous les ponts. Le forum a grandit, est devenu un lieu d’échange convivial, très riche en informations. Il s’est petit à petit mis à vivre tout seul, sans que l’on ai réellement besoin d’en guider les pas. À Cydwen comme à moi, cela nous a permis de rencontrer plein de gens, de voyager, d’accueillir des visiteurs d’autres contrées, de tisser des amitiés, etc. Je pense que de nombreuses autres personnes ont profité du forum pour cela aussi.

Et puis le temps passant, Cydwen a moins eu le temps de s’y consacrer. À mon tour, je me suis fait avalé par le quotidien, très gourmand en temps, et j’ai manqué d’énergie pour entretenir et animer le forum. Il continuait certes à vivre de lui-même, mais on sentait un certain endormissement. Et il y a peu, une nouvelle équipe a décidé de s’y coller : nouveau moteur de site, nouveau design, nouvelles énergies d’animation et de modération, mais en essayant de préserver l’idée originale de partage et de tolérance.

Ce forum est devenu en cinq années un lieu virtuel incontournable pour qui souhaite échanger sur la question, et j’en suis vraiment ravi. J’espère que ce nouveau souffle contribuera au dynamisme de la communauté qui gravite autour. Longue vie, végéweb !

Zoltan of swing, l’Adresse, place du Mazet

Mardi 28 septembre 2010

Ce week-end, au hasard d’une promenade très sympathique, nos pas ont été arrêtés par les notes qui s’échappaient d’un restaurant sur la place du Mazet. Il s’agissait de quatre jeunes gens, qui jouaient du jazz manouche. Après avoir discuté avec le quartet quelques instants, nous avons choisi de revenir y déjeuner.

C’est ainsi que nous avons apprécié un couscous végétarien à la table de l’Adresse (ledit restaurant), en écoutant la musique de Zoltan of swing. Ils se sont promenés autour du jazz manouche, en empruntant des voies amusantes, ont par exemple joué le poinçonneur des lilas, ou encore esquissé les notes d’un générique de film. Leur son était vraiment chouette, et je suis impatient de les retrouver dans les bars de Clermont

PS : en cherchant des renseignements sur le restaurant, je suis tombé sur le wiki de la ville de Clermont-Ferrand consacré à la rénovation de la place du Mazet. Bigre, on déploie des outils technologiques pointus pour satisfaire aux besoins de la démocratie participative !

Nouvelle position de l’Association américaine de diététique sur le végétarisme en français

Samedi 18 septembre 2010

Il y a quelques années, j’écrivais ici au sujet de l’ignorance fréquente des médecins quant au végétarisme. Ce billet finissait par un lien vers la traduction française de la position de l’association américaine de diététique sur le végétarisme. Ce document date de 2003.

Et ce matin, je viens de prendre connaissance de la nouvelle version de ce document, qui a été rendue publique en 2009, et vient d’être traduite en français. En suivant les conseils de Jérôme Bernard-Pellet, je reproduis donc ici ce document, afin qu’un plus grand nombre en ait accès : Position_VG_ADA2009_VF1.00.pdf.

En quelques mots, ce document est une argumentation scientifique, référencée par de nombreux articles, et objective sur l’alimentation végétarienne et végétalienne. Elle est riche en renseignements pour qui a fait ce choix, ou envisage de le faire. Jérôme Bernard-Pellet termine son message par un conseil que je trouve pertinent : « Je vous encourage également vivement à imprimer ce document et à l’offrir à votre médecin traitant ainsi que tout professionnel de santé que vous pourriez rencontrer. »

Cibi e libri

Mardi 23 février 2010

Il y a peu, je pestais contre les focaccerias qui utilisent du gras de porc comme ingrédient dans leurs focaccias à Genova. Je n’ai pas eu à trop chercher pour en trouver une qui fait tout sans gras de porc, rue San Vincenzo. Un coin parfait, entre la gare et la via XX settembre, pour les samedis de promenade en ville.

cibi-e-libri

Alors pour ne pas trop effrayer les végétariens qui voudraient venir à Genova, je me devais de rapporter ici l’excellente surprise que j’ai eu en poussant la porte de Cibi e Libri, près de la maison d’enfance de Christophe Colomb.

Il s’agit d’un restaurant végétalien, dans l’esprit repas rapide. Les ingrédients sont bio et locaux, le propriétaire — un homme charmant — entretient de bonnes relations avec de jeunes producteurs de la région. Le vin rouge est d’ailleurs très sympa.

La spécialité du lieu est un steak végétal très réussi, tant en goût qu’en saveur, que l’on se voit servi avec une galette de riz, et des préparations à base de légumes, céréales et légumineuses, légèrement épicées ou non. Vraiment chouette. Pour ce que j’ai pu y goûter, les muffins vegan aussi sont excellents.

Pour finir de décrire le lieu, imaginez bien qu’avec un nom comme celui-ci vous trouverez pas mal de livres posés sur les étagères. Le restaurant propose également une connexion à internet gratuite (avec notamment des prises réseau, un rêve pour qui fuit le sans-fil), et d’après les discrètes notes, semble être gay-friendly. Bref, un endroit super fréquentable ! Adopté !

Si vous voulez plus d’informations sur le restaurant, ou sur Lorenzo, le propriétaire du lieu, je vous invite à parcourir la toile :

À noter que pour couronner le tout, Lorenzo parle anglais et français, en plus de son italien natal.

Désillusion végétarienne

Vendredi 12 février 2010

Lorsque je suis arrivé à Genova, j’ai été agréablement surpris par les plats régionaux, qui étaient pour la plupart végétariens : focaccia, torta (un genre de tarte ou quiche, généralement aux légumes verts), minestrone alla genovese, pâtes au pesto et autres légumes farcis, dans l’ensemble je trouvais ça assez chouette.

Et aujourd’hui, la désillusion : j’ai découvert grâce à une de mes collocataires que de nombreuses focaccerias fabriquent leurs focaccia en utilisant… de la graisse de porc ! Il semble même que pas mal de pizzerias en utilisent aussi pour leurs pizza. Bigre, diantre, sacrebleu !

J’ai donc commencé à répertorier les informations que je pouvais trouver sur internet à ce sujet, notamment les adresses de maisons qui fabriquent leurs aliments sans produits animaux : vie à Genova (wiki).

Le pire, dans tout ça, c’est qu’il semble que ce soit une raison de coût qui pousse les artisans et fabricants à faire ce choix, et que ça n’est pas meilleur, bien au contraire.

PS : une question plus futile m’ennuie. Je voudrais écrire torta au pluriel. En italien, c’est torte. Mais en général, les mots qui viennent de l’italien dans la langue française ont un pluriel à la française, comme par exemple pizzas au lieu de pizze. Quelle est l’orthographe correcte de ces mots au pluriel ?

Travailler 12 heures par jour

Samedi 25 juillet 2009

Arrivé à Londres depuis quelques jours, je n’ai pour l’instant guère eu le temps de faire le touriste. En effet, n’ayant pas tout a fait fini ma thèse, cette dernière occupe une bonne partie de mes nuits et de mes weeks-ends.

Ainsi, j’ai trouvé un rythme de travail très pratique, que j’avais déjà eu l’occasion de pratiquer il y a quelques années. Pendant la journée, je suis donc au laboratoire d’informatique de la Queen Mary University of London. Puis le soir, quand je rentre, je mange rapidement. Ensuite, vient l’heure de la sieste. De 20 minutes ou d’une heure et demi suivant les besoins (durées ajustées grâce aux expériences sur le sommeil). Je suis alors d’attaque pour commencer pour travailler facilement quatre heures sur la thèse…

Et puisqu’il faut quand même profiter un peu de la culture anglaise, je me rattrape en remplissant placards et frigo de ces trucs qu’on ne trouve qu’ici :

trucs-anglais

Bon, je ne garderai pas ce rythme indéfiniment, mais je le trouve assez confortable. Et vous, comment gérez-vous les périodes à haute densité de boulot ?

Faire les choses à moitié

Dimanche 29 juin 2008

Quand on milite pour une cause que l’on considère importante, il existe plusieurs manières de le faire. Depuis la position intransigeante jusqu’à un certain laxisme compatissant.

Si l’on prend l’exemple du Logiciel Libre, on trouve parmi les gens convaincus de la justesse de cette cause plusieurs attitudes : l’intransigeance des gens qui n’envisagent de promouvoir et d’aider à installer que des logiciels libres, évitant par exemple de présenter des distributions proposant des logiciels propriétaires. À l’inverse, certaines personnes pensent que l’on doit proposer ces systèmes d’exploitation parsemés de logiciel propriétaire quand « il n’y a pas d’autre solution, et puis tout le monde a besoin de flash… » et que sans cette solution, les gens fuiront le Logiciel Libre car il serait incomplet en terme de fonctionnalité.

On retrouve ce type de dilemne par exemple dans le végétarisme. Ainsi, certaines personnes militent pour l’abolition de la viande chevaline. Or, je pense que c’est une erreur. En effet, cela implique que l’on considère certains animaux comme plus mangeables que les autres. Mais pourquoi ? Le cheval, s’il est élevé pour la viande, comme la vache, pourquoi un omnivore refuserait d’arrêter d’en manger alors qu’il consomme du bœuf ? Pour aller plus loin, si cette abolition était accomplie, alors je crois que rien ne pousserais les consommateurs à arrêter de consommer de la chair d’un autre animal. Les gens qui militent pour l’abolition de la viande chevaline disent que « ça serait un bon début. » Je pense qu’au contraire, ça ne sert à rien, disperse les énergies, et rassure les omnivores qui consomment une autre chair (« je ne fais rien de mal, c’est la chair du cheval que l’on doit éviter. »).

De la même manière, on parle beaucoup en ce moment dans le milieu de la défense du droit des animaux de Brigitte Bardot (qui a quelques démèlés avec la justice). Certaines personnes disent « mais elle a fait pas mal de bonnes choses pour les animaux, on peut la critiquer pour ses prises de positions racistes, mais il faut se souvenir de ce qu’elle a fait pour les phoques par exemple. » Mais si l ‘on prête attention à ses prises de position au sujet des animaux, on remarque qu’elles sont toujours orientées vers les animaux « mignons ». Cette prise de position spéciste, si d’un premier abord semble être favorable à la condition animale, peut aussi je pense entraîner l’effet inverse, car il n’y a pas que des animaux que l’humain trouve mignons…

En conclusion, je pense donc que faire les choses à moitié est loin d’être efficace quand l’on défend une idée, et que d’une certaine manière, cela nuit à la diffusion d’idées qui auraient été mieux véhiculées par un discours clair et sans concession.

Décroissance

Dimanche 27 janvier 2008

Alors que Barbux démarre un blog sur la décroissance, « Journal d’une décroissance amorcée », je continue à m’intéresser à la question.

En effet, plusieurs de mes choix de vie et politiques concordent avec la décroissance : le végétarisme, l’écologie, le logiciel libre ou encore le refus du capitalisme et du « travailler plus pour gagner plus. »

J’ai ainsi adopté de nombreux gestes simples qui vont dans ce sens : je suis abonné au biaujardin, je ne possède pas de voiture et privilégie la marche à pied et les transports en commun les moins polluants, je profite que les logiciels libres ne nécessitent pas d’ordinateurs surpuissants (contrairement aux systèmes propriétaire modernes) pour utiliser mon ordinateur plus longtemps, j’évite d’acheter des aliments produits loin ou avec beaucoup d’emballages, etc. Bien sûr, c’est perfectible. Chaque jour, je découvre des habitudes encore améliorables, et certaines sont difficiles à perdre. Ce ne sont que des petits pas, et pas un choix de vie radicalement différent : j’habite encore en ville, fais une partie de mes courses dans une grande surface, travaille dans un bureau…

Cependant, la décroissance sans réflexion n’est probablement pas non plus le bon chemin. Ainsi, tous les bénéfices sociaux que nous avons acquis ne doivent pas être abandonnés [1]. De la même manière, des questions persistent. Par exemple il y a peu j’ai acheté une planche à découper. J’avais le choix entre une planche en bois assez classique, et une planche en bois de bambou. Il y a plus de chance que la planche en bois ai été fabriquée proche de chez moi. L’impact écologique de son transport est donc moindre. Par contre, le bambou est un matériaux très résistant (dont on annonce qu’il sera probablement le remplaçant du plastique pour de nombreux usages), mais un peu exotique. À ma place, qu’auriez-vous choisi ? La planche économe à fabriquer, ou celle qui durera le plus longtemps ?

Dans mon frigo

Dimanche 25 novembre 2007

Il y a quelques temps, Raf a posté sur son Flickr In my bag, la photo du contenu de son sac. J’ai profité d’un nettoyage de frigo pour poster ici « In my fridge » :

frigo-small.jpg

Trajet en avion

Vendredi 26 octobre 2007

J’ai longtemps hésité à partir au Brésil pour cette conférence. La première raison était l’obligation d’avoir un passeport à puce RFID. L’autre raison était l’impact écologique de déplacements en avion… Mais finalement, je n’ai pas réussi à résister à l’envie de participer à ce colloque.

Mon laboratoire a donc réservé un trajet Clermont->Paris->Rio par Air France, via Fram. J’avais naturellement précisé que j’étais végétarien (et même végétarien sans produits laitiers). À l’aller, aucun souci, on m’a servi un plateau spécial. L’avantage est qu’on est servi avant les autres, que la qualité du repas est assez bonne, j’ai l’impression légèrement supérieure à la version omnivore.

Et puis au retour, j’ignore encore pour quelle raison, ils n’avaient aucune information particulière sur mon alimentation. Il se peut que l’erreur soit venue d’Air France comme de Fram, qui aurait réservé un aller végétarien, et un retour classique. Étrange…

Toujours est-il que l’un des chefs de cabine a pris la situation en main, en me disant qu’il allait me préparer un plateau en tenant compte de mes choix alimentaires. J’ai juste attendu quelques minutes, et j’ai vu arriver un plateau rempli comme jamais, 2 fois plus garni que celui de mes voisins, avec une multitude de choses meilleures les unes que les autres. Je n’ai même pas réussi à tout finir, et ai gardé deux fruits pour le lendemain matin.

Moralité : si Air France se plante parfois, il arrive que l’on tombe sur des gens très compétents, qui ne vous regardent pas comme un extra-terrestre. Et c’est assez plaisant. Il me semble d’ailleurs avoir compris que le chef de cabine en question ne mangeait pas de viande. Peut-être ceci explique-t-il cela.

Cependant, je retiendrai une autre chose de ce trajet en avion : outre la pollution due au déplacement, j’ai été outré par le nombre d’emballages jetables, et de petits objets tout aussi jetables qu’on nous a distribués. C’est tellement ringuard, ce comportement du tout jetable, tellement peu respectueux de la planète sur laquelle nous vivons… Incroyable que ça soit encore possible.

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.