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Archive pour la catégorie 'Politique'

Le Clan du Néon

Samedi 12 janvier 2008

J’ai de plus en plus de mal à supporter les comportements outrageusement non écologiques. Il est vrai que parfois, les comportements respectueux de notre planète sont difficiles à adopter, tant ils semblent contraignants. Mais quelle satisfaction personnelle quand on y arrive !

D’autres comportements sont simple à adopter. Ceux-là font parfois appel à notre intérêt économique, comme par exemple éteindre la lumière quand on sort d’une pièce. Un geste simple, qui supprime la consommation inutile d’un peu de notre planète. Dans le même registre, l’éclairage de bâtiments publics, souvent historiques, me gène souvent. Il est vrai que c’est superbe, mais que de ressources consumées pour un plaisir futile, voire même souvent ignoré !

Mais le summum de la consommation lumineuse inutile est pour moi l’éclairage des enseignes de magasins, notamment la nuit. On se demande où est l’intérêt pour le commerçant : montrer sa puissance économique (« c’est moi qui ai la plus grosse ») peut-être ? Toujours est-il que c’est vraiment insupportable, ce comportement illustrant vraiment le manque de sens civique, de respect d’autrui et le manque de valeurs écologiques des propriétaires.

Et c’est là qu’intervient le Clan du Néon. Ces gens ont choisi de prendre les choses en main, et se font une joie d’éteindre ces enseignes nocturnes. Et ce, sans rien déteriorer. Ils profitent le l’interrupteur placé en façade des magasins, qu’ils basculent sur « off », et le tour est réglé.

Cher Clan du Néon, merci de nous redonner le sourire !

Conférence sur les OGMs

Vendredi 21 septembre 2007

Comme certainement beaucoup de personnes en 2007, je n’avais qu’une vague idée de ce que sont les Organismes Génétiquement Modifiés. J’avais du mal à tout comprendre, et du mal à trouver des informations claires et pertinentes. Et puis un ami m’a proposé de visionner une conférence de Christian Vélot, Maître de Conférences à l’Université Paris-Sud 11.

Vidéo OGMs

Cette vidéo est tout simplement limpide. Ce chercheur a un vrai talent de vulgarisation, permettant à des novices en biologie de comprendre les subtilités qui se cachent sous le terme générique OGM. Toutes les personnes que j’ai invitées à la visionner ne regrettent pas d’avoir pris un peu de leur temps.

Aussi, même si cette vidéo dure 1 heure 25, même si elle est hébergée sur un site utilisant du flash, je vous invite expressément à la regarder. Pour les gens à qui le flash fait peur, n’oubliez pas clive, l’excellent logiciel d’extraction des vidéos flash sous GNU/Linux.

Edit : depuis ce reportage, Christian Vélot est malmené professionnellement, à cause de son engagement personnel sur la question des OGMs.

Edit 2 : Depuis la mise en ligne de ce billet sur mon blog, la plupart des liens que je pointais ont disparu. Pour en savoir plus, on peut consulter une lettre de soutien à Christian Vélot. La vidéo n’est plus disponible sur Dailymotion (elle a été supprimée). Aussi, je tiens à la disposition de toutes les personnes intéressées une copie du film.

Cuisine végétale

Samedi 7 juillet 2007

Depuis quelques temps maintenant, j’ai chez moi une consommation végétalienne, c’est-à-dire que je ne mange plus de produits laitiers ni à base d’œufs.

C’est un choix lié à des convictions, je vous conseille d’ailleurs à ce sujet la lecture de l’excellent livre de Thierry Souccar intitulé « Lait, mensonges et propagande » qui décrit la manière dont les produits laitiers se sont fait récemment une place massive dans l’alimentation humaine. En s’appuyant sur diverses publications récentes, il met en garde contre cette consommation, notamment d’un point de vue santé. En quelques mots, voilà ce que l’on peut entre autres y lire :

  • Le lait est un aliment qui sert aux mammifères dans les premiers mois de leur vie à grandir de manière incroyable, à finir de préparer leur organisme à la vie adulte. Une fois sevrés, les mammifères ne consomment plus naturellement de lait (on en donne bien aux chats, mais qui s’est renseigné sait que ce n’est pas un aliment qui leur convient). L’homme est donc le seul animal à continuer à s’alimenter d’un aliment de croissance alors qu’il a atteint sa maturité de sevrage.
  • De plus, il consomme le lait prévu pour un autre animal, qui a une masse corporelle beaucoup plus importante que lui. Quand on voit la croissance qu’a un veau dans les premiers mois de sa vie, on imagine la puissance énergétique de cet aliment, complètement disproportionnée à nos besoins.
  • Dans ce livre, l’auteur met en avant une autre particularité de la consommation de lait de vache par l’humain : cette consommation est très récente, du moins dans ces proportions. Aussi, depuis le début du siècle, on n’a cessé d’augmenter la production de lait d’une manière fulgurante, imposant aux vaches de produire toujours plus. La seule solution pour qu’une vache produise autant est qu’elle ai régulièrement une portée. Aussi, dès qu’elle met à bas, on attend quelques mois, et on la réinsémine à nouveau. Or on sait que la production d’hormones femelles est énorme quand l’embryon se forme. Et on sait aussi que les hormones passent très facilement dans le lait. Il a été prouvé que la proportion d’hormones femelles était très nettement supérieur dans le lait d’aujourd’hui que dans le lait d’il y a 100 ans. Et ce n’est pas sans danger pour l’équilibre hormonal des humains.
  • La première raison avancée pour la consommation du lait est l’apport en calcium. D’après les discours officiels, sans ça l’ostéoporose nous guetterais au tournant. Or, les pays asiatiques, qui ne consomment presque pas de lait, sont ceux où l’on rencontre le moins d’ostéoporose. On observe d’ailleurs une corrélation très marquée entre cas d’ostéoporose et consommation de lait. L’explication avancée dans ce livre est la suivante : les os ont une capacité finie de regénération. Or, à chaque fois que l’on apporte du calcium, on force la regénération des os, diminuant d’autant cette capacité dans le futur. En ayant eu des os forts pendant toute sa jeunesse par surconsommation de calcium, il en découlerait une fin de vie plutôt poreuse…
  • Enfin, une analyse comparative de la taille moyenne des individus d’un pays en fonction de la consommation de lait est réalisée. On remarque aussi la vertigineuse croissance récente des humains, qui dépasse de loin la croissance du siècle précédent, et qui coïncide avec la consommation de lait de vache, produit ayant à l’origine rôle d’aide à la croissance…

Beaucoup de gens pensent que la cuisine végétalienne est compliquée. Comme je suis persuadé que non, et que je partage cette opinion avec quelques amis, nous venons de créer chacun un blog de cuisine végétale, et les avons fédéré dans un planet:

Ça commence tout juste, alors il n’y a pas encore énormément de contenu, mais je pense que c’est un bon début pour découvrir cette cuisine saine et simple.

Sos enfance partagée

Lundi 28 mai 2007

Il y a maintenant près d’un an, je faisais part ici de la dangerosité d’une association aux positions archaïques et agressives lors de séparations familiales.

Depuis, leur attitude n’a pas évolué dans un sens appréciable, comme en témoigne notamment les multiples commentaires sur ce billet datant d’un an. Aussi, avec plusieurs autres personnes dont les positions étaient proches de la mienne, nous avons décidé de monter un collectif.

Le collectif se nomme donc sos enfance partagée, et son site internet http://sos-enfance-partagee.org commence doucement à prendre forme. L’une de nos premières revendication concerne la garde alternée, et le flou qui entoure la première loi à ce sujet. Si dans l’absolu nous ne sommes pas contre la garde alternée, le manque de rigueur de cette loi nous alerte, car elle est déjà la raison de souffrance de nombreux enfants, qui subissent ce choix souvent peu raisonné.

Si cette cause vous intéresse, vous interpelle, n’hésitez pas à vous joindre à nous pour favoriser une justice respectueuse des enfants, les premiers à souffrir de décisions qui les concernent au quotidien.

Billet qui se lève tôt

Samedi 19 mai 2007

Bigre !

La France qui se lève tôt est en marche… arrière !

Bien malgré nous, et pour des raisons indépendantes de notre volonté (voir ici, et ), nous avons fait partie de la France qui se lève tôt. C’était l’occasion rêvée pour nous d’aller s’habituer à cette vie matinale qui doit dorénavant devenir notre quotidien.

Après avoir passé quelque temps à planifier la journée avec soin, l’immersion commence par le marché. La journée est déjà bien avancée, il est alors déjà 8h30 lorsque nous arrivons aux premiers étals. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir le marché quasiment vide ! Est-il déjà trop tard ? À y réfléchir, cette hypothèse nous semble improbable sachant qu’il faut travailler plus !

Nous supposons alors que c’est plutôt une conséquence des nouvelles habitudes des clients : Ceux-ci devant se lever tôt et travailler dur, ils ne peuvent plus venir flâner devant les étals. C’est donc avec quelques inquiétudes que nous nous sommes demandés si l’arrêt de mort des marchés n’avait pas été signé.

Nous avons continué notre immersion dans cette nouvelle vie vers l’épicerie asiatique du coin sur le coup des 9 heures. Malheureusement à cette heure-ci le Bui-Bui était fermé. Cela ne nous étonne que peu.

Cette boutique étant tenue par des jeunes ils ont du passer toute la nuit au BBox, ils ne se sont probablement pas encore mis à ce nouveau mode de vie de dur labeur…

Devant tant de difficultées - les nouvelles prérogatives n’étant manifestement pas encore au goût du jour - nous décidons d’aller attendre un peu à la terrasse d’un bistrot, profiter de ce soleil furtif qui traverse une période bien capricieuse. Et là c’est le drame ! toutes les terrasses qui se prètent à notre vue sont fermées, décidément c’est généralisé.

Nous ne nous décourageons pas pour autant et décidons d’aller travailler. En effet il ne suffit pas de se lever tôt, mais il faut également bosser dur ! Nous finissons donc par échouer au Bureau et commençons à travailler cet article.

Photo de l’équipe au bureau

Moralité : la France qui se lève tôt est une France bourrée…

de talent.

Ce billet, co-écrit avec Donna et Brendon, est également disponible sur leurs blogs respectifs.

Liberté, Égalité, Fraternité

Lundi 7 mai 2007

Liberté
« les fournisseurs d’accès à Internet […] conservent toutes les traces des internautes et des abonnés au mobile » (Le Monde, 20 avril 2007)
Après la multiplication des caméras de surveillance dans les communes aux municipalités UMP et FN, l’arrivée des passeports électroniques, on nous promet un internet sympathique.

Égalité
«  la possibilité de travailler plus pour gagner plus » (Programme présidentiel 2007 de Nicolas Sarkozy)
Quand il n’y a déjà pas assez de travail pour toute la population, il n’est pas très égalitaire d’autoriser ceux qui ont déjà un travail à pouvoir travailler encore plus.

Fraternité
« racailles », chômeurs « ne [refusent pas] plus de deux offres d’emploi successives qui correspondent à [leur] formation », etc.
Fragmenter la population et la dresser les uns contre les autres, quel bel exemple de fraternité…

« La France, tu l’aimes ou tu la quittes », a dit notre futur président? Vu le peu de cas qu’il fait des valeurs fondatrices de notre démocratie, on peut considérer qu’il doit lui aussi nous quitter, non? Ou alors ce n’est pas un homme de parole…

Second tour: un choix délicat

Mercredi 25 avril 2007

Lors des élections présidentielles de 2002, nous devions choisir de voter pour l’extrême droite ou la droite dite « classique ». Nous nous étions tous motivés pour voter pour la démocratie, qui avec un gant, qui avec une pince à linge. Puis nous nous étions juré que plus jamais ça n’arriverait.

5 années ont passé. Et nous voilà de nouveau devant un nouveau choix. Si l’on se fiait à la culture des partis de chacun des candidats, on pourrait dire qu’on a affaire cette fois-ci à un vote classique gauche-droite. Mais entre temps, la personnalité de Nicolas Sarkozy, soutenu par ses amis a nettement infléchit le débat politique. On note par exemple que plus de la moitié du programme de 2002 de Jean-Marie Le Pen a été repris par Nicolas Sarkozy dans son programme de 2007. De la même manière, Ségolène Royal a nettement orienté son programme du côté sécuritaire et répressif.

Aussi, j’ai la sensation d’être aujourd’hui devant un choix assez similaire à celui de 2002: faire barrage à un candidat de la droite dure, en votant pour une candidate de centre droit, ou choisir de voter blanc pour montrer à quel point ce système de scrutin n’est pas pour moi démocratique (voir un précédent billet sur la démocratie). Car après tout, on ne peut attendre de positif d’aucun de ces deux candidats…

J’ai assez vite éliminé aussi la solution de voter pour Nicolas Sarkozy. Ce choix n’est cependant pas complètement irréfléchi. En effet, si je trouve honteux et anti-démocratique le discours des gens qui poussent le vote utile au premier tour (« votez pour le candidat de l’un des deux partis majoritaires, ne vous dispersez pas »), je ne trouve pas complètement stupide le discours qu’on entend parfois pour le second tour: « votez pour le pire, que les gens comprennent pendant 5 ans ce que ça veut dire, et ne refassent plus l’erreur. »

Pour résumer, pour moi la question se place entre voter blanc et voter contre l’extrême droite.

Machines à voter

Samedi 7 avril 2007

Pour quelques jours en visite chez mes parents à Nantes, j’en ai profité pour faire un petit tour à la Faculté des Sciences de Nantes, l’université de ma jeunesse scientifique (si si, je suis un peu un vieux). Manque de chance, je suis tombé en pleine période de vacances, et beaucoup de gens que je souhaitais voir n’étaient pas là. J’ai tout de même réussi à voir Chantal Enguehard, une enseignant-chercheur en informatique avec qui j’avais travaillé il y a quelques années au site internet du laboratoire.

Depuis quelques temps, Chantal communique avec succès pour dénoncer l’utilisation des machines à voter. Peut-être n’en avez-vous pas entendu parler, mais cette élection présidentielle de 2007 verra l’apparition massive de ces machines à voter, qui risque d’être obligatoire pour près de 2 millions d’électeurs. L’idée est de supprimer le support papier et d’automatiser le dépouillement, entre autres. Seulement voilà, si cette idée est intéressante, c’est un véritable danger: pour qui connaît un peu le fonctionnement des ordinateurs, il est évident que cette solution n’est pas fiable et apporte de nombreux risques de fraude, n’assurant aucune fiabilité et empêchant par exemple la vérification a posteriori.

De nombreux citoyens ont donc commencé depuis près d’un an à alerter l’opinion publique, s’appuyant sur des publications scientifiques qui démontrent les risques de ces machines à voter… Je vous invite donc à visiter le site du collectif qui regroupe les énergies autour de cette question:

N’oubliez pas de signer la pétition!!!

Annulation de la dette du Tiers Monde

Samedi 24 mars 2007

La semaine dernière, j’étais à Nancy pour l’édition 2007 de l’École Jeunes Chercheurs en Informatique Mathématique. La semaine a été passionnante d’un point de vue humain, professionnel et personnel.

Je voulais aussi profiter de l’occasion pour aller voir « Notre pain quotidien », un film de 2007 sur la production agricole « moderne ». Comme il n’y a semble-t-il que 22 copies à circuler en France, et qu’un cinéma de Nancy avait la chance de le programmer, j’avais réservé mon jeudi soir pour ça. Manque de chance, il n’était programmé que jusqu’au mercredi.

J’ai finalement choisi d’aller voir un film dont je ne connaissais rien ou presque: « Nos amis de la banque », qui traite de la manière dont la Banque Mondiale (BM) et le Fond Monétaire International (FMI) gèrent l’emprunt des pays pauvres. La projection était suivie d’un débat sur la dette des pays du Tiers Monde, et animée par un intervenant du Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde. La discussion a été passionnante, les idées éclairantes.

J’étais déjà convaincu de l’absurdité de cette dette, mais la projection du film (un peu vieux, et présentant les cravatés comme des sauveurs de l’Afrique) et les débats très complets qui ont suivi ont fini de m’apporter les arguments qui manquaient. Voici quelques idées sans ordre, qui restent de cette soirée débat:

  • Chaque année, le cumul de la dette (sens Nord->Sud) et du remboursement de la dette (sens Sud->Nord) est de 19 milliards de dollars dans le sens Sud->Nord (voir le site du CADTM). Et pourtant ils sont de plus en plus endettés.
  • La dette n’est que la suite moderne de l’esclavage. Ça fait plus de 6 siècles que certains pays exploitent les hommes d’autres régions, en s’associant avec les bourgeois locaux qui en profitent pour s’enrichir à outrance.
  • L’action de la FMI et de la BM n’a jamais favorisé l’industrialisation des pays en voie de développement. Les actions ont au contraire facilité l’installation à moindre frais d’usines de transnationales qui extraient pour une bouchée de pain les richesses locales.
  • Or les pays européens se sont industrialisés graĉe au protectionnisme, alors que le FMI et la BM imposent un ultra libéralisme aux pays pauvres, qui se retrouvent démunis face au protectionnisme encore en cours en Europe, Amérique du Nord et Japon.
  • L’enjeu est clairement l’exploitation des matières premières à bas prix. Une exploitation des peuples aussi.
  • L’ordre de grandeur de la dette cumulée de tous les pays pauvres est le même que la dette de la France.

Un de plus…

Samedi 3 février 2007

Je n’ai jamais voté blanc jusqu’à présent. Cependant je viens d’ajouter à la liste des hommes politiques pour qui je ne voterais pas même s’il y avait en face un des populistes de la scène politique française. L’excellent article « Borloo signe un chèque en bois de 2 milliards » du Canard enchaîné de cette semaine a fini de me convaincre. On peut en effet y lire que notre cher ministre de l’emploi, du travail et de la cohésion sociale, toujours plus fort dans les promesses, a engagé son ministère pour un montant de 2 milliards dans les actions de l‘Agence nationale pour la rénovation urbaine, en sachant pertinemment qu’il n’aurait pas besoin de trouver une telle somme avant les élections. Le canard signale pourtant que devant l’énormité de la dette il a tenté d’en faire endosser le prix aux collectivités locales. Définitivement, ce gouvernement touche vraiment le fond, continuant à engager l’État sur des frais impossibles tout en baissant les impôts nationaux.

L’échéance des élections n’arrange définitivement pas leur attitude méprisable.