jmtrivial

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Archive pour la catégorie 'Politique'

Un mot qui manque

Lundi 11 août 2008

Dans son roman 1984, George Orwell présentait un monde totalitaire où la liberté de penser était bridée par l’appauvrissement de la langue. En effet, difficile parfois d’exprimer quelque chose qu’on a à l’esprit, et pour lequel aucun mot ou expression n’existe. On peut l’expliquer par comparaison, mais c’est souvent compliqué, ça implique une gymnastique de la langue et de l’esprit qui nuit à la communication.

Il existe ainsi un mot dont j’ai voulu me servir plusieurs fois, mais qui n’existe pas en français. Après en avoir discuté avec une amie allemande, il semble qu’en allemand non plus il n’existe pas. Je vais donc procéder par comparaison pour le décrire ici, et j’espère qu’un lecteur saura proposer un mot correspondant à cette idée.

Beaucoup de mots permettent de décrire l’idée que l’on fait la différence entre deux individus suivant une de leur caractéristique. Par exemple, le sexisme est le fait de considérer différemment deux personnes suivant leur sexe, le racisme suivant l’origine de l’individu, etc. Pour ces différentes idées, il existe bien sûr des mots qui permettent de décrire, de manière plus précise, non que l’on fait une différence entre deux états possibles, mais qu’on en favorise clairement un. Ainsi, la mysoginie est le fait de manifester un dédain ou une hostilité envers les femmes. Ce mot se place à un niveau différent de sexisme.

Or, en ce qui concerne les préférences sexuelles, on dispose du mot homophobie qui décrit une hostilité envers les homosexuels. On peut placer ce mot sur le même plan logique que la mysoginie : privilégier un état entre deux.

Mais (et c’est là que je veux en venir), il n’existe pas de mot qui serait à sexisme ce qu’homophobie est à misogynie.

Certes, la grande majorité des disciminations sur des personnes suivant leur choix sexuel le sont à l’encontre d’homosexuels. Pourtant, qu’en est-il des bisexuels ? Et si un hétérosexuel se fait refuser un emploi dans un établissement à fréquentation homosexuelle, il n’a pas été l’objet d’un traitement homophobe. On dira sans doute hétérophobe. Le générique d’homophobe, hétérophobe et biphobe (?) n’existe pas, c’est l’idée de ce billet.

Je trouve ça fou, pas vous ?

Revue de presse

Samedi 19 juillet 2008

Ces derniers temps, je me suis pas mal déplacé en train. J’en ai donc profité pour lire un peu, et voici une revue de presse sans ordre ni exhaustive sur l’écologie et la politique.

Le journal de la décroissance

J’ai découvert la Décroissance par hasard, au fil d’une conversation. Contrairement à Terra Economica, dont Cyto a parlé dans son blog, ce mensuel ne s’adresse pas forcément à des bobos écolos, mais prend aussi position sur des questions sociales fortes, a une position politique très marquée à gauche, propose des articles de fond et des réflexions assez intéressantes. Par exemple, dans le numéro de cet été, un article gratte-poil sur Disneyland Paris confirme ce que je croyais avoir compris de ce temple à la consommation.

Un autre article passionnant de ce numéro présente Curitiba (Brésil) comme un exemple de ville où l’urbanisation a été pensée dès le début pour rendre la ville humaine, structurée autour de transports en commun efficaces, et proposant des espaces de vie piétons agréables (avec notamment 51m² d’espaces verts par habitant).

Enfin, un article à l’opinion bien trempée fait remarquer que la télé publique sans pub, c’est bien, mais que la solution serait plutôt de lutter contre ce média qui est « une envahissante coulée diarréhique »…

Le défi climatique, n°31 des Dossiers de La Recherche

Voilà un dossier passionnant, qui fait le tour des connaissances des climatologues et des géographes, afin de tenter de répondre à nos craintes de bouleversement climatique. Le genre de revue à mettre entre les mains de Claude Allègre, celui-là même qui nous sort des phrases du type « la cause de la modification climatique contemporaine reste incertaine et n’est pas forcément due à l’activité humaine. » Riche en informations, cette revue tord le cou à plusieurs idées reçues, comme par exemple l’importance du Gulf Stream sur la douceur du climat européen. On y évoque aussi entre autres les dégâts causés par l’élevage industriel, causant des émissions de méthane très élevées.

Le message principal est porté par Rajendra Pachauri, prix Nobel de la paix en 2002, qui annonce « Il faut changer notre mode de vie. » Position à mettre en relation avec les positions du journal de la Décroissance ;)

Construire un monde durable, hors série n°243 de Science & Vie

Science & Vie a été la revue de mes années lycée. Arrivé à la fac, je lui ai préféré Pour la science, que j’ai trouvé plus riche. De temps en temps, quand le sujet est intéressant, je retrouve en kiosque Science & Vie. Mais régulièrement je suis déçu par la forme des articles, qui sont plus des brèves que des articles, et par l’approche presse à scandale (« on a inventé la lévitation ! » & co). Cependant, ce numéro consacré à l’écologie et au développement durable est assez intéressant, notamment par les informations qu’il comporte, la diversité des sujets évoqués et synthétisés en tableaux récapitulatifs…

Parmi les informations intéressantes, on trouve en vrac qu’une famille utilisant un sèche-linge consacre 15% de sa consommation électrique à cet appareil, ou encore des réflexions sur le type de ville qui implique le moins de pollution. Ainsi, on y retrouve l’idée — que j’avais déjà évoqué ici — que les citadins ayant fait le choix de se passer de voiture subissent la pollution des automobiles des rurbains et ruraux, alors que ces derniers reprochent à la ville sa pollution. On y lit encore que plus une ville est dense, moins elle pollue (moins de transports, moins de chauffage, etc.), et que la quête des Français d’un pavillon en zone périurbaine est une véritable aberration écologique. La mixité des lieux de vie, de travail et de commerces est aussi évidemment évoquée (ah ces cités-dortoir, qui entraînent plus de pollution qu’autre chose, quel bonheur…).

On y parle bien sûr de la non-solution que représentent les agrocarburants (appelés par certains biocarburants), sujet aussi abordé par la Décroissance. Et plein d’autres choses intéressantes.

Le canard enchaîné

Et pour finir ce petit tour d’horizon du kiosque estival, l’incontournable Canard Enchaîné, qui raconte comment notre président a gentillement aidé Bernard Tapie à « rafler 40 millions d’euros net » ou encore témoigne de la médiocrité des services du site internet Voyage SNCF. On peut aussi y lire comment les logements sociaux vont diminuer dans les années à venir, car non renouvelés faute de règlement par l’État d’aide au financement, comme il l’avait prévu initialement. Mais on est habitués maintenant aux agissements en catimini du gouvernement, anti-démocratique au possible…

Faire les choses à moitié

Dimanche 29 juin 2008

Quand on milite pour une cause que l’on considère importante, il existe plusieurs manières de le faire. Depuis la position intransigeante jusqu’à un certain laxisme compatissant.

Si l’on prend l’exemple du Logiciel Libre, on trouve parmi les gens convaincus de la justesse de cette cause plusieurs attitudes : l’intransigeance des gens qui n’envisagent de promouvoir et d’aider à installer que des logiciels libres, évitant par exemple de présenter des distributions proposant des logiciels propriétaires. À l’inverse, certaines personnes pensent que l’on doit proposer ces systèmes d’exploitation parsemés de logiciel propriétaire quand « il n’y a pas d’autre solution, et puis tout le monde a besoin de flash… » et que sans cette solution, les gens fuiront le Logiciel Libre car il serait incomplet en terme de fonctionnalité.

On retrouve ce type de dilemne par exemple dans le végétarisme. Ainsi, certaines personnes militent pour l’abolition de la viande chevaline. Or, je pense que c’est une erreur. En effet, cela implique que l’on considère certains animaux comme plus mangeables que les autres. Mais pourquoi ? Le cheval, s’il est élevé pour la viande, comme la vache, pourquoi un omnivore refuserait d’arrêter d’en manger alors qu’il consomme du bœuf ? Pour aller plus loin, si cette abolition était accomplie, alors je crois que rien ne pousserais les consommateurs à arrêter de consommer de la chair d’un autre animal. Les gens qui militent pour l’abolition de la viande chevaline disent que « ça serait un bon début. » Je pense qu’au contraire, ça ne sert à rien, disperse les énergies, et rassure les omnivores qui consomment une autre chair (« je ne fais rien de mal, c’est la chair du cheval que l’on doit éviter. »).

De la même manière, on parle beaucoup en ce moment dans le milieu de la défense du droit des animaux de Brigitte Bardot (qui a quelques démèlés avec la justice). Certaines personnes disent « mais elle a fait pas mal de bonnes choses pour les animaux, on peut la critiquer pour ses prises de positions racistes, mais il faut se souvenir de ce qu’elle a fait pour les phoques par exemple. » Mais si l ‘on prête attention à ses prises de position au sujet des animaux, on remarque qu’elles sont toujours orientées vers les animaux « mignons ». Cette prise de position spéciste, si d’un premier abord semble être favorable à la condition animale, peut aussi je pense entraîner l’effet inverse, car il n’y a pas que des animaux que l’humain trouve mignons…

En conclusion, je pense donc que faire les choses à moitié est loin d’être efficace quand l’on défend une idée, et que d’une certaine manière, cela nuit à la diffusion d’idées qui auraient été mieux véhiculées par un discours clair et sans concession.

La loi OGM, une décision irréversible

Dimanche 25 mai 2008

Aujourd’hui, j’ai entendu Jack Lang dire que la révision de la Constitution était quelque chose d’important, que ce n’était pas comme une petite loi, pas comme la loi sur les OGMs par exemple.

J’avoue avoir fait un bond. Ce n’est pas la question de la Constitution qui m’a interpelé ici, mais la légèreté avec laquelle J. Lang a traité la question de la loi sur les OGMs. Je crois que c’est l’une des rares lois qui aient été votées en France à être irréversible. En effet, quand la loi s’applique à des comportements humains, régit la manière dont le gouvernement influe sur la vie publique, ou modifie la taxe sur la valeur ajoutée, on peut revenir en arrière.

À l’inverse, introduire des OGMs dans le paysage est quelque chose d’irréversible : ces plantes vont se reproduire, hors du contrôle des agriculteurs (c’est normal, ça se passe toujours ainsi avec les cultures agricoles), et va s’installer de manière irrémédiable dans les campagnes. Et il sera impossible de les supprimer.

Hier je discutais avec plusieurs personnes, et nous nous faisions la remarque que cette loi sur les OGMs qui a été adoptée récemment l’était contre l’avis de la majorité des Français. Nous avons comparé cette situation à la loi d’abolition de la peine de mort, que l’on cite souvent dans cette situation comme la loi qui allait contre l’opinion des Français d’alors, mais qui maintenant en rallie une majorité. C’est vrai. Mais il y a une différence majeure entre ces deux lois : si l’État a forcé la main aux citoyens sur la question de la peine de mort, c’est une décision qui aurait pu être inversée lors d’une décision ultérieure. Avec cette loi sur les OGMs, non seulement on assiste à un choix anti-démocratique, mais en plus, il est immuable.

Ce choix est à mes yeux le symbole d’un véritable malaise dans le fonctionnement de notre pays. On ne devrait pas pouvoir imposer à un peuple quelque chose qu’il ne pourra défaire par la suite. Enfin, l’important est qu’on continue de croire que l’on vit dans une démocratie… Du pain et des jeux !

La liberté d’expression à Clermont-Ferrand

Dimanche 6 avril 2008

Lorsqu’on est une association et que l’on souhaite parler de notre point de vue aux gens qui habitent près de chez soi, il y a plusieurs manières de faire. On peut être accueilli dans un lieu privé, et y organiser tables rondes, soirées de discussion ou de présentation. On peut aussi vouloir communiquer dans la rue.

Dans ce cas, il existe deux manières de faire :

  • Organiser une manifestation : en France, la liberté d’expression autorise la tenue d’une manifestation. La seule chose obligatoire est de déclarer à la préfecture un tel événement.
  • Tenir un stand : on parle alors de l’utilisation de l’espace public. Là, c’est la municipalité de la commune où l’on souhaite tenir un stand qui délivre l’autorisation (ou non) de tenir un stand.

Pour que mon discours soit clair, voici la différence : tenir un stand revient à disposer d’un emplacement, souvent sur une place pour ne pas poser de problèmes de circulation. On y installe alors une table, sur laquelle on dispose les documents supports de communication. À l’inverse, une manifestation n’est pas figée en un lieu, on peut ou non circuler, mais on n’a pas de support fixe.

À Clermont-Ferrand, l’association Les Vaches Rouges aimait tenir des stands, pour informer sur les conditions animales, et sur les choix simples à faire pour diminuer leur souffrance. L’intérêt d’un stand, c’est que les pétitions sont plus simples à signer sur une table, et qu’on gagne en visibilité. Tout se passait bien jusqu’à un certain jour de 2005, l’association soit interdite de tenir un stand. Oh certes, l’interdiction n’a pas été écrite, au contraire on a juste “oublié” de répondre à une demande d’autorisation… L’association a alors continué à tenir un stand, jusqu’à ce que l’adjoint au maire délégué aux espaces publics vienne lui-même sur le stand en interdire la tenu. Cet adjoint ne voulait par d’une association qui fasse du
« prosélytisme pour des causes non partagées par la population. »

Nous avons donc relancé à de nombreuses occasions (1, 2, 3) la mairie pour qu’elle se justifie de cette interdiction brutale… Sans succès aucun. Nous avons alors profité des audiences ouvertes à la mairie aux citoyens pour poser la question directement aux élus. Madame Mercier nous a accueilli le 25 juin 2007, et nous a écouté comme elle en était capable… La réponse nous est arrivée sous forme de lettre le 12 juillet 2007… Sans plus d’explication sur la raison de l’interdiction.

Et depuis ce jour, aucune association nationale militant pour la défense du droit des animaux n’a eu l’autorisation de tenir un stand : ni Stop Gavage en décembre 2007, ni la PMAF.

Pourtant, la PMAF a eu une patience d’or. Comme dans toutes les villes où elle est passée, elle a demandé l’autorisation à la mairie de Clermont-Ferrand de tenir un stand, et ce près de 3 mois en amont de sa venue. Devant le refus de la mairie, elle s’est adressée à la préfecture pour déposer une déclaration de manifestation. Cette déclaration lui a été refusée, et on l’a renvoyée vers la mairie, sous prétexte qu’il s’agissait « d’utilisation de l’espace public, et il faut voir ça avec la mairie. » Et le ping-pong entre les deux instances locales a duré jusqu’au jour de la venue de la PMAF à Clermont-Ferrand. Ce qu’il est important de retenir ici, c’est que c’est la seule ville de France à interdire une telle manifestation.

Aussi, quand la PMAF est venue le 20 mars 2008 à Clermont-Ferrand, c’est accompagnée de quelques membres des Vaches rouges qu’elle a demandé un entretien avec le maire. C’est le premier adjoint qui nous a reçu, et nous avons eu l’occasion de lui décrire l’originalité de Clermont-Ferrand dans le domaine de l’interdiction de s’exprimer sur la place publique. Nous avons alors appris que la place de Jaude était refusée à toutes les associations qui souhaitaient organiser un stand, mais que toutes les autres places étaient envisageables. Ce qu’on ne nous avait jamais dit, le refus ayant jusqu’à présent été toujours sans explication. On a également appris de la bouche de cet élu qu’il n’y avait aucune raison à ce que la préfecture nous interdise la déclaration d’une manifestation…

Et voilà où nous en sommes aujourd’hui : dans les faits, aucune liberté d’expression sur la place publique, alors que les élus affirment qu’il s’agit juste de malentendus. Il ne reste plus qu’à espérer que l’avenir leur donne raison, et qu’enfin, après 3 ans d’interdiction, on puisse tenir un stand à Clermont-Ferrand…

Non au viol de la démocratie

Jeudi 31 janvier 2008

Alors que doucement on prend pour le peuple des décisions qu’il aurait contesté en temps normal, nous nous taisons, en acceptant le choix des urnes que nous avons fait collectivement (du moins c’est le principe d’une démocratie).

Mais voilà, notre cher gouvernement, non content de décréter que dormir dehors sera passible de prison, vient de nous forcer la main en adoptant la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne. Puisque le peuple ne veut pas d’une Europe économique écrasant le citoyen, alors imposons-la lui !

nous voulons un référendum

Je vous conseille de passer par le blog d’Olivier Bonnet, Plume de presse, où vous trouverez un billet très intéressant sur la question ainsi que de nombreux autres. Et bien sûr, pensez à signer la pétition :

Décroissance

Dimanche 27 janvier 2008

Alors que Barbux démarre un blog sur la décroissance, « Journal d’une décroissance amorcée », je continue à m’intéresser à la question.

En effet, plusieurs de mes choix de vie et politiques concordent avec la décroissance : le végétarisme, l’écologie, le logiciel libre ou encore le refus du capitalisme et du « travailler plus pour gagner plus. »

J’ai ainsi adopté de nombreux gestes simples qui vont dans ce sens : je suis abonné au biaujardin, je ne possède pas de voiture et privilégie la marche à pied et les transports en commun les moins polluants, je profite que les logiciels libres ne nécessitent pas d’ordinateurs surpuissants (contrairement aux systèmes propriétaire modernes) pour utiliser mon ordinateur plus longtemps, j’évite d’acheter des aliments produits loin ou avec beaucoup d’emballages, etc. Bien sûr, c’est perfectible. Chaque jour, je découvre des habitudes encore améliorables, et certaines sont difficiles à perdre. Ce ne sont que des petits pas, et pas un choix de vie radicalement différent : j’habite encore en ville, fais une partie de mes courses dans une grande surface, travaille dans un bureau…

Cependant, la décroissance sans réflexion n’est probablement pas non plus le bon chemin. Ainsi, tous les bénéfices sociaux que nous avons acquis ne doivent pas être abandonnés [1]. De la même manière, des questions persistent. Par exemple il y a peu j’ai acheté une planche à découper. J’avais le choix entre une planche en bois assez classique, et une planche en bois de bambou. Il y a plus de chance que la planche en bois ai été fabriquée proche de chez moi. L’impact écologique de son transport est donc moindre. Par contre, le bambou est un matériaux très résistant (dont on annonce qu’il sera probablement le remplaçant du plastique pour de nombreux usages), mais un peu exotique. À ma place, qu’auriez-vous choisi ? La planche économe à fabriquer, ou celle qui durera le plus longtemps ?

Le Clan du Néon

Samedi 12 janvier 2008

J’ai de plus en plus de mal à supporter les comportements outrageusement non écologiques. Il est vrai que parfois, les comportements respectueux de notre planète sont difficiles à adopter, tant ils semblent contraignants. Mais quelle satisfaction personnelle quand on y arrive !

D’autres comportements sont simple à adopter. Ceux-là font parfois appel à notre intérêt économique, comme par exemple éteindre la lumière quand on sort d’une pièce. Un geste simple, qui supprime la consommation inutile d’un peu de notre planète. Dans le même registre, l’éclairage de bâtiments publics, souvent historiques, me gène souvent. Il est vrai que c’est superbe, mais que de ressources consumées pour un plaisir futile, voire même souvent ignoré !

Mais le summum de la consommation lumineuse inutile est pour moi l’éclairage des enseignes de magasins, notamment la nuit. On se demande où est l’intérêt pour le commerçant : montrer sa puissance économique (« c’est moi qui ai la plus grosse ») peut-être ? Toujours est-il que c’est vraiment insupportable, ce comportement illustrant vraiment le manque de sens civique, de respect d’autrui et le manque de valeurs écologiques des propriétaires.

Et c’est là qu’intervient le Clan du Néon. Ces gens ont choisi de prendre les choses en main, et se font une joie d’éteindre ces enseignes nocturnes. Et ce, sans rien déteriorer. Ils profitent le l’interrupteur placé en façade des magasins, qu’ils basculent sur « off », et le tour est réglé.

Cher Clan du Néon, merci de nous redonner le sourire !

Conférence sur les OGMs

Vendredi 21 septembre 2007

Comme certainement beaucoup de personnes en 2007, je n’avais qu’une vague idée de ce que sont les Organismes Génétiquement Modifiés. J’avais du mal à tout comprendre, et du mal à trouver des informations claires et pertinentes. Et puis un ami m’a proposé de visionner une conférence de Christian Vélot, Maître de Conférences à l’Université Paris-Sud 11.

Vidéo OGMs

Cette vidéo est tout simplement limpide. Ce chercheur a un vrai talent de vulgarisation, permettant à des novices en biologie de comprendre les subtilités qui se cachent sous le terme générique OGM. Toutes les personnes que j’ai invitées à la visionner ne regrettent pas d’avoir pris un peu de leur temps.

Aussi, même si cette vidéo dure 1 heure 25, même si elle est hébergée sur un site utilisant du flash, je vous invite expressément à la regarder. Pour les gens à qui le flash fait peur, n’oubliez pas clive, l’excellent logiciel d’extraction des vidéos flash sous GNU/Linux.

Edit : depuis ce reportage, Christian Vélot est malmené professionnellement, à cause de son engagement personnel sur la question des OGMs.

Edit 2 : Depuis la mise en ligne de ce billet sur mon blog, la plupart des liens que je pointais ont disparu. Pour en savoir plus, on peut consulter une lettre de soutien à Christian Vélot. La vidéo n’est plus disponible sur Dailymotion (elle a été supprimée). Aussi, je tiens à la disposition de toutes les personnes intéressées une copie du film.

Cuisine végétale

Samedi 7 juillet 2007

Depuis quelques temps maintenant, j’ai chez moi une consommation végétalienne, c’est-à-dire que je ne mange plus de produits laitiers ni à base d’œufs.

C’est un choix lié à des convictions, je vous conseille d’ailleurs à ce sujet la lecture de l’excellent livre de Thierry Souccar intitulé « Lait, mensonges et propagande » qui décrit la manière dont les produits laitiers se sont fait récemment une place massive dans l’alimentation humaine. En s’appuyant sur diverses publications récentes, il met en garde contre cette consommation, notamment d’un point de vue santé. En quelques mots, voilà ce que l’on peut entre autres y lire :

  • Le lait est un aliment qui sert aux mammifères dans les premiers mois de leur vie à grandir de manière incroyable, à finir de préparer leur organisme à la vie adulte. Une fois sevrés, les mammifères ne consomment plus naturellement de lait (on en donne bien aux chats, mais qui s’est renseigné sait que ce n’est pas un aliment qui leur convient). L’homme est donc le seul animal à continuer à s’alimenter d’un aliment de croissance alors qu’il a atteint sa maturité de sevrage.
  • De plus, il consomme le lait prévu pour un autre animal, qui a une masse corporelle beaucoup plus importante que lui. Quand on voit la croissance qu’a un veau dans les premiers mois de sa vie, on imagine la puissance énergétique de cet aliment, complètement disproportionnée à nos besoins.
  • Dans ce livre, l’auteur met en avant une autre particularité de la consommation de lait de vache par l’humain : cette consommation est très récente, du moins dans ces proportions. Aussi, depuis le début du siècle, on n’a cessé d’augmenter la production de lait d’une manière fulgurante, imposant aux vaches de produire toujours plus. La seule solution pour qu’une vache produise autant est qu’elle ai régulièrement une portée. Aussi, dès qu’elle met à bas, on attend quelques mois, et on la réinsémine à nouveau. Or on sait que la production d’hormones femelles est énorme quand l’embryon se forme. Et on sait aussi que les hormones passent très facilement dans le lait. Il a été prouvé que la proportion d’hormones femelles était très nettement supérieur dans le lait d’aujourd’hui que dans le lait d’il y a 100 ans. Et ce n’est pas sans danger pour l’équilibre hormonal des humains.
  • La première raison avancée pour la consommation du lait est l’apport en calcium. D’après les discours officiels, sans ça l’ostéoporose nous guetterais au tournant. Or, les pays asiatiques, qui ne consomment presque pas de lait, sont ceux où l’on rencontre le moins d’ostéoporose. On observe d’ailleurs une corrélation très marquée entre cas d’ostéoporose et consommation de lait. L’explication avancée dans ce livre est la suivante : les os ont une capacité finie de regénération. Or, à chaque fois que l’on apporte du calcium, on force la regénération des os, diminuant d’autant cette capacité dans le futur. En ayant eu des os forts pendant toute sa jeunesse par surconsommation de calcium, il en découlerait une fin de vie plutôt poreuse…
  • Enfin, une analyse comparative de la taille moyenne des individus d’un pays en fonction de la consommation de lait est réalisée. On remarque aussi la vertigineuse croissance récente des humains, qui dépasse de loin la croissance du siècle précédent, et qui coïncide avec la consommation de lait de vache, produit ayant à l’origine rôle d’aide à la croissance…

Beaucoup de gens pensent que la cuisine végétalienne est compliquée. Comme je suis persuadé que non, et que je partage cette opinion avec quelques amis, nous venons de créer chacun un blog de cuisine végétale, et les avons fédéré dans un planet:

Ça commence tout juste, alors il n’y a pas encore énormément de contenu, mais je pense que c’est un bon début pour découvrir cette cuisine saine et simple.