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Musique électronique

jeudi 21 avril 2016

QBasic

J’ai très tôt été sensibilisé à la musique électronique. Je pense au début grâce à Max, un animateur sur Fun Radio qui dans les années 90 proposait la nuit un univers éclectique, se promenant entre l’Adagio d’Albinoni et la psy trance. C’était l’époque de mes premiers CD, avec bien sûr l’incontournable Homework de Daft Punk. À la maison, on avait aussi une K7 de Jean-Michel Jarre, sans doute Oxygene. Alors j’ai grandit avec dans les oreilles du son électronique plutôt commercial certes, mais qui affûte l’oreille. C’était aussi le moment où je découvrais l’informatique, avec quelques années de retard, baignant dans les technologies du début des années 90 et d’avant. Bidouiller, programmer, créer avec un clavier. C’était plus le graphisme des jeux que je créais qui accaparaient mon intérêt, mais la puissance de ces outils faisait vraiment rêver.

Quand je suis arrivé à Clermont-Ferrand, j’ai découvert Space Plumber, le one-man band au doux son 8 bits, réhaussé d’un Thérémine.

space plumber

Waw ! Un instrument électronique datant des années 20, c’est possible ! Découvrir ce son produit électroniquement, qui faisait penser à la scie musicale, avec ce glissando parfait, continu, souple à l’infini… Quelle découverte ! Et puis François Arbon, le musicien de Space Plumber, facteur d’instruments électroniques plus fous les uns que les autres, j’ai vu combien on pouvait bidouiller pour produire du son, tout comme j’avais bidouillé mes premiers programmes dans les années 90.

theremine

Ces derniers temps, quand François a démarré avec Jimmy Virani la formation Fourrure, on a vu à Clermont-Ferrand la première formation de deux joueurs de thérémine, et l’exploration de sons assez pop, mais grattant tout de même vers l’expérimental, avec l’électrification de plusieurs instruments acoustiques traditionnels. Quelque chose de vraiment intéressant, à la frontière entre musique électronique et acoustique.

De tout cet univers de bidouilles, je connaissais assez peu de choses. Pour moi, les synthés des groupes de pop-rock n’avaient rien à voir avec toute cette ébullition sonore. Et puis j’ai lu Les fous du son, que Laurent de Wilde vient de publier aux éditions Grasset.

Les fous du son sur un synthé d'enfant

Ça se lit comme un roman, avec des héros, des éléments perturbateurs, des rebondissements, des tragédies et des bonheurs. On est tenus en haleine du début à la fin, depuis les premières découvertes d’Edison jusqu’aux prémices de la musique informatique. Passionnant, trépident, accessible au néophyte, et extrêmement bien documenté, pour alimenter la curiosité des passionnés. Un très beau bouquin, qui raconte comment des explorateurs, à la fois inventeurs et musiciens, ont su explorer la frontière des possibles, repoussant les limites imposées par la technique du moment pour en tirer de nouveaux sons. On pense bien sûr au GRM, à des explorateurs comme Bernard Parmegiani (dont j’ai gloutonnement utilisé l’univers sonore dans la première variation d’Interface). On pense à toutes les propositions du festival Musiques démesurées, autour de la musique électro-acoustique… Toutes ces explorations qui se placent dans la continuité directe des fous de son évoqués dans le livre de Laurent de Wilde…

Mais ces sons complètement révolutionnaires ne restent pas cantonnés aux expressions musicales expérimentales, et plus on avance dans les années 70 et 80, plus Laurent de Wilde cite les formations de rock, pop, musique psychédéliques qui incorporent ces instruments du futur dans leurs albums. On pense bien sûr à des précurseurs, comme Kraftwerk, mais aussi les Pink Floyd, ou même Stevie Wonder !

Le livre se fini sur une belle ouverture, en rappelant que si la suite de l’aventure a été menée dans le monde de l’informatique avec la MAO, la question de l’interface entre l’instrument et le musicien, véritable quête menée autour de l’affranchissement du clavier, est plus que jamais d’actualité : aucune alternative universellement adoptée n’a été proposée pour interagir avec le son produit par les machines du XXIe siècle…

Musiques démesurées

samedi 10 novembre 2012

Depuis le début de l’année universitaire, j’ai la chance d’avoir rejoins l’équipe de l’association Musiques d’aujourd’hui à Clermont, en tant que secrétaire. Bien que peu de personnes connaissent cette association directement, bon nombre de clermontois doivent connaître le festival que l’association organise chaque année depuis 14 ans déjà. Il s’agit du festival Musiques Démesurées. Il s’agit du principal évènement régulier organisé par l’association, qui travaille à la promotion de la musique contemporaine en Auvergne. Depuis un petit moment, j’apprends à découvrir cette musique. J’ai par exemple profité des propositions de la biennale Musiques en Scène, le grand festival lyonnais consacré à cette musique, qui propose un programme très riche.

Musiques Démesurées 2012

Cette année, le festival Musiques Démesurées se tient du 8 au 18 novembre 2012, c’est-à-dire maintenant ! Venez par exemple participer ce dimanche aux déambulations sonores, une bonne manière de découvrir cette musique souvent méconnue. Et puisque l’édition de cette année est dédiée à John Cage, qui aurait eu 100 ans cette année, venez pourquoi pas découvrir son univers lors de la soirée en hommage à John Cage.

Bibi binaire

samedi 13 octobre 2012

Lors de la première émission de science alors !, nous avons diffusé un morceau de Boby Lapointe, entre deux interviews scientifiques. Et à vrai dire, ça n’était pas un hasard. Car si beaucoup connaissent les créations musicales de l’artiste, à la fois truffées de jeux de mots en tout genre, et rythmées à souhait, les inventions mathématiques de Boby sont moins connues.

Je connaissais déjà un peu le système bibi binaire qu’il avait créé dans les années 60, mais je n’avais jamais pris le temps d’explorer en profondeur ce système.

C’est donc avec joie que jeudi dernier je suis allé écouter François Fabre jouer Si le BIBI de BOBY m’était compté, un spectacle à la fois scientifique, culturel, musical et plein d’humour. La performance de l’acteur et musicien est absolument géniale, pleine de pétillant, elle reflète avec merveille la beauté élégante des créations de Boby, tant d’un point de vue mathématique que musical. La pièce sera prochainement présentée en région parisienne, puis reviendra en Auvergne en avril de l’année prochaine. Si vous avez l’occasion de voir ce spectacle, et bien foncez !

Un millénaire plus tard…

vendredi 28 septembre 2012

« Mince alors, ça doit bien faire quelques millénaires que je n’ai pas écrit sur mon blog ! » Voilà le truc qui me trotte dans la tête depuis quelques mois. Et effectivement, le dernier billet date de février de l’année dernière ! Impossible maintenant d’écrire tous les billets qui sont restés au bout de la plume pendant cette période, mais je vais tenter de faire un petit tour de quelques sujets que j’aurais aimé traiter ici, et que je n’ai pas pris le temps de faire.

Lectures

Si j’avais pris le temps d’écrire sur le blog, j’aurais sans doute parlé de le Believer, une revue vraiment intéressante, à la maquette superbement élégante et sobre, légèrement kitch, mais pas quétaine pour un sou. J’aurais peut-être parlé de Causette, le magazine « féminin » que j’aime bien lire l’été, quand je suis en vacances.

Tourisme

J’aurais alors peut-être parlé de promenade en Gers, à dévorer l’exposition du centre de photo de Lectoure, à s’en prendre plein les oreilles pendant le festival Jazz in Marciac, à découvrir la richesse culturelle et historique du département. J’aurais peut-être dit un peu sur le Lot, les agences de location de vélo, la douceur d’une journée le long du canal du midi, les villages charmants et ceux plein de vie. J’aurais peut-être aussi parlé de promenade en Creuse, ou en Loire-Atlantique. La campagne des départements autour de chez nous est vraiment chouette, dynamique, pleine de beaux coins, et j’en ai pas mal profité.

J’ai aussi découvert Bordeaux, son charme urbain, ses gainguettes, ses recoins, ses quartiers pleins de vie, et les alentours fort sympatiques. Lyon aussi, je m’y suis replongé goulûment, plein d’enthousiasme, à profiter de cette ville aux milles attraits, culturels, historiques, mais aussi simplement citadins. Voilà je crois la ville où j’aimerais vivre.

Et puis Barcelone, je l’avait presque oublié, après tant d’années loin de yeux. Alors je l’ai redécouverte, j’ai vu comment elle avait changé, mais aussi comment j’avais grandit, et quitté mes yeux d’adolescent.

Associations

Si j’avais pris le temps d’écrire ici, alors j’aurais parlé de mille et une activités associatives. À l’Atelier Jaune bien sûr, avec le festival de la Treille, les projections de films, les projets multiples, tous plus passionnants les uns que les autres.

J’aurais parlé de Radio Campus, où la vie associative bouillonne, où mille choses se préparent, où tout semble passionnant, mais où je suis confronté au manque de temps, faramineuse ranguaine qui me trotte à la tête.

J’aurais sans doute écrit au sujet de Musiques Démesurées, le festival de musique contemporaine de Clermont-Ferrand, que j’apprends à découvrir de l’intérieur. Aller, c’est promis, je prendrai le temps d’écrire un billet dessus.

Recherche

J’aurais pu parler de recherche, avec des moments passionnés, passionnants, des moments de déception, qui jalonnent une année où le laboratoire a été reconnu UMR CNRS, une année pleine de nouvelles têtes, de collègues, d’étudiants.

Enseignement

J’aurais pu parler aussi d’enseignement, car après deux ans, les choses commencent à s’installer à l’IUT, et j’ouvre doucement la porte des autres interventions possibles, en master, ou pour les doctorants de la région.

En conclusion, mille et une raisons qui m’ont tenu éloigné d’ici, quand je n’étais pas aspiré par l’exploration de l’histoire de notre ami Jean-Baptiste Bargoin. Mais promis, cette année j’ai décidé de reprendre la plume bloguesque, et j’ai quelques sujets en préparation qui j’espère ne tarderont pas à sortir. À très vite !

Les aventures du comte de Malamanteau

mercredi 26 octobre 2011

Cela fait quelques temps maintenant que j’ai mis les pieds (et la voix) à Radio Campus. C’est grâce à Lise, qui m’a invité à participer à son émission la Panthère Rouge. Dès le début, j’ai trouvé ça assez stressant, mais en même temps enivrant, motivant, passionnant. Ces derniers temps, les crénaux du dimanche n’étaient pas praticables pour moi, et j’ai petit à petit perdu le fil des émissions. Finalement, j’en ai fait assez peu avec Lise.

Et puis cette année, avec quelques amis, une idée a mûri : construire une émission de radio, toujours sur la même station, mais cette fois-ci à portée culturelle et musicale, autour d’un personnage imaginaire, le comte de Malamanteau. Ainsi, nous avons décidé de suivre son itinéraire à travers le monde, et de s’arrêter toutes les deux semaines dans un nouveau pays, afin d’en découvrir quelques-unes des facettes musicales et culturelle. Après notre première halte en Afrique du Sud, nous nous sommes arrêtés la semaine dernièe à Nairobi, au Kenya.

L’émission les aventures du comte de Malamanteau est bien sûr diffusée en direct, un mercredi sur deux de 18 heures à 19 heures, et rediffusée le mercredi suivant au même horaire. On peut soit l’écouter sur 93.3 FM, soit l’écouter en streaming sur le site de Radio Campus Clermont, ou encore écouter l’émission en podcast sur le site de l’émission, à l’adresse http://malamanteau.fr. Le blog n’est pas ici dans sa version définitive, nous travaillons à un site plus adapté. Faute de mieux pour l’instant, vous devrez vous satisfaire du moteur de blog d’arteradio, qui est assez limité, et peu adapté à nos envies.

Parmi les chroniques qui se mettent en place, on peut citer le « Canard sonore », animée par Virginie, un peu à la manière de Karambolage, en proposant un morceau de musique faisant référence à l’actualité. On retrouve aussi régulièrement la chronique de Romain « Folk is dead », une rubrique pleine d’énergie, qui vous surprendra par son contre-pied constant aux idées reçues. Enfin, nous anonçons à chaque fin d’émission la destination suivante, aussi n’hésitez pas à faire des suggestions musicales sur le blog de l’émission.

Sound of noise

dimanche 9 janvier 2011

Il y a quelques jours, je suis allé voir Sound of Noise, un film franco-suédois, un petit ovni. Pas mal de références amusantes, dans un film musical assez déroutant. Le Canard Enchaîné n’en fait pas une critique très élogieuse cette semaine. Mais je crois qu’il faut accepter de se laisser porter par la poésie de l’idée initiale, et par le côté un peu décalé de pas mal de situations pour l’apprécier. Pour vous donner un petit avant-goût de ce film, n’hésitez pas à visionner Music for one apartment and six drummers, réalisé par la même équipe. Je trouve ça assez frais.

Quand j’étais arrivé à Clermont-Ferrand, j’avais regretté de ne pas trouver d’équivalent du Katorza de Nantes, ou du TNB à Rennes. Mais les Ambiances a une programmation qui remonte le niveau des cinémas clermontois, heureusement qu’il est là.

Azulejos, jazz au poco

mardi 2 novembre 2010

La semaine dernière, je suis allé voir pour la deuxième fois Azulejos au Poco Loco, une salle de jazz vraiment chouette à Clermont-Ferrand, où l’on peut suivre la programmation de Jazz au Poco.

Azulejos est un groupe de flamenco-jazz de la région, qui tourne dans des coins assez variés — comme l’amérique du sud — et qui partage la scène avec des artistes très différents. L’année dernière, c’était un guitariste flamenco assez impressionnant qui était invité avec eux. Cette année, j’ai découvert à leurs côtés Nguyên Lê. La première partie du concert ne m’a pas emballé, j’avais du mal à accrocher au mélange des styles : le son d’Azulejos est plutôt acoustique, et Nguyên Lê explore de nombreuses possibilités offertes par sa guitare électrique. Mais la deuxième partie du concert a vraiment été chouette, je suis réconcilié avec cette rencontre musicale !

La prochaine date à ne pas rater au Poco Loco est le concert en hommage à Charlie Parker.

Zoltan of swing, l’Adresse, place du Mazet

mardi 28 septembre 2010

Ce week-end, au hasard d’une promenade très sympathique, nos pas ont été arrêtés par les notes qui s’échappaient d’un restaurant sur la place du Mazet. Il s’agissait de quatre jeunes gens, qui jouaient du jazz manouche. Après avoir discuté avec le quartet quelques instants, nous avons choisi de revenir y déjeuner.

C’est ainsi que nous avons apprécié un couscous végétarien à la table de l’Adresse (ledit restaurant), en écoutant la musique de Zoltan of swing. Ils se sont promenés autour du jazz manouche, en empruntant des voies amusantes, ont par exemple joué le poinçonneur des lilas, ou encore esquissé les notes d’un générique de film. Leur son était vraiment chouette, et je suis impatient de les retrouver dans les bars de Clermont

PS : en cherchant des renseignements sur le restaurant, je suis tombé sur le wiki de la ville de Clermont-Ferrand consacré à la rénovation de la place du Mazet. Bigre, on déploie des outils technologiques pointus pour satisfaire aux besoins de la démocratie participative !

Outlaw jam

vendredi 2 juillet 2010

Il y a peu, j’étais donc à Aix-en-Provence pour la conférence SMI 2010. Et coup de chance, les dates coïncidaient avec la fête de la musique. J’ai ainsi pu me promener dans les rues de la ville, le soir du 21 juin, à la découverte de sons (plus ou moins) locaux. les inévitables murs de son que l’on croise maintenant lors de cette soirée étaient bien sûr présents, comme dans la plupart des villes. Certains DJs proposaient des mix pas dénués d’intérêt, mais j’aime bien aussi partir ce soir-là à la découverte de sons plus classiques. C’est ainsi qu’aux détours d’une rue, je suis tombé sur un groupe de pop-rock à la composition assez classique : une chanteuse, une fille au clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Je crois que je suis tombé sous le charme de la voix de la chanteuse. Certes, c’était de l’anglais qu’elle chantait. En général, je préfère quand les groupes francophones choisissent le français. Mais le timbre chaud de sa voix était envoûtant, et je suis resté jusqu’à la fin du concert. Les amis des membres du groupe étaient aussi là pour mettre l’ambiance, et le public était assez conséquent. Un chouette moment.

À la fin du concert, ils n’ont pas manqué de préciser leur nom, que je me suis empressé de noter. Manque de chance, une erreur de manipulation m’a fait perdre ce nom… Alors j’ai écumé l’Internet, exploitant les différentes technologies proposées sur le réseau, scrutant les posts sur les forums, poursuivant de lien en lien l’information. On ne peut pas dire que le site de la mairie soit très causant. J’espérais y trouver une liste des groupes présents ce soir là, mais rien. Et puis, coup de chance, je suis tombé sur le site Cultismin, un blog regorgeant d’informations sur la région, et qui propose une liste des concerts de la soirée. Et ça a fait tilt. Mais bien sûr, ce groupe, ce sont les Outlaw jam !

N’hésitez pas à visiter leur site internet. Bon, si comme moi vous n’avez pas flash sur votre ordinateur, les possibilités sont restreintes. Mais l’annonce d’un site internet à venir est une bonne nouvelle. À suivre, donc !

Radio Nova à Clermont-Ferrand

jeudi 13 décembre 2007

Nova est une radio à la programmation variée, entre musique électronique, jazz, rock alternatif, etc. Depuis longtemps maintenant je l’écoute. Quand j’habitais à Nantes, elle avait commencé à émettre dans cette ville, aussi je l’écoutais en FM.

Malheureusement, quand j’ai aménagé à Rennes, puis à Clermont-Ferrand, impossible de la retrouver sur les ondes. Heureusement, internet permettait de l’écouter en stream. Dernièrement, la radio avait rejoint le bouquet de la freebox, en haute qualité.

Et puis cet après-midi, en écoutant d’une oreille discrète la radio, je viens de découvrir qu’elle émet maintenant aussi à Clermont-Ferrand !

En cherchant un peu sur internet, je suis tombé sur ce billet de 63power.com qui annonce aussi l’arrivée depuis octobre à Clermont-Ferrand de Fréquence Jazz et de Radio FG (certes, pas Underground FG, mais c’est déjà pas mal).

Que de bonnes nouvelles !