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Archive pour la catégorie 'Ma vie'

Un mot qui manque

Lundi 11 août 2008

Dans son roman 1984, George Orwell présentait un monde totalitaire où la liberté de penser était bridée par l’appauvrissement de la langue. En effet, difficile parfois d’exprimer quelque chose qu’on a à l’esprit, et pour lequel aucun mot ou expression n’existe. On peut l’expliquer par comparaison, mais c’est souvent compliqué, ça implique une gymnastique de la langue et de l’esprit qui nuit à la communication.

Il existe ainsi un mot dont j’ai voulu me servir plusieurs fois, mais qui n’existe pas en français. Après en avoir discuté avec une amie allemande, il semble qu’en allemand non plus il n’existe pas. Je vais donc procéder par comparaison pour le décrire ici, et j’espère qu’un lecteur saura proposer un mot correspondant à cette idée.

Beaucoup de mots permettent de décrire l’idée que l’on fait la différence entre deux individus suivant une de leur caractéristique. Par exemple, le sexisme est le fait de considérer différemment deux personnes suivant leur sexe, le racisme suivant l’origine de l’individu, etc. Pour ces différentes idées, il existe bien sûr des mots qui permettent de décrire, de manière plus précise, non que l’on fait une différence entre deux états possibles, mais qu’on en favorise clairement un. Ainsi, la mysoginie est le fait de manifester un dédain ou une hostilité envers les femmes. Ce mot se place à un niveau différent de sexisme.

Or, en ce qui concerne les préférences sexuelles, on dispose du mot homophobie qui décrit une hostilité envers les homosexuels. On peut placer ce mot sur le même plan logique que la mysoginie : privilégier un état entre deux.

Mais (et c’est là que je veux en venir), il n’existe pas de mot qui serait à sexisme ce qu’homophobie est à misogynie.

Certes, la grande majorité des disciminations sur des personnes suivant leur choix sexuel le sont à l’encontre d’homosexuels. Pourtant, qu’en est-il des bisexuels ? Et si un hétérosexuel se fait refuser un emploi dans un établissement à fréquentation homosexuelle, il n’a pas été l’objet d’un traitement homophobe. On dira sans doute hétérophobe. Le générique d’homophobe, hétérophobe et biphobe (?) n’existe pas, c’est l’idée de ce billet.

Je trouve ça fou, pas vous ?

Hauts de Clermont

Dimanche 20 juillet 2008

Dans un précédent billet, j’avais présenté ici un panorama de Clermont-Ferrand vu du puy de Chanturgue. Ce puy fait partie des Hauts de Clermont, un ensemble de puys situés au nord de Clermont-Ferrand.

Cette zone non constructible, au passé vigneron que l’on tente de faire renaître (c’est une zone AOC), où l’hôpital-sanatorium Sabourin fut installé pour profiter de la douceur du climat, cette zone donc, est un havre de paix à quelques pas de la capitale de l’Auvergne.

Or, la Communauté de Communes de Clermont-Ferrand a édité il y a peu une carte des chemins réhabilités qui parcourent le coin. Il semble que la relation avec les riverains ai été un peu compliquée, mais le l’ensemble a enfin été rendu accessible aux clermontois. Et quelle chance ! On se laisse ainsi guider, en parcourant les 40 kilomètres de chemins, pour accéder à des coins superbes, à des vestiges romains, à des vues imprenables.

Hauts de Clermont

L’ensemble est assez dépaysant, à quelques minutes ou presque à pied de Clermont-Ferrand, et est une bonne idée pour s’échapper de la ville un jour où le béton pèse trop.

Faire les choses à moitié

Dimanche 29 juin 2008

Quand on milite pour une cause que l’on considère importante, il existe plusieurs manières de le faire. Depuis la position intransigeante jusqu’à un certain laxisme compatissant.

Si l’on prend l’exemple du Logiciel Libre, on trouve parmi les gens convaincus de la justesse de cette cause plusieurs attitudes : l’intransigeance des gens qui n’envisagent de promouvoir et d’aider à installer que des logiciels libres, évitant par exemple de présenter des distributions proposant des logiciels propriétaires. À l’inverse, certaines personnes pensent que l’on doit proposer ces systèmes d’exploitation parsemés de logiciel propriétaire quand « il n’y a pas d’autre solution, et puis tout le monde a besoin de flash… » et que sans cette solution, les gens fuiront le Logiciel Libre car il serait incomplet en terme de fonctionnalité.

On retrouve ce type de dilemne par exemple dans le végétarisme. Ainsi, certaines personnes militent pour l’abolition de la viande chevaline. Or, je pense que c’est une erreur. En effet, cela implique que l’on considère certains animaux comme plus mangeables que les autres. Mais pourquoi ? Le cheval, s’il est élevé pour la viande, comme la vache, pourquoi un omnivore refuserait d’arrêter d’en manger alors qu’il consomme du bœuf ? Pour aller plus loin, si cette abolition était accomplie, alors je crois que rien ne pousserais les consommateurs à arrêter de consommer de la chair d’un autre animal. Les gens qui militent pour l’abolition de la viande chevaline disent que « ça serait un bon début. » Je pense qu’au contraire, ça ne sert à rien, disperse les énergies, et rassure les omnivores qui consomment une autre chair (« je ne fais rien de mal, c’est la chair du cheval que l’on doit éviter. »).

De la même manière, on parle beaucoup en ce moment dans le milieu de la défense du droit des animaux de Brigitte Bardot (qui a quelques démèlés avec la justice). Certaines personnes disent « mais elle a fait pas mal de bonnes choses pour les animaux, on peut la critiquer pour ses prises de positions racistes, mais il faut se souvenir de ce qu’elle a fait pour les phoques par exemple. » Mais si l ‘on prête attention à ses prises de position au sujet des animaux, on remarque qu’elles sont toujours orientées vers les animaux « mignons ». Cette prise de position spéciste, si d’un premier abord semble être favorable à la condition animale, peut aussi je pense entraîner l’effet inverse, car il n’y a pas que des animaux que l’humain trouve mignons…

En conclusion, je pense donc que faire les choses à moitié est loin d’être efficace quand l’on défend une idée, et que d’une certaine manière, cela nuit à la diffusion d’idées qui auraient été mieux véhiculées par un discours clair et sans concession.

Petite promenade à l’ouest

Dimanche 11 mai 2008

Il y a peu, j’ai profité d’une série de situations favorables et cohérentes pour aller me promener à l’ouest du Puy de Dôme.

Tout a commencé par la venue de ma sœur et de notre mère à Clermont-Ferrand. Nous avons passé quelques jours très sympathiques, à nous promener, discuter, cuisiner, échanger, et partager quelques bons moments avec ma fille et sa famille. Nous en avons notamment profité pour visiter l’exposition consacrée à Bibendum, le personnage publicitaire de Michelin, qui était visible au musée Roger Quillot. Vraiment très intéressant.
bibendum

Puis nous avons fait la route pour Nantes en voiture. Entre les visites de la famille et les amis, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. J’ai ainsi revu l’un de mes camarades de maîtrise de mathématiques, avec qui nous avons discuté d’algèbre de Clifford, qui l’intéresse d’un point de vue mathématique, et qui est un outil de plus en plus populaire dans mon domaine de manipulation de surfaces en informatique. Je suis aussi passé à Linux Nantes, pour un repas entre geeks, très sympa (nous étions bien 30).
Mon père m’a offert l’une de ses premières réalisations de sculpture par détournement d’objet: un porte-filtre construit avec deux cintres métalliques, en forme de papillon. Superbe! J’espère qu’il continuera sur cette piste, c’est vraiment chouette.
porte filtre

J’ai profité de ces quelques jours proches de la Bretagne pour faire une virée rapide à Rennes, où Raphaël et Claire m’ont emené à l’éventail, un petit restaurant bio, à l’ambiance très agréable, à la soupe excellente, et au jus de fruits délicieux.
Bouffe bio

Puis, après une fête de famille à Moulins (Deux-Sèvres), où nous avons passé une journée très agréable, j’ai passé quelques jours chez ma sœur à Chemillé. Entre quelques moments de boulot, nous avons passé nos soirées à jouer au clan du néon, éteignant ainsi avec mon beau-frère près de 11 enseignes. Une réussite!
Nous sommes aussi allé visiter le toit de l’Anjou, qui s’il n’est pas aussi haut que le puy de Dôme, offre tout de même une belle vue:
toit de l'Anjou

Enfin, j’ai profité de la qualité des recherches d’itinéraires proposés par le site internet de la Bahn (l’équivalent allemand de la SNCF) pour trouver un train de Chemillé à Futuroscope, alors même que le site de la SNCF concidérait ça comme impossible. J’ai ainsi devancé Émeline de quelques semaines dans cette gare de Chemillé.

Enfin, j’ai passé une journée au SIC, avec mon directeur de thèse, pour une réunion du groupe de travail Algèbre de Clifford du prides. Puis nous sommes rentrés par la route en Auvergne.

Dijon

Samedi 1 mars 2008

J’étais la semaine dernière à Dijon, pour suivre un stage sur les SIG. J’en ai bien sûr profité pour visiter la ville, qui m’était inconnue (du moins je l’avais visitée très jeune, impossible de m’en souvenir).

La première chose qui m’a marqué en arrivant, c’est le mobilier urbain : ils ont à Dijon les poubelles publiques que je rêve de voir à Clermont-Ferrand : elles permettent de faire du tri sélectif même quand on est dans la rue. Un peu plus loin, c’est le réseau de bus que j’ai apprécié : le bus pour la Cité Universitaire circulait jusqu’à minuit, avec une fréquence très appréciable. Et surtout, s’ils ont sû améliorer le réseau en proposant des affichages high-tech aux arrêts et dans les bus, ils ne sont pas tombés comme à Clermont-Ferrand dans la surenchère stupide des cartes RFID de fliquage des passagers… Et surtout, les validateurs de titre de transport ont ce look 80’s… la grande classe !

Pour me simplifier la vie, j’avais choisi de réserver une chambre en Cité Universitaire, pour profiter notamment de sa présence sur le campus. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que le bâtiment où j’ai loger allait être détruit le surlendemain !

poubelle avec tri sélectifvalidateurchambre Cité UMaison à colombage

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J’ai aussi profité de cette escapade pour découvrir les maisons à colombage du centre de la ville, ses halles couvertes, les superbes toits colorés des maisons, ou encore la place de la Libération

Panorama place de la Libération, Dijon

Statistiques de blog

Lundi 28 janvier 2008

En regardant sur le côté du blog, là où l’on peut naviguer par mois, j’ai cru remarquer qu’il y avait une certaine régularité dans le nombre de billets que j’écris ici par mois. J’ai donc rapidement tracé un graphe pour étudier ce comportement…

Nombre de billets par mois

Et finalement, ce qui en découle, c’est le faible nombre de posts pendant la période estivale, et une pointe en octobre, du moins sur les deux premières années entières. Rendez-vous dans un an donc, pour voir si l’évolution est identique.

Et sur vos blogs, on observe aussi une régularité ?

Edit  j’ai pris le temps d’extraire les statistiques sur les commentaires des billets, comme proposé par Joss. Un billet de ce blog est particulier, il comporte plus de 200 commentaires. Aussi j’ai réalisé deux séries de statistiques : avec et sans le billet #68.

Nombre de commentaires

Ensuite, deux diagrammes sur le modèle du diagramme des billets, mais cette fois-ci pour les commentaires, une fois sans le billet #68, une fois avec.

Commentaires (sans billet #68)
Commentaires (avec billet #68)

On remarque ici aussi un calme pendant la période estivale, et un autre en début d’année, probablement influencé par la fréquence des billets que je poste.

Décroissance

Dimanche 27 janvier 2008

Alors que Barbux démarre un blog sur la décroissance, « Journal d’une décroissance amorcée », je continue à m’intéresser à la question.

En effet, plusieurs de mes choix de vie et politiques concordent avec la décroissance : le végétarisme, l’écologie, le logiciel libre ou encore le refus du capitalisme et du « travailler plus pour gagner plus. »

J’ai ainsi adopté de nombreux gestes simples qui vont dans ce sens : je suis abonné au biaujardin, je ne possède pas de voiture et privilégie la marche à pied et les transports en commun les moins polluants, je profite que les logiciels libres ne nécessitent pas d’ordinateurs surpuissants (contrairement aux systèmes propriétaire modernes) pour utiliser mon ordinateur plus longtemps, j’évite d’acheter des aliments produits loin ou avec beaucoup d’emballages, etc. Bien sûr, c’est perfectible. Chaque jour, je découvre des habitudes encore améliorables, et certaines sont difficiles à perdre. Ce ne sont que des petits pas, et pas un choix de vie radicalement différent : j’habite encore en ville, fais une partie de mes courses dans une grande surface, travaille dans un bureau…

Cependant, la décroissance sans réflexion n’est probablement pas non plus le bon chemin. Ainsi, tous les bénéfices sociaux que nous avons acquis ne doivent pas être abandonnés [1]. De la même manière, des questions persistent. Par exemple il y a peu j’ai acheté une planche à découper. J’avais le choix entre une planche en bois assez classique, et une planche en bois de bambou. Il y a plus de chance que la planche en bois ai été fabriquée proche de chez moi. L’impact écologique de son transport est donc moindre. Par contre, le bambou est un matériaux très résistant (dont on annonce qu’il sera probablement le remplaçant du plastique pour de nombreux usages), mais un peu exotique. À ma place, qu’auriez-vous choisi ? La planche économe à fabriquer, ou celle qui durera le plus longtemps ?

Le Clan du Néon

Samedi 12 janvier 2008

J’ai de plus en plus de mal à supporter les comportements outrageusement non écologiques. Il est vrai que parfois, les comportements respectueux de notre planète sont difficiles à adopter, tant ils semblent contraignants. Mais quelle satisfaction personnelle quand on y arrive !

D’autres comportements sont simple à adopter. Ceux-là font parfois appel à notre intérêt économique, comme par exemple éteindre la lumière quand on sort d’une pièce. Un geste simple, qui supprime la consommation inutile d’un peu de notre planète. Dans le même registre, l’éclairage de bâtiments publics, souvent historiques, me gène souvent. Il est vrai que c’est superbe, mais que de ressources consumées pour un plaisir futile, voire même souvent ignoré !

Mais le summum de la consommation lumineuse inutile est pour moi l’éclairage des enseignes de magasins, notamment la nuit. On se demande où est l’intérêt pour le commerçant : montrer sa puissance économique (« c’est moi qui ai la plus grosse ») peut-être ? Toujours est-il que c’est vraiment insupportable, ce comportement illustrant vraiment le manque de sens civique, de respect d’autrui et le manque de valeurs écologiques des propriétaires.

Et c’est là qu’intervient le Clan du Néon. Ces gens ont choisi de prendre les choses en main, et se font une joie d’éteindre ces enseignes nocturnes. Et ce, sans rien déteriorer. Ils profitent le l’interrupteur placé en façade des magasins, qu’ils basculent sur « off », et le tour est réglé.

Cher Clan du Néon, merci de nous redonner le sourire !

Radio Nova à Clermont-Ferrand

Jeudi 13 décembre 2007

Nova est une radio à la programmation variée, entre musique électronique, jazz, rock alternatif, etc. Depuis longtemps maintenant je l’écoute. Quand j’habitais à Nantes, elle avait commencé à émettre dans cette ville, aussi je l’écoutais en FM.

Malheureusement, quand j’ai aménagé à Rennes, puis à Clermont-Ferrand, impossible de la retrouver sur les ondes. Heureusement, internet permettait de l’écouter en stream. Dernièrement, la radio avait rejoint le bouquet de la freebox, en haute qualité.

Et puis cet après-midi, en écoutant d’une oreille discrète la radio, je viens de découvrir qu’elle émet maintenant aussi à Clermont-Ferrand !

En cherchant un peu sur internet, je suis tombé sur ce billet de 63power.com qui annonce aussi l’arrivée depuis octobre à Clermont-Ferrand de Fréquence Jazz et de Radio FG (certes, pas Underground FG, mais c’est déjà pas mal).

Que de bonnes nouvelles !

Design web : la fête du libre

Vendredi 30 novembre 2007

Il y a quelques jours Thomas Petazzoni m’a contacté au sujet du nouveau site internet de promotion de l’événement Libre en Fête. Il s’agit d’un événement qui se déroule en France au printemps, pour promouvoir le Libre.

Or, l’ancien site est d’apparence assez vieillot. Je lui ai donc proposé un nouveau design, en axant l’apparence sur le thème du printemps :

lef.png

Évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher d’y mettre une coccinelle, peut-être une référence à PPALAUC !?! La silhouette de l’arbre est quelque chose que j’ai imaginé en me souvenant du site internet de Tom

Edit : depuis, j’ai un peu modifié le design pour en faire une version moins gourmande en place, qui s’affiche mieux sur les petites résolutions.