jmtrivial

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Archive pour la catégorie 'Lectures' s'abonner au flux

676, le livre

Dimanche 29 mars 2009

Le mercredi 25 mars 2009 est sorti en librairie « 676 » de Yan Gérard. Ce mercredi, donc, je me suis précipité en librairie pour acquérir un exemplaire de ce roman. C’était la première fois que je poussais la porte d’un libraire le jour d’une sortie nationale, et je pensais naïvement que le roman serait déjà dans les rayons. La librairie que j’avais choisi ne fait pas partie d’une grande chaîne nationale, et on m’a répondu qu’il fallait attendre quelques jours. Ce n’est donc que vendredi soir que j’ai pu me jeter dans la lecture de « 676 ».

Couverture 676
Vous allez me dire, pourquoi tant de précipitation, et pourquoi cet achat, alors que j’avais défendu ici il y a quelques temps ma préférence pour les bibliothèques publiques. La raison en est toute simple : l’auteur de ce thriller mathématique ne m’est pas inconnu, et depuis quelques années que je suis au LIMOS, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer à de nombreuses reprises. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps…

En quelques mots, ce roman est un thriller rythmé et passionnant, où les mathématiques sont au cœur de l’intrigue. On y découvre ainsi une partie de l’histoire des grandes énigmes mathématiques et des grands hommes qui les ont explorées, mais aussi toute une dimension ésotérique qui rend le roman d’autant plus trépidant. L’intrigue tient en haleine, et les passages historiques et scientifiques ne nuisent en rien à son rythme, au contraire. L’enquête mène le lecteur à travers plusieurs villes des États-Unis et d’Europe, on a du mal à lâcher le livre, les scènes s’enchaînent, nous faisant parfois oublier qu’il ne s’agit pas d’un film tant le style et la structure y font penser.

N’hésitez pas à visiter le site internet dédié au roman. Je vous invite vraiment à le lire, que vous soyez ou non attiré par les mathématiques, car si c’est un élément important du contexte, il n’est pas nécessaire de maîtriser cette science pour apprécier le roman.

  • « 676 », de Yan Gérard, aux éditions Léo Scheer.

Des livres en liberté

Mardi 11 novembre 2008

J’aime les livres. J’imagine que nous sommes plein comme ça, à avoir depuis notre plus tendre enfance dévoré des bibliothèques vertes, aimé les journées pluvieuses qui permettent de rester bien au chaud, avec une pile de bouquins. Le contenu est passionnant, évidemment. On apprend à explorer le monde avant de pouvoir le faire soi-même, assis sur l’épaule du narrateur, comprenant avant l’heure ce que les relations d’adultes peuvent être. On découvre aussi ses goûts en terme d’auteur, de style, d’époque, de sujets…

Mais un livre, en plus d’être une histoire, c’est aussi un objet. Certains le voient comme une coquille, rendue obligatoire par notre existence physique. D’autres idolâtrent cet objet, s’interdisant d’enlever la jaquette, ne déplaçant jamais le ruban marque-page pour qu’il soit toujours bien repassé, plaqué contre la 2e de couverture, s’assurant qu’on n’a jamais posé le livre à l’envers sur une table. Quelle tristesse ! Bien sûr, l’objet sera toujours tenu à quatre épingles, serré dans une bibliothèque de salon, traversant les âges. Mais un livre, c’est fait pour être lu ! Chaque minute où il dort au fond d’un rayon, c’est une occasion de perdue pour lui.

J’aime donc lire dans des livres ayant vécu, dont on voit que plein de gens différents ont tourné les pages. On sait alors qu’il n’a pas eu le temps de prendre la poussière, qu’il a servi l’auteur plein de fois, pour des gens tous différents. Au travers de plein de petits détails, on imagine l’histoire des lecteurs passés, on a alors la sensation de partager avec eux, malgré la barrière du temps.

Livres

C’est précisément ce que permettent les bibliothèques (associatives, municipales, médiathèques, etc.). Ces lieux sont pour moi l’un des endroits les plus riches du monde. L’endroit où l’on croise des livres qui ont une histoire, où l’on partage, où tous avons un accès égal aux documents. Je n’aime pas posséder les livres, je me sens coupable de les emprisonner, car même si les prêter est possible, on n’arrivera jamais à la magie de la main qui virevolte sur les étagères d’une bibliothèque publique, à la recherche d’un ouvrage précis, d’un auteur, ou juste du hasard d’une rencontre.

C’est dans une médiathèque de Nantes que j’ai croisé le premier bouquin sur le Libre, dans un bibliothèque de Rennes que j’ai trouvé « Végétariens, raisons et sentiments » qui m’a aidé à comprendre ce que je savais déjà, c’est à la bibliothèque municipale de La Chapelle-sur-Erdre puis à la médiathèque de Nantes que j’ai exploré les romans de science fiction qui ont bercé mon enfance, que j’ai épuisé les Arsène Lupin, dévoré les Victor Hugo, et butiné au hasard des rayons des titres que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser autrement.

Ce hasard, qui fait qu’on tombe sur un classique, qu’on apprend à le découvrir sans connaître forcément son histoire, ou encore qu’on le trouve après en avoir lu un extrait quelque part, cette magie qui fait qu’à 800 km de son dernier domicile, on retrouve un livre qui a bercé notre enfance, sur les étagères d’une nouvelle bibliothèque, c’est fabuleux ! L’accès à tous à la culture, un symbole de la République, tous égaux face à la lecture, sans a priori sur la quantité de bouquins du foyer familial.

Libérez les livres ! Fréquentez et faites fréquenter les bibliothèques…

Typographie

Jeudi 28 août 2008

Êtes-vous de ceux qui aiment utiliser des majuscules accentuées ? Aimez-vous mettre un espace avant un caractère « : » ? Voire même composer une espace devant les doubles ponctuations ? Que pensez-vous de la forme abrégée « Mr » pour monsieur ? Utilisez-vous le caractère « œ » ?

Pour ma part, je cultive un certain intérêt pour la typographie et l’orthotypographie. C’est-à-dire pour l’art qui consiste à composer à l’aide de caractères un document, en respectant les règles en rigueur, aussi bien en terme de caractères à utiliser, qu’en terme d’abréviations, ou encore d’orthographe.

J’avais l’impression jusqu’à présent d’être un peu seul à porter un intérêt à cette chose. J’avais repéré quelques ressources intéressantes disponibles sur la toile. Et puis en discutant de ces questions à droite ou à gauche, j’ai remarqué que pas mal de monde s’y intéressait, depuis les fans de la netiquette jusqu’aux professeurs de français, et d’une manière plus large aux amoureux de beaux livres.

Aussi je vous propose ici une courte sélection de liens et documents, afin d’en faciliter l’exploration, notamment en apprenant à maîtriser un vocabulaire spécifique riche et parfois déroutant :

  • Petites leçons de typographie de Jacques André est un recueil très complet et accessible sur les règles typographiques françaises. Son gros avantage est d’être pédagogique, et d’aider le débutant à découvrir cet univers ;
  • Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Paris : Imprimerie nationale est un document de référence, au contenu nettement plus pointu que les leçons de Jacques André, mais qui propose l’avantage d’une présentation en ordre alphabétique qui le rend très facilement consultable ;
  • Le Typographe est un site internet qui traite de l’actualité de la typographie et des fontes ;
  • irisa-typographie est une liste de discussion autour des questions de typographie, où l’on pourra trouver des conseils et renseignements pointus sur la question.

Revue de presse

Samedi 19 juillet 2008

Ces derniers temps, je me suis pas mal déplacé en train. J’en ai donc profité pour lire un peu, et voici une revue de presse sans ordre ni exhaustive sur l’écologie et la politique.

Le journal de la décroissance

J’ai découvert la Décroissance par hasard, au fil d’une conversation. Contrairement à Terra Economica, dont Cyto a parlé dans son blog, ce mensuel ne s’adresse pas forcément à des bobos écolos, mais prend aussi position sur des questions sociales fortes, a une position politique très marquée à gauche, propose des articles de fond et des réflexions assez intéressantes. Par exemple, dans le numéro de cet été, un article gratte-poil sur Disneyland Paris confirme ce que je croyais avoir compris de ce temple à la consommation.

Un autre article passionnant de ce numéro présente Curitiba (Brésil) comme un exemple de ville où l’urbanisation a été pensée dès le début pour rendre la ville humaine, structurée autour de transports en commun efficaces, et proposant des espaces de vie piétons agréables (avec notamment 51m² d’espaces verts par habitant).

Enfin, un article à l’opinion bien trempée fait remarquer que la télé publique sans pub, c’est bien, mais que la solution serait plutôt de lutter contre ce média qui est « une envahissante coulée diarréhique »…

Le défi climatique, n°31 des Dossiers de La Recherche

Voilà un dossier passionnant, qui fait le tour des connaissances des climatologues et des géographes, afin de tenter de répondre à nos craintes de bouleversement climatique. Le genre de revue à mettre entre les mains de Claude Allègre, celui-là même qui nous sort des phrases du type « la cause de la modification climatique contemporaine reste incertaine et n’est pas forcément due à l’activité humaine. » Riche en informations, cette revue tord le cou à plusieurs idées reçues, comme par exemple l’importance du Gulf Stream sur la douceur du climat européen. On y évoque aussi entre autres les dégâts causés par l’élevage industriel, causant des émissions de méthane très élevées.

Le message principal est porté par Rajendra Pachauri, prix Nobel de la paix en 2002, qui annonce « Il faut changer notre mode de vie. » Position à mettre en relation avec les positions du journal de la Décroissance ;)

Construire un monde durable, hors série n°243 de Science & Vie

Science & Vie a été la revue de mes années lycée. Arrivé à la fac, je lui ai préféré Pour la science, que j’ai trouvé plus riche. De temps en temps, quand le sujet est intéressant, je retrouve en kiosque Science & Vie. Mais régulièrement je suis déçu par la forme des articles, qui sont plus des brèves que des articles, et par l’approche presse à scandale (« on a inventé la lévitation ! » & co). Cependant, ce numéro consacré à l’écologie et au développement durable est assez intéressant, notamment par les informations qu’il comporte, la diversité des sujets évoqués et synthétisés en tableaux récapitulatifs…

Parmi les informations intéressantes, on trouve en vrac qu’une famille utilisant un sèche-linge consacre 15% de sa consommation électrique à cet appareil, ou encore des réflexions sur le type de ville qui implique le moins de pollution. Ainsi, on y retrouve l’idée — que j’avais déjà évoqué ici — que les citadins ayant fait le choix de se passer de voiture subissent la pollution des automobiles des rurbains et ruraux, alors que ces derniers reprochent à la ville sa pollution. On y lit encore que plus une ville est dense, moins elle pollue (moins de transports, moins de chauffage, etc.), et que la quête des Français d’un pavillon en zone périurbaine est une véritable aberration écologique. La mixité des lieux de vie, de travail et de commerces est aussi évidemment évoquée (ah ces cités-dortoir, qui entraînent plus de pollution qu’autre chose, quel bonheur…).

On y parle bien sûr de la non-solution que représentent les agrocarburants (appelés par certains biocarburants), sujet aussi abordé par la Décroissance. Et plein d’autres choses intéressantes.

Le canard enchaîné

Et pour finir ce petit tour d’horizon du kiosque estival, l’incontournable Canard Enchaîné, qui raconte comment notre président a gentillement aidé Bernard Tapie à « rafler 40 millions d’euros net » ou encore témoigne de la médiocrité des services du site internet Voyage SNCF. On peut aussi y lire comment les logements sociaux vont diminuer dans les années à venir, car non renouvelés faute de règlement par l’État d’aide au financement, comme il l’avait prévu initialement. Mais on est habitués maintenant aux agissements en catimini du gouvernement, anti-démocratique au possible…

Non au viol de la démocratie

Jeudi 31 janvier 2008

Alors que doucement on prend pour le peuple des décisions qu’il aurait contesté en temps normal, nous nous taisons, en acceptant le choix des urnes que nous avons fait collectivement (du moins c’est le principe d’une démocratie).

Mais voilà, notre cher gouvernement, non content de décréter que dormir dehors sera passible de prison, vient de nous forcer la main en adoptant la révision de la Constitution préalable à la ratification du traité européen de Lisbonne. Puisque le peuple ne veut pas d’une Europe économique écrasant le citoyen, alors imposons-la lui !

nous voulons un référendum

Je vous conseille de passer par le blog d’Olivier Bonnet, Plume de presse, où vous trouverez un billet très intéressant sur la question ainsi que de nombreux autres. Et bien sûr, pensez à signer la pétition :

Cuisine végétale

Samedi 7 juillet 2007

Depuis quelques temps maintenant, j’ai chez moi une consommation végétalienne, c’est-à-dire que je ne mange plus de produits laitiers ni à base d’œufs.

C’est un choix lié à des convictions, je vous conseille d’ailleurs à ce sujet la lecture de l’excellent livre de Thierry Souccar intitulé « Lait, mensonges et propagande » qui décrit la manière dont les produits laitiers se sont fait récemment une place massive dans l’alimentation humaine. En s’appuyant sur diverses publications récentes, il met en garde contre cette consommation, notamment d’un point de vue santé. En quelques mots, voilà ce que l’on peut entre autres y lire :

  • Le lait est un aliment qui sert aux mammifères dans les premiers mois de leur vie à grandir de manière incroyable, à finir de préparer leur organisme à la vie adulte. Une fois sevrés, les mammifères ne consomment plus naturellement de lait (on en donne bien aux chats, mais qui s’est renseigné sait que ce n’est pas un aliment qui leur convient). L’homme est donc le seul animal à continuer à s’alimenter d’un aliment de croissance alors qu’il a atteint sa maturité de sevrage.
  • De plus, il consomme le lait prévu pour un autre animal, qui a une masse corporelle beaucoup plus importante que lui. Quand on voit la croissance qu’a un veau dans les premiers mois de sa vie, on imagine la puissance énergétique de cet aliment, complètement disproportionnée à nos besoins.
  • Dans ce livre, l’auteur met en avant une autre particularité de la consommation de lait de vache par l’humain : cette consommation est très récente, du moins dans ces proportions. Aussi, depuis le début du siècle, on n’a cessé d’augmenter la production de lait d’une manière fulgurante, imposant aux vaches de produire toujours plus. La seule solution pour qu’une vache produise autant est qu’elle ai régulièrement une portée. Aussi, dès qu’elle met à bas, on attend quelques mois, et on la réinsémine à nouveau. Or on sait que la production d’hormones femelles est énorme quand l’embryon se forme. Et on sait aussi que les hormones passent très facilement dans le lait. Il a été prouvé que la proportion d’hormones femelles était très nettement supérieur dans le lait d’aujourd’hui que dans le lait d’il y a 100 ans. Et ce n’est pas sans danger pour l’équilibre hormonal des humains.
  • La première raison avancée pour la consommation du lait est l’apport en calcium. D’après les discours officiels, sans ça l’ostéoporose nous guetterais au tournant. Or, les pays asiatiques, qui ne consomment presque pas de lait, sont ceux où l’on rencontre le moins d’ostéoporose. On observe d’ailleurs une corrélation très marquée entre cas d’ostéoporose et consommation de lait. L’explication avancée dans ce livre est la suivante : les os ont une capacité finie de regénération. Or, à chaque fois que l’on apporte du calcium, on force la regénération des os, diminuant d’autant cette capacité dans le futur. En ayant eu des os forts pendant toute sa jeunesse par surconsommation de calcium, il en découlerait une fin de vie plutôt poreuse…
  • Enfin, une analyse comparative de la taille moyenne des individus d’un pays en fonction de la consommation de lait est réalisée. On remarque aussi la vertigineuse croissance récente des humains, qui dépasse de loin la croissance du siècle précédent, et qui coïncide avec la consommation de lait de vache, produit ayant à l’origine rôle d’aide à la croissance…

Beaucoup de gens pensent que la cuisine végétalienne est compliquée. Comme je suis persuadé que non, et que je partage cette opinion avec quelques amis, nous venons de créer chacun un blog de cuisine végétale, et les avons fédéré dans un planet:

Ça commence tout juste, alors il n’y a pas encore énormément de contenu, mais je pense que c’est un bon début pour découvrir cette cuisine saine et simple.

Utopiales 2007

Jeudi 2 novembre 2006

Je regrette encore une fois de ne pas être à Nantes en novembre, comme chaque année… Car comme chaque année, du 2 au 5 novembre se déroulent les Utopiales: un festival de science-fiction à la qualité, avec cette année une programmation encore une fois géniale:

  • Invité d’honneur: Kim Stanley Robinson, l’auteur de la trilogie martienne, l’un de mes romans de science-fiction favoris;
  • Une édition nettement marquée par la science-fiction soviétique, dont je raffole (kitsch au possible, avec une réponse à l’américanisme envahissant de notre science-fiction)
  • et certainement des actions de Linux-Nantes, qui rate rarement l’occasion de croiser science-fiction et informatique.

Bref, si vous n’êtes pas loin, courrez-y!

Ville et mobilités durables

Dimanche 11 juin 2006

Ville et mobilités durables est le titre d’un supplément du numéro 398 de La Recherche, un magazine de vulgarisation scientifique que j’ai eu le temps de parcourir ce week-end (merci Elise). Il est sous-titré Habiter et se déplacer à l’heure du changement climatique, et ses articles sont tous plus intéressants les un que les autres.

Lire le reste de cet article »