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Archive pour la catégorie 'Genova' s'abonner au flux

Au revoir, Genova !

Mercredi 14 juillet 2010

Comme je l’annonçais ici dans un précédent billet, je serai dès la rentrée prochaine enseignant-chercheur à Clermont-Ferrand. La semaine dernière, j’ai donc quitté définitivement l’Italie, où j’ai habité pendant une petite année à Gênes. Cette année a été passionnante sur tous les points de vue, tant professionnellement que pour la vie au quotidien. C’est définitivement la taille de ville où j’aime vivre au quotidien.

Après quelques jours de repos en France, agrémenté de quelques tâches administratives passionnantes (hum), je m’envole pour un mois en Australie, et plus précisément à Brisbane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un projet en commun, financé par l’Union Européenne (projet FAST), et visant à proposer des méthodes et outils améliorant la détection de la maladie d’Alzheimer. Je m’intéresse en particulier aux questions de correction topologique des modèles 3D reconstitués à partir d’images IRM. Un mois que j’espère passionnant ! Si vous avez des suggestions de visites touristiques à effectuer durant les week-ends, n’hésitez pas. Je vous en remercie d’avance.

Bricolage du samedi

Dimanche 2 mai 2010

Il y a les bricoleurs du dimanche. Ceux qui ont chez eux tout ce qu’il faut, qui manient avec habitude et précision scie-sauteuse, ponceuse à bande et autres serre-joints. Et puis il y a les bricoleurs du samedi. Ceux qui courent tout d’abord au rayon bricolage de la grande surface la plus proche, qui passent leur temps à demander des conseils, et tentent de réaliser quelque chose de pas trop bancal avec les moyens du bord. Je crois que parfois, je fais partie de ceux-là.

Depuis que je suis arrivé en Italie, je vis dans une collocation meublée. Ma chambre est assez sobrement équipée, aussi j’avais besoin d’y ajouter quelques éléments pour rendre plus agréable ces quelques mois. J’ai donc décidé d’utiliser l’un des deux lits comme canapé, puis j’ai entrepris de réaliser une table basse, en bon bricoleur du samedi.

Quelques temps auparavant, j’avais découvert avec joie des bouteilles de Coca Cola en verre, le texte peint en blanc. Très sobres, élégantes, je les avais gardées, en espérant les utiliser. Ce sont donc devenus les pieds de ma table basse. J’ai fait l’acquisition de colle, d’un pistolet à colle, et de deux planches, taillées sur mesure : 40 centimètres par 1 mètre de long. Quelques étapes de collage plus tard, les deux tables sont prêtes. Modulable, l’installation peut être utilisée de deux manières différentes, empilées ou juxtaposées…

table-basse-preview1

J’avais opté pour des trépieds, car je n’avais que 6 bouteilles. Mais je le regrette un peu, ce n’est finalement pas si stable…

Cibi e libri

Mardi 23 février 2010

Il y a peu, je pestais contre les focaccerias qui utilisent du gras de porc comme ingrédient dans leurs focaccias à Genova. Je n’ai pas eu à trop chercher pour en trouver une qui fait tout sans gras de porc, rue San Vincenzo. Un coin parfait, entre la gare et la via XX settembre, pour les samedis de promenade en ville.

cibi-e-libri

Alors pour ne pas trop effrayer les végétariens qui voudraient venir à Genova, je me devais de rapporter ici l’excellente surprise que j’ai eu en poussant la porte de Cibi e Libri, près de la maison d’enfance de Christophe Colomb.

Il s’agit d’un restaurant végétalien, dans l’esprit repas rapide. Les ingrédients sont bio et locaux, le propriétaire — un homme charmant — entretient de bonnes relations avec de jeunes producteurs de la région. Le vin rouge est d’ailleurs très sympa.

La spécialité du lieu est un steak végétal très réussi, tant en goût qu’en saveur, que l’on se voit servi avec une galette de riz, et des préparations à base de légumes, céréales et légumineuses, légèrement épicées ou non. Vraiment chouette. Pour ce que j’ai pu y goûter, les muffins vegan aussi sont excellents.

Pour finir de décrire le lieu, imaginez bien qu’avec un nom comme celui-ci vous trouverez pas mal de livres posés sur les étagères. Le restaurant propose également une connexion à internet gratuite (avec notamment des prises réseau, un rêve pour qui fuit le sans-fil), et d’après les discrètes notes, semble être gay-friendly. Bref, un endroit super fréquentable ! Adopté !

Si vous voulez plus d’informations sur le restaurant, ou sur Lorenzo, le propriétaire du lieu, je vous invite à parcourir la toile :

À noter que pour couronner le tout, Lorenzo parle anglais et français, en plus de son italien natal.

Désillusion végétarienne

Vendredi 12 février 2010

Lorsque je suis arrivé à Genova, j’ai été agréablement surpris par les plats régionaux, qui étaient pour la plupart végétariens : focaccia, torta (un genre de tarte ou quiche, généralement aux légumes verts), minestrone alla genovese, pâtes au pesto et autres légumes farcis, dans l’ensemble je trouvais ça assez chouette.

Et aujourd’hui, la désillusion : j’ai découvert grâce à une de mes collocataires que de nombreuses focaccerias fabriquent leurs focaccia en utilisant… de la graisse de porc ! Il semble même que pas mal de pizzerias en utilisent aussi pour leurs pizza. Bigre, diantre, sacrebleu !

J’ai donc commencé à répertorier les informations que je pouvais trouver sur internet à ce sujet, notamment les adresses de maisons qui fabriquent leurs aliments sans produits animaux : vie à Genova (wiki).

Le pire, dans tout ça, c’est qu’il semble que ce soit une raison de coût qui pousse les artisans et fabricants à faire ce choix, et que ça n’est pas meilleur, bien au contraire.

PS : une question plus futile m’ennuie. Je voudrais écrire torta au pluriel. En italien, c’est torte. Mais en général, les mots qui viennent de l’italien dans la langue française ont un pluriel à la française, comme par exemple pizzas au lieu de pizze. Quelle est l’orthographe correcte de ces mots au pluriel ?

Poster topologique

Mardi 2 février 2010

Depuis que je suis en Italie, je me suis installé d’une part dans un nouvel appartement, et d’autre part dans un nouveau bureau au laboratoire. Cependant, je n’avais amené avec moi qu’une grosse valise, donc point de posters, de tableaux et autres décorations d’usage. Mes murs étaient bien vides. À tel point d’ailleurs qu’on me l’a fait remarquer gentillement plusieurs fois au labo.

Mais au lieu de tomber dans la facilité, et de faire l’acquisition d’illustrations dans le commerce, j’ai commencé à réfléchir à une méthode personnelle pour couvrir ces murs. Il faut dire que les murs de ma chambre font bien dans les 5 mètres de haut, il fallait donc que je trouve quelque chose d’efficace. Après quelques temps de réflexion, et aux vues des éléments que j’avais à disposition, une idée à commencé à germer… Mais vu la complexité de la tâche, j’ai choisi de réaliser d’abord un poster pour mon bureau, où les murs sont de taille plus raisonnable.

J’ai donc fait l’acquisition d’une petite pile de feuilles A4 rouges pour compléter la ramette de papier blanc que j’avais à disposition. Je me suis muni de courage, et d’une bonne dose d’organisation. Puis j’ai commencé. Bah, finalement ça ne m’a pas pris plus d’un week-end et un soir, c’était donc assez faisable. Il m’en faudra cependant un au moins trois fois plus grand pour ma chambre. Et voilà, mon bureau est décoré maintenant :

J’ai donc utilisé 24 carrés blancs de 21 cm par 21 cm de côté, espacés chacun de 3 cm, puis j’ai découpé les silhouettes que j’avais auparavant esquissées sur du papier rouge :

C’est nettement inspiré des illustrations que j’avais réalisées pendant la rédaction de ma thèse, et qui racontent un peu mes travaux de recherche. Évidemment, le sujet sera différent dans ma chambre, mais je pense utiliser la même technique.

Edit : si vous souhaitez vous aussi réaliser un tel poster, ou connaître la manière dont je l’ai réalisé, je vous invite à consulter le making-of numérique du poster.

En touriste à Genova

Lundi 16 novembre 2009

Malgré la pluie qui vient rendre visite à la ville chaque week-end, j’ai réussi à passer entre les gouttes pour capturer quelques images de cette ville, et commencer à la arpenter. Alors bien sûr, je n’ai pas eu le temps d’aller partout, la ville faisant bien 30 km de long. Je n’ai pas non plus sorti l’appareil photo à chaque fois que je trouvais quelque chose d’intéressant, sinon je ne l’aurais pas lâché de la journée.

Pour cette première visite, vous verrez donc quelques gouttes de la ville, un pointillé de détails, depuis les quartiers récents (quelques siècles) jusqu’au vieux centre historique, où la lumière manque tellement qu’on ne peut guère prendre de photos.

Panorama de Genova

Suivez donc le guide : Genova, première visite.

Pince à linge

Jeudi 12 novembre 2009

Cela fait maintenant quelques jours que je suis arrivé à Gênes, et petit à petit je découvre la ville qui va être la mienne pendant une année. Pour l’instant, j’avoue, je passe plus de temps avec principalement l’équipe de recherche qui m’accueille qu’à faire le touriste dans la ville. Donc point de photos pour l’instant, certainement ce week-end aurai-je le temps d’en prendre.

pince
Cependant, je ne résiste pas à l’envie de vous raconter ma première péripétie. Comme tous les jours ou presque depuis de nombreuses années, je porte accroché à mon col de chemise une pince à linge. La couleur change chaque jour ou presque, suivant la tenue.

Or donc, quelques jours après mon arrivée au laboratoire, l’un des chercheurs m’a demandé pourquoi je portais cette pince à linge. Il n’y a jamais vraiment eu de raison, et cette fois-ci je n’avais pas inventé de nouveau prétexte comme il m’arrive parfois de le faire, alors je lui ai répondu que c’était « juste comme ça ». Quelques temps plus tard, il m’a expliqué la raison de sa question : il y a deux mois environ, ont eu lieu les élections internes du parti démocrate en Italie. Et les membres du parti avaient choisi comme symbole pour rappeler cette élection aux autres membres… une pince à linge, accrochée à leur col de chemise ! Ouch ! Ce jour-là, je portais une pince à linge de la couleur de ce parti (vert), d’où sa question… C’est la première fois que je découvre un sens à ce petit objet. :)