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Archive pour la catégorie 'culture' s'abonner au flux

Actualité clermontoise

Mardi 16 novembre 2010

En ces temps chaotiques, où il fait bon ne pas être Rom, ne pas être chômeur, ne pas être journaliste, ne pas être ouvrier, ne pas être élève d’une école qui se délite, ni même patient d’un système de santé toujours plus démentelé, bref, en ces temps sombres pour la Liberté, l’Égalité et la Fraternité, on n’a pas envie de rester les deux pieds dans le même sabot. Bon, chacun agit à son niveau. Pour ma part, c’est plutôt au niveau local…

Après les « mouvements sociaux » des dernières semaines, les AGs, les manifs, les réunions de mobilisation, un petit groupe de clermontois s’est retrouvé le 5 novembre pour participer à un flash-mob national. On n’était pas très nombreux, mais l’expérience a intrigué un peu de monde, et les médias étaient là.

Plus récemment, et comme toutes les deux semaines maintenant, j’ai participé à l’émission Panthère Rouge, sur Radio Campus Clermont. Que dire, sinon que l’émission a été sauvée du naufrage par Lise, qui a été à la fois chroniqueuse et ingénieur son. Pour les sujets abordés, on a parlé actualité, accaparement des terres, et femme super-héros.

Enfin, je ne manque pas de relayer ici les perturbations qui ont touché Indymedia Auvergne, le site d’information alternative en open-publishing. Pour que de tels outils ne tombent pas dans l’oubli, et qu’on ai toujours la possibilité d’ouvrir un œil sur ce qui se passe pas loin, n’oubliez pas d’y poster !

Azulejos, jazz au poco

Mardi 2 novembre 2010

La semaine dernière, je suis allé voir pour la deuxième fois Azulejos au Poco Loco, une salle de jazz vraiment chouette à Clermont-Ferrand, où l’on peut suivre la programmation de Jazz au Poco.

Azulejos est un groupe de flamenco-jazz de la région, qui tourne dans des coins assez variés — comme l’amérique du sud — et qui partage la scène avec des artistes très différents. L’année dernière, c’était un guitariste flamenco assez impressionnant qui était invité avec eux. Cette année, j’ai découvert à leurs côtés Nguyên Lê. La première partie du concert ne m’a pas emballé, j’avais du mal à accrocher au mélange des styles : le son d’Azulejos est plutôt acoustique, et Nguyên Lê explore de nombreuses possibilités offertes par sa guitare électrique. Mais la deuxième partie du concert a vraiment été chouette, je suis réconcilié avec cette rencontre musicale !

La prochaine date à ne pas rater au Poco Loco est le concert en hommage à Charlie Parker.

Mandelbrot

Dimanche 24 octobre 2010

Benoît Mandelbrot est décédé de 10 octobre 2010. Il est le découvreur de tout un pan des mathématiques, dont l’exploration a été rendue possible grâce à l’arrivée des ordinateurs. Il s’agit des fractales, bien sûr.

Quelques jours auparavant, Arte programmait un documentaire intitulé « Fractales, à la recherche de la dimension cachée ». J’avais loupé sa diffusion sur la chaîne. Mais heureusement, on le retrouve en visionnage sur internet : Fractales, à la recherche de la dimension cachée, sur le site d’Arte. Ce documentaire est assez divertissant, il raconte comment une nouvelle branche des sciences peut apparaître, explorée d’abord par un seul homme, puis comment elle peut attirer l’intérêt de nombreux autres scientifiques de plein de domaines différents. Les images sont superbes, ne le ratez pas !

Outlaw jam

Vendredi 2 juillet 2010

Il y a peu, j’étais donc à Aix-en-Provence pour la conférence SMI 2010. Et coup de chance, les dates coïncidaient avec la fête de la musique. J’ai ainsi pu me promener dans les rues de la ville, le soir du 21 juin, à la découverte de sons (plus ou moins) locaux. les inévitables murs de son que l’on croise maintenant lors de cette soirée étaient bien sûr présents, comme dans la plupart des villes. Certains DJs proposaient des mix pas dénués d’intérêt, mais j’aime bien aussi partir ce soir-là à la découverte de sons plus classiques. C’est ainsi qu’aux détours d’une rue, je suis tombé sur un groupe de pop-rock à la composition assez classique : une chanteuse, une fille au clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Je crois que je suis tombé sous le charme de la voix de la chanteuse. Certes, c’était de l’anglais qu’elle chantait. En général, je préfère quand les groupes francophones choisissent le français. Mais le timbre chaud de sa voix était envoûtant, et je suis resté jusqu’à la fin du concert. Les amis des membres du groupe étaient aussi là pour mettre l’ambiance, et le public était assez conséquent. Un chouette moment.

À la fin du concert, ils n’ont pas manqué de préciser leur nom, que je me suis empressé de noter. Manque de chance, une erreur de manipulation m’a fait perdre ce nom… Alors j’ai écumé l’Internet, exploitant les différentes technologies proposées sur le réseau, scrutant les posts sur les forums, poursuivant de lien en lien l’information. On ne peut pas dire que le site de la mairie soit très causant. J’espérais y trouver une liste des groupes présents ce soir là, mais rien. Et puis, coup de chance, je suis tombé sur le site Cultismin, un blog regorgeant d’informations sur la région, et qui propose une liste des concerts de la soirée. Et ça a fait tilt. Mais bien sûr, ce groupe, ce sont les Outlaw jam !

N’hésitez pas à visiter leur site internet. Bon, si comme moi vous n’avez pas flash sur votre ordinateur, les possibilités sont restreintes. Mais l’annonce d’un site internet à venir est une bonne nouvelle. À suivre, donc !

Le fonds ancien de l’ENSAM d’Aix-en-Provence

Vendredi 2 juillet 2010

Il y a peu j’étais à Aix-en-Provence pour participer à SMI 2010, une conférence où je présentais une partie de mes travaux de recherche réalisés à la fin de ma thèse. Cette conférence avait lieu à l’école nationale supérieure d’Arts et Métiers, installée depuis 1843 dans des bâtiments ayant auparavant accueilli des religieux. La conférence était passionnante, j’ai eu l’occasion de partager de nombreuses discussions très intéressantes avec les autres participants.

En marge de la conférence, j’ai également eu la chance de discuter avec la responsable de la bibliothèque de l’école. Au fil de la conversation, nous en sommes venus à parler de fonds ancien. Elle m’a alors décrit le fonds que possède l’école, et a gentillement accepté de me le présenter. C’est ainsi que j’ai pu entrer dans les deux pièces situées au second étage d’un bâtiment de l’école, où sont installés ces livres anciens.

C’était assez impressionnant de découvrir ces ouvrages, sélectionnés au fil des ans et présentés ici dans des bibliothèques au charme certain. En quelques mots, il s’agit d’un fonds intéressant, car il représente une photographie de l’enseignement que l’on proposait voilà plus d’un siècle aux futurs ingénieurs. Il semble qu’il n’y ait pas réellement d’ouvrages rares, l’intérêt résidant plus dans la compilation de ces documents. À noter tout de même quelques documents spécifiques à l’école, tel que les numéros de la revue publiée pendant de nombreuses années, recueillant les avancées des ingénieurs issus de l’école. La visite était vraiment passionnante, notamment grâce à la passion et la précision de notre hôte.

Bien que sans financement réel, ce fonds est régulièrement mis en valeur, afin de faire partager au plus grand nombre ce patrimoine de l’histoire universitaire nationale. Ainsi, en plus des animations organisées au moment des journées du patrimoine, un travail de numérisation et de catalogage est en cours, ce qui facilitera la consultation de ce fonds. On en trouve déjà quelques traces sur la page consacrée au fonds sur le site de l’école, ou encore sur e-corpus. Gageons que ce travail de numérisation (et d’OCR pour certains documents) sera un franc succès.

La panthère rouge dit ce qu’elle a sur le cœur

Mercredi 16 juin 2010

En ce moment, j’habite en Italie. C’est un fait. Mais bon, ça ne m’empêche pas de me promener un peu, notamment en France, et en particulier souvent à Clermont-Ferrand. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion ces derniers mois de participer trois fois à l’émission Panthère Rouge diffusée un dimanche sur deux, de 18h à 19h sur Radio Campus Clermont-Ferrand (93.3 FM).

J’avais déjà participé auparavant à cette émission, mais en temps qu’invité. Cette année, j’ai donc eu l’occasion de faire une chronique au sujet des publications en libre accès, cette petite révolution dans le monde de la recherche. Puis un peu plus tard, je me suis essayé (avec une relative maladresse que j’espère combler par la suite) à l’animation d’une émission complète, avec notamment un édito sur l’actualité. Enfin, j’ai pris la parole pour la chronique femme super-héros, en racontant l’histoire de Marie Curie. Là encore, c’était laborieux, mais j’essaye d’apprivoiser doucement le média, grâce à la gentillesse et la patience de Lise. Découvrir à ses côtés l’univers de la radio, la suivre dans ses réflexions et partager ses coups de gueule est passionnant.

Vous l’aurez compris, cette émission n’a pas de rouge que le nom, on y parle de révolution, de politique, de féminisme, d’économie, et de plein d’autres choses passionnantes. Alors bien que ce ne soit pas directement lié, je vais compléter ce billet par une liste de quelques blogs que j’aime lire, sur des sujets assez proches.

  • Plume de presse est un blog passionnant, d’un journaliste qui s’intéresse à la vie politique, et qui ne fait pas que répéter les dépêches AFP : le contenu est dense, pointu, les analyses sont souvent très intéressantes.
  • SarkoFrance, un blog qui porte bien son nom. On peut y lire un décryptage de l’actualité nationale, avec un regard aiguisé sur les gens qui nous gouvernent en ce moment.
  • Olympe et le plafond de verre, le blog d’une féministe pas plan-plan, qui a une position bien arrêtée sur Élisabeth Badinter…
  • Bafouillages, un blog qui parle de sociologie. Son article sur les différentes conceptions de l’apprentissage à l’université est vraiment passionnant.
  • Hydroliennes, un blog sur les avancées en terme d’énergie renouvelable.
  • Enfin, plus proche de l’émission de la panthère rouge, un ensemble de textes très intéressants proposés sur carré rouge.

Sur ce, bonne écoute, et bonne lecture !

À propos de tourisme

Samedi 20 mars 2010

Il y a peu, je discutais avec une amie de la manière de faire du tourisme, et nous avons constaté une nette différence dans nos comportements respectifs. Pourtant, nous ne sommes pas tous les deux du genre à aimer les visites organisées par un guide, nous aimons visiter à notre guise. Mais c’est là justement que nous différons : nos habitudes de voyage et de découverte sont assez différentes. Alors j’ai bien envie de vous décrire comment j’aime faire le touriste.

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Faire du tourisme, c’est pour moi découvrir un lieu, comprendre comment il fonctionne, comment les gens y vivent, quelles sont les particularités, les couleurs, les ambiances. En particulier, ce que j’aime, c’est arriver dans une grande ville que je ne connais pas. J’écris une ville, car il est plus facile d’appréhender la vie humaine quand elle est concentrée. Je dis grande, parce que ce que j’aime par dessus tout, c’est me promener au hasard, pendant des heures, marcher sans réel but, ou juste avec un but lointain, choisir à chaque nouveau carrefour la direction des prochaines minutes. Alors certes, il m’arrive de repasser plusieurs fois au même endroit. Mais ce n’est pas grave, on y croise des gens différents, on observe des détails futiles à chaque fois originaux.

Il est donc rare que dans une de ces visites, j’aille immédiatement visiter les musées, courir après les lieux qu’on a signalé comme incontournables… Je fais ça petit à petit, en m’imprégnant du rythme local. Sans nécessairement parler aux gens, plus en observant. L’insolite des lieux m’attire plus que les incontournables que l’on pourra cocher dans la liste des trucs à voir.

Il me faut donc du temps pour découvrir une ville, parce que j’aime essayer de comprendre son histoire, son architecture, la structure de ses quartiers, le fonctionnement de ses transports en commun.

Et vous, quelles sont vos habitudes de tourisme ? J’ai bien envie de poser la question à Paulilienka, à Uty, à Arnaud, à Jotrilide, à Cybertooth, à Emlyn, ou encore à Biby. Et puis à tout ceux qui tiennent un blog, et que j’oublie ici, ou encore aux gens de passage, dans les commentaires… Ça m’intrigue, de voir comment on peut être différents sur cette question.

676, le livre

Dimanche 29 mars 2009

Le mercredi 25 mars 2009 est sorti en librairie « 676 » de Yan Gérard. Ce mercredi, donc, je me suis précipité en librairie pour acquérir un exemplaire de ce roman. C’était la première fois que je poussais la porte d’un libraire le jour d’une sortie nationale, et je pensais naïvement que le roman serait déjà dans les rayons. La librairie que j’avais choisi ne fait pas partie d’une grande chaîne nationale, et on m’a répondu qu’il fallait attendre quelques jours. Ce n’est donc que vendredi soir que j’ai pu me jeter dans la lecture de « 676 ».

Couverture 676
Vous allez me dire, pourquoi tant de précipitation, et pourquoi cet achat, alors que j’avais défendu ici il y a quelques temps ma préférence pour les bibliothèques publiques. La raison en est toute simple : l’auteur de ce thriller mathématique ne m’est pas inconnu, et depuis quelques années que je suis au LIMOS, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer à de nombreuses reprises. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps…

En quelques mots, ce roman est un thriller rythmé et passionnant, où les mathématiques sont au cœur de l’intrigue. On y découvre ainsi une partie de l’histoire des grandes énigmes mathématiques et des grands hommes qui les ont explorées, mais aussi toute une dimension ésotérique qui rend le roman d’autant plus trépidant. L’intrigue tient en haleine, et les passages historiques et scientifiques ne nuisent en rien à son rythme, au contraire. L’enquête mène le lecteur à travers plusieurs villes des États-Unis et d’Europe, on a du mal à lâcher le livre, les scènes s’enchaînent, nous faisant parfois oublier qu’il ne s’agit pas d’un film tant le style et la structure y font penser.

N’hésitez pas à visiter le site internet dédié au roman. Je vous invite vraiment à le lire, que vous soyez ou non attiré par les mathématiques, car si c’est un élément important du contexte, il n’est pas nécessaire de maîtriser cette science pour apprécier le roman.

  • « 676 », de Yan Gérard, aux éditions Léo Scheer.

Hadopi : loi liberticide

Mardi 10 mars 2009

« On » vient de trouver une méthode géniale pour empêcher à jamais les comportements illégaux. Aujourd’hui vient de commencer un débat à l’Assemblée Nationale pour imposer à chaque automobiliste d’équiper son véhicule d’un GPS. Ce dernier enverra à chaque instant un identifiant unique et une trace de sa position à une entreprise mandatée par l’État. Dès lors qu’une infraction sera commise, on utilisera ces informations pour déterminer qui est le coupable. La première mesure, automatique, sera de déclencher un mécanisme d’arrêt des automobiles identifiées par ce mécanisme dans un proche voisinage.

Chouette comme idée, non ? Bon, ça fera pas mal de faux positifs, on connaît même dès à présent des moyens techniques pour ne pas envoyer les bons identifiants, faisant ainsi passer Henri, ce voisin insupportable, pour l’auteur de notre éventuel méfait. Et la liberté individuelle dans tout ça ? Ah mais vous parlez de liberté, alors qu’on va pouvoir arrêter des milliers d’horribles criminels ? Soyez modernes, que diable, c’est pour le bien de tous !

Cette histoire n’est pas vraiment de la science-fiction. J’ai juste remplacé ordinateur et connexion internet par automobile, et substitué GPS à programme mouchard. Vous l’aurez compris, pour répondre au téléchargement illégal d’œuvres par internet, la solution proposée (et en passe d’être votée) consiste à imposer sur chaque ordinateur la présence d’un mouchard. En cas de détection d’un « piratage » depuis votre connexion, on bloquera votre connexion.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Cela pose dans la pratique de nombreux problèmes. D’une part, il n’est pas impossible de faire passer son ordinateur pour celui de quelqu’un d’autre. Plus simple, on peut pirater la connexion wifi disponible chez lui. Ainsi, celui qui sera suffisamment motivé pour contourner le fliquage fera porter à quelqu’un d’autre le chapeau. Ce dernier sera alors présumé coupable, et devra après une longue procédure judicière prouver son innocence avant de pouvoir retrouver sa connexion internet.

Belle avancée, non ! Quel beau pays que celui où nous vivons, ça fait chaud au cœur.

Pour plus d’information, je vous invite à consulter le site laquadrature.net.

Des livres en liberté

Mardi 11 novembre 2008

J’aime les livres. J’imagine que nous sommes plein comme ça, à avoir depuis notre plus tendre enfance dévoré des bibliothèques vertes, aimé les journées pluvieuses qui permettent de rester bien au chaud, avec une pile de bouquins. Le contenu est passionnant, évidemment. On apprend à explorer le monde avant de pouvoir le faire soi-même, assis sur l’épaule du narrateur, comprenant avant l’heure ce que les relations d’adultes peuvent être. On découvre aussi ses goûts en terme d’auteur, de style, d’époque, de sujets…

Mais un livre, en plus d’être une histoire, c’est aussi un objet. Certains le voient comme une coquille, rendue obligatoire par notre existence physique. D’autres idolâtrent cet objet, s’interdisant d’enlever la jaquette, ne déplaçant jamais le ruban marque-page pour qu’il soit toujours bien repassé, plaqué contre la 2e de couverture, s’assurant qu’on n’a jamais posé le livre à l’envers sur une table. Quelle tristesse ! Bien sûr, l’objet sera toujours tenu à quatre épingles, serré dans une bibliothèque de salon, traversant les âges. Mais un livre, c’est fait pour être lu ! Chaque minute où il dort au fond d’un rayon, c’est une occasion de perdue pour lui.

J’aime donc lire dans des livres ayant vécu, dont on voit que plein de gens différents ont tourné les pages. On sait alors qu’il n’a pas eu le temps de prendre la poussière, qu’il a servi l’auteur plein de fois, pour des gens tous différents. Au travers de plein de petits détails, on imagine l’histoire des lecteurs passés, on a alors la sensation de partager avec eux, malgré la barrière du temps.

Livres

C’est précisément ce que permettent les bibliothèques (associatives, municipales, médiathèques, etc.). Ces lieux sont pour moi l’un des endroits les plus riches du monde. L’endroit où l’on croise des livres qui ont une histoire, où l’on partage, où tous avons un accès égal aux documents. Je n’aime pas posséder les livres, je me sens coupable de les emprisonner, car même si les prêter est possible, on n’arrivera jamais à la magie de la main qui virevolte sur les étagères d’une bibliothèque publique, à la recherche d’un ouvrage précis, d’un auteur, ou juste du hasard d’une rencontre.

C’est dans une médiathèque de Nantes que j’ai croisé le premier bouquin sur le Libre, dans un bibliothèque de Rennes que j’ai trouvé « Végétariens, raisons et sentiments » qui m’a aidé à comprendre ce que je savais déjà, c’est à la bibliothèque municipale de La Chapelle-sur-Erdre puis à la médiathèque de Nantes que j’ai exploré les romans de science fiction qui ont bercé mon enfance, que j’ai épuisé les Arsène Lupin, dévoré les Victor Hugo, et butiné au hasard des rayons des titres que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser autrement.

Ce hasard, qui fait qu’on tombe sur un classique, qu’on apprend à le découvrir sans connaître forcément son histoire, ou encore qu’on le trouve après en avoir lu un extrait quelque part, cette magie qui fait qu’à 800 km de son dernier domicile, on retrouve un livre qui a bercé notre enfance, sur les étagères d’une nouvelle bibliothèque, c’est fabuleux ! L’accès à tous à la culture, un symbole de la République, tous égaux face à la lecture, sans a priori sur la quantité de bouquins du foyer familial.

Libérez les livres ! Fréquentez et faites fréquenter les bibliothèques…