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Archive pour la catégorie 'culture'

Des livres en liberté

Mardi 11 novembre 2008

J’aime les livres. J’imagine que nous sommes plein comme ça, à avoir depuis notre plus tendre enfance dévoré des bibliothèques vertes, aimé les journées pluvieuses qui permettent de rester bien au chaud, avec une pile de bouquins. Le contenu est passionnant, évidemment. On apprend à explorer le monde avant de pouvoir le faire soi-même, assis sur l’épaule du narrateur, comprenant avant l’heure ce que les relations d’adultes peuvent être. On découvre aussi ses goûts en terme d’auteur, de style, d’époque, de sujets…

Mais un livre, en plus d’être une histoire, c’est aussi un objet. Certains le voient comme une coquille, rendue obligatoire par notre existence physique. D’autres idolâtrent cet objet, s’interdisant d’enlever la jaquette, ne déplaçant jamais le ruban marque-page pour qu’il soit toujours bien repassé, plaqué contre la 2e de couverture, s’assurant qu’on n’a jamais posé le livre à l’envers sur une table. Quelle tristesse ! Bien sûr, l’objet sera toujours tenu à quatre épingles, serré dans une bibliothèque de salon, traversant les âges. Mais un livre, c’est fait pour être lu ! Chaque minute où il dort au fond d’un rayon, c’est une occasion de perdue pour lui.

J’aime donc lire dans des livres ayant vécu, dont on voit que plein de gens différents ont tourné les pages. On sait alors qu’il n’a pas eu le temps de prendre la poussière, qu’il a servi l’auteur plein de fois, pour des gens tous différents. Au travers de plein de petits détails, on imagine l’histoire des lecteurs passés, on a alors la sensation de partager avec eux, malgré la barrière du temps.

Livres

C’est précisément ce que permettent les bibliothèques (associatives, municipales, médiathèques, etc.). Ces lieux sont pour moi l’un des endroits les plus riches du monde. L’endroit où l’on croise des livres qui ont une histoire, où l’on partage, où tous avons un accès égal aux documents. Je n’aime pas posséder les livres, je me sens coupable de les emprisonner, car même si les prêter est possible, on n’arrivera jamais à la magie de la main qui virevolte sur les étagères d’une bibliothèque publique, à la recherche d’un ouvrage précis, d’un auteur, ou juste du hasard d’une rencontre.

C’est dans une médiathèque de Nantes que j’ai croisé le premier bouquin sur le Libre, dans un bibliothèque de Rennes que j’ai trouvé « Végétariens, raisons et sentiments » qui m’a aidé à comprendre ce que je savais déjà, c’est à la bibliothèque municipale de La Chapelle-sur-Erdre puis à la médiathèque de Nantes que j’ai exploré les romans de science fiction qui ont bercé mon enfance, que j’ai épuisé les Arsène Lupin, dévoré les Victor Hugo, et butiné au hasard des rayons des titres que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser autrement.

Ce hasard, qui fait qu’on tombe sur un classique, qu’on apprend à le découvrir sans connaître forcément son histoire, ou encore qu’on le trouve après en avoir lu un extrait quelque part, cette magie qui fait qu’à 800 km de son dernier domicile, on retrouve un livre qui a bercé notre enfance, sur les étagères d’une nouvelle bibliothèque, c’est fabuleux ! L’accès à tous à la culture, un symbole de la République, tous égaux face à la lecture, sans a priori sur la quantité de bouquins du foyer familial.

Libérez les livres ! Fréquentez et faites fréquenter les bibliothèques…

Typographie

Jeudi 28 août 2008

Êtes-vous de ceux qui aiment utiliser des majuscules accentuées ? Aimez-vous mettre un espace avant un caractère « : » ? Voire même composer une espace devant les doubles ponctuations ? Que pensez-vous de la forme abrégée « Mr » pour monsieur ? Utilisez-vous le caractère « œ » ?

Pour ma part, je cultive un certain intérêt pour la typographie et l’orthotypographie. C’est-à-dire pour l’art qui consiste à composer à l’aide de caractères un document, en respectant les règles en rigueur, aussi bien en terme de caractères à utiliser, qu’en terme d’abréviations, ou encore d’orthographe.

J’avais l’impression jusqu’à présent d’être un peu seul à porter un intérêt à cette chose. J’avais repéré quelques ressources intéressantes disponibles sur la toile. Et puis en discutant de ces questions à droite ou à gauche, j’ai remarqué que pas mal de monde s’y intéressait, depuis les fans de la netiquette jusqu’aux professeurs de français, et d’une manière plus large aux amoureux de beaux livres.

Aussi je vous propose ici une courte sélection de liens et documents, afin d’en faciliter l’exploration, notamment en apprenant à maîtriser un vocabulaire spécifique riche et parfois déroutant :

  • Petites leçons de typographie de Jacques André est un recueil très complet et accessible sur les règles typographiques françaises. Son gros avantage est d’être pédagogique, et d’aider le débutant à découvrir cet univers ;
  • Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale, Paris : Imprimerie nationale est un document de référence, au contenu nettement plus pointu que les leçons de Jacques André, mais qui propose l’avantage d’une présentation en ordre alphabétique qui le rend très facilement consultable ;
  • Le Typographe est un site internet qui traite de l’actualité de la typographie et des fontes ;
  • irisa-typographie est une liste de discussion autour des questions de typographie, où l’on pourra trouver des conseils et renseignements pointus sur la question.

Revue de presse

Samedi 19 juillet 2008

Ces derniers temps, je me suis pas mal déplacé en train. J’en ai donc profité pour lire un peu, et voici une revue de presse sans ordre ni exhaustive sur l’écologie et la politique.

Le journal de la décroissance

J’ai découvert la Décroissance par hasard, au fil d’une conversation. Contrairement à Terra Economica, dont Cyto a parlé dans son blog, ce mensuel ne s’adresse pas forcément à des bobos écolos, mais prend aussi position sur des questions sociales fortes, a une position politique très marquée à gauche, propose des articles de fond et des réflexions assez intéressantes. Par exemple, dans le numéro de cet été, un article gratte-poil sur Disneyland Paris confirme ce que je croyais avoir compris de ce temple à la consommation.

Un autre article passionnant de ce numéro présente Curitiba (Brésil) comme un exemple de ville où l’urbanisation a été pensée dès le début pour rendre la ville humaine, structurée autour de transports en commun efficaces, et proposant des espaces de vie piétons agréables (avec notamment 51m² d’espaces verts par habitant).

Enfin, un article à l’opinion bien trempée fait remarquer que la télé publique sans pub, c’est bien, mais que la solution serait plutôt de lutter contre ce média qui est « une envahissante coulée diarréhique »…

Le défi climatique, n°31 des Dossiers de La Recherche

Voilà un dossier passionnant, qui fait le tour des connaissances des climatologues et des géographes, afin de tenter de répondre à nos craintes de bouleversement climatique. Le genre de revue à mettre entre les mains de Claude Allègre, celui-là même qui nous sort des phrases du type « la cause de la modification climatique contemporaine reste incertaine et n’est pas forcément due à l’activité humaine. » Riche en informations, cette revue tord le cou à plusieurs idées reçues, comme par exemple l’importance du Gulf Stream sur la douceur du climat européen. On y évoque aussi entre autres les dégâts causés par l’élevage industriel, causant des émissions de méthane très élevées.

Le message principal est porté par Rajendra Pachauri, prix Nobel de la paix en 2002, qui annonce « Il faut changer notre mode de vie. » Position à mettre en relation avec les positions du journal de la Décroissance ;)

Construire un monde durable, hors série n°243 de Science & Vie

Science & Vie a été la revue de mes années lycée. Arrivé à la fac, je lui ai préféré Pour la science, que j’ai trouvé plus riche. De temps en temps, quand le sujet est intéressant, je retrouve en kiosque Science & Vie. Mais régulièrement je suis déçu par la forme des articles, qui sont plus des brèves que des articles, et par l’approche presse à scandale (« on a inventé la lévitation ! » & co). Cependant, ce numéro consacré à l’écologie et au développement durable est assez intéressant, notamment par les informations qu’il comporte, la diversité des sujets évoqués et synthétisés en tableaux récapitulatifs…

Parmi les informations intéressantes, on trouve en vrac qu’une famille utilisant un sèche-linge consacre 15% de sa consommation électrique à cet appareil, ou encore des réflexions sur le type de ville qui implique le moins de pollution. Ainsi, on y retrouve l’idée — que j’avais déjà évoqué ici — que les citadins ayant fait le choix de se passer de voiture subissent la pollution des automobiles des rurbains et ruraux, alors que ces derniers reprochent à la ville sa pollution. On y lit encore que plus une ville est dense, moins elle pollue (moins de transports, moins de chauffage, etc.), et que la quête des Français d’un pavillon en zone périurbaine est une véritable aberration écologique. La mixité des lieux de vie, de travail et de commerces est aussi évidemment évoquée (ah ces cités-dortoir, qui entraînent plus de pollution qu’autre chose, quel bonheur…).

On y parle bien sûr de la non-solution que représentent les agrocarburants (appelés par certains biocarburants), sujet aussi abordé par la Décroissance. Et plein d’autres choses intéressantes.

Le canard enchaîné

Et pour finir ce petit tour d’horizon du kiosque estival, l’incontournable Canard Enchaîné, qui raconte comment notre président a gentillement aidé Bernard Tapie à « rafler 40 millions d’euros net » ou encore témoigne de la médiocrité des services du site internet Voyage SNCF. On peut aussi y lire comment les logements sociaux vont diminuer dans les années à venir, car non renouvelés faute de règlement par l’État d’aide au financement, comme il l’avait prévu initialement. Mais on est habitués maintenant aux agissements en catimini du gouvernement, anti-démocratique au possible…

Radio Nova à Clermont-Ferrand

Jeudi 13 décembre 2007

Nova est une radio à la programmation variée, entre musique électronique, jazz, rock alternatif, etc. Depuis longtemps maintenant je l’écoute. Quand j’habitais à Nantes, elle avait commencé à émettre dans cette ville, aussi je l’écoutais en FM.

Malheureusement, quand j’ai aménagé à Rennes, puis à Clermont-Ferrand, impossible de la retrouver sur les ondes. Heureusement, internet permettait de l’écouter en stream. Dernièrement, la radio avait rejoint le bouquet de la freebox, en haute qualité.

Et puis cet après-midi, en écoutant d’une oreille discrète la radio, je viens de découvrir qu’elle émet maintenant aussi à Clermont-Ferrand !

En cherchant un peu sur internet, je suis tombé sur ce billet de 63power.com qui annonce aussi l’arrivée depuis octobre à Clermont-Ferrand de Fréquence Jazz et de Radio FG (certes, pas Underground FG, mais c’est déjà pas mal).

Que de bonnes nouvelles !

Rio de Janeiro - La ville

Vendredi 26 octobre 2007

Rio de Janeiro est un lieu vraiment superbe, pour le peu que j’ai pu en voir. Le site est magique, près de la mer, avec une vue superbe, serpentant entre les montagnes…

Mais Rio n’a pas un seul visage. C’est une ville à l’image du pays, qui est le lieu d’une forte tension liée aux écarts de niveaux de vie. Quand une bonne partie de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins d’un tiers d’euro pour vivre par jour, les privilégiés vivent dans des palaces, consomment outrageusement, et étalent leurs richesse.

Je n’ai pas eu le temps d’aller beaucoup plus loin que Copacabana, qui est l’un des quartiers de Rio les plus touristiques, mais j’ai déjà pu voir à quel point ce clivage était présent. C’est d’ailleurs la cause du nombre incroyable de violences. Plusieurs personnes dans la conf se sont fait voler toutes leurs affaires, ayant été menacés à l’arme blanche.

Cependant, si l’on prend soin de se comporter en respectant les gens, sans exhiber inutilement ses possessions, on peut vivre la ville au rythme des gens. Et c’est très plaisant. Se promener dans les rues, aux couleurs superbes, à la vie bouillonnante, c’est riche en émotions. Et quand on a soif, on s’arrête dans l’un de ces bars à jus de fruits (et légumes), pour déguster du guarana, ou du jus de mangue. Un délice.

rio.jpg

Le long du trajet pour l’aéroport, j’ai bien sûr traversé d’autres quartiers, le long du port par exemple, où l’on voyait au loin les favelas. Une autre réalité existe, loin des yeux des touristes. La vie est dure pour ces gens, mais je n’en ai rien vu, et n’en sais donc rien…

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.

Les machines de l’Île

Samedi 1 septembre 2007

Profitant de mon passage à Nantes pendant de courtes vacances en famille, j’ai pris le temps d’aller visiter avec des amis le musée atelier des machines de l’île sur l’île de Nantes. Les machines exposées sont plus impressionnantes les une que les autres.

Éléphant

Vous le constaterez par vous-même en visitant les quelques photos que j’ai mises en ligne: voir les photos des machines de l’île.