jmtrivial

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Archive pour la catégorie 'Clermont-Ferrand' s'abonner au flux

Azulejos, jazz au poco

Mardi 2 novembre 2010

La semaine dernière, je suis allé voir pour la deuxième fois Azulejos au Poco Loco, une salle de jazz vraiment chouette à Clermont-Ferrand, où l’on peut suivre la programmation de Jazz au Poco.

Azulejos est un groupe de flamenco-jazz de la région, qui tourne dans des coins assez variés — comme l’amérique du sud — et qui partage la scène avec des artistes très différents. L’année dernière, c’était un guitariste flamenco assez impressionnant qui était invité avec eux. Cette année, j’ai découvert à leurs côtés Nguyên Lê. La première partie du concert ne m’a pas emballé, j’avais du mal à accrocher au mélange des styles : le son d’Azulejos est plutôt acoustique, et Nguyên Lê explore de nombreuses possibilités offertes par sa guitare électrique. Mais la deuxième partie du concert a vraiment été chouette, je suis réconcilié avec cette rencontre musicale !

La prochaine date à ne pas rater au Poco Loco est le concert en hommage à Charlie Parker.

Zoltan of swing, l’Adresse, place du Mazet

Mardi 28 septembre 2010

Ce week-end, au hasard d’une promenade très sympathique, nos pas ont été arrêtés par les notes qui s’échappaient d’un restaurant sur la place du Mazet. Il s’agissait de quatre jeunes gens, qui jouaient du jazz manouche. Après avoir discuté avec le quartet quelques instants, nous avons choisi de revenir y déjeuner.

C’est ainsi que nous avons apprécié un couscous végétarien à la table de l’Adresse (ledit restaurant), en écoutant la musique de Zoltan of swing. Ils se sont promenés autour du jazz manouche, en empruntant des voies amusantes, ont par exemple joué le poinçonneur des lilas, ou encore esquissé les notes d’un générique de film. Leur son était vraiment chouette, et je suis impatient de les retrouver dans les bars de Clermont

PS : en cherchant des renseignements sur le restaurant, je suis tombé sur le wiki de la ville de Clermont-Ferrand consacré à la rénovation de la place du Mazet. Bigre, on déploie des outils technologiques pointus pour satisfaire aux besoins de la démocratie participative !

Au revoir, Genova !

Mercredi 14 juillet 2010

Comme je l’annonçais ici dans un précédent billet, je serai dès la rentrée prochaine enseignant-chercheur à Clermont-Ferrand. La semaine dernière, j’ai donc quitté définitivement l’Italie, où j’ai habité pendant une petite année à Gênes. Cette année a été passionnante sur tous les points de vue, tant professionnellement que pour la vie au quotidien. C’est définitivement la taille de ville où j’aime vivre au quotidien.

Après quelques jours de repos en France, agrémenté de quelques tâches administratives passionnantes (hum), je m’envole pour un mois en Australie, et plus précisément à Brisbane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un projet en commun, financé par l’Union Européenne (projet FAST), et visant à proposer des méthodes et outils améliorant la détection de la maladie d’Alzheimer. Je m’intéresse en particulier aux questions de correction topologique des modèles 3D reconstitués à partir d’images IRM. Un mois que j’espère passionnant ! Si vous avez des suggestions de visites touristiques à effectuer durant les week-ends, n’hésitez pas. Je vous en remercie d’avance.

Maître de conférences, Université d’Auvergne

Jeudi 1 juillet 2010

J’ai peu le temps de poster ici ces derniers temps, principalement parce que cette période est riche en déplacements. J’espère avoir le temps et l’énergie d’écrire quelques billets sur les conférences récentes auxquelles j’ai participé. En attendant, je ne résiste plus à l’envie d’écrire ici la bonne nouvelle qui m’a été confirmée il y a peu par le site du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : je suis recruté à la rentrée 2010 à l’Université d’Auvergne, comme maître de conférences.

Ceci marque donc la véritable fin de 10 années d’études, consacrées aux mathématiques et à l’informatique. J’ai de plus la joie d’avoir décroché un poste dans la ville où je souhaitais m’installer, pour être proche de ma fille.

Une petite description de ce que seront mes activités professionnelles pendant les années à venir : j’ai été recruté sur un poste dont l’enseignement se fera à l’IUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), où j’aiderai les étudiants de cette formation professionnalisante à appréhender et maîtriser les outils informatiques, à la fois d’un point de vue pratique et théorique. La partie recherche, quant à elle, se fera dans un tout jeune laboratoire de l’Université, résultant de la fusion de l’ERIM (où j’avais réalisé mon pré-doc) et du LAIC. Si vous passez par Clermont-Ferrand, à partir de septembre prochain, je pourrai vous y accueillir avec plaisir !

La panthère rouge dit ce qu’elle a sur le cœur

Mercredi 16 juin 2010

En ce moment, j’habite en Italie. C’est un fait. Mais bon, ça ne m’empêche pas de me promener un peu, notamment en France, et en particulier souvent à Clermont-Ferrand. C’est ainsi que j’ai eu l’occasion ces derniers mois de participer trois fois à l’émission Panthère Rouge diffusée un dimanche sur deux, de 18h à 19h sur Radio Campus Clermont-Ferrand (93.3 FM).

J’avais déjà participé auparavant à cette émission, mais en temps qu’invité. Cette année, j’ai donc eu l’occasion de faire une chronique au sujet des publications en libre accès, cette petite révolution dans le monde de la recherche. Puis un peu plus tard, je me suis essayé (avec une relative maladresse que j’espère combler par la suite) à l’animation d’une émission complète, avec notamment un édito sur l’actualité. Enfin, j’ai pris la parole pour la chronique femme super-héros, en racontant l’histoire de Marie Curie. Là encore, c’était laborieux, mais j’essaye d’apprivoiser doucement le média, grâce à la gentillesse et la patience de Lise. Découvrir à ses côtés l’univers de la radio, la suivre dans ses réflexions et partager ses coups de gueule est passionnant.

Vous l’aurez compris, cette émission n’a pas de rouge que le nom, on y parle de révolution, de politique, de féminisme, d’économie, et de plein d’autres choses passionnantes. Alors bien que ce ne soit pas directement lié, je vais compléter ce billet par une liste de quelques blogs que j’aime lire, sur des sujets assez proches.

  • Plume de presse est un blog passionnant, d’un journaliste qui s’intéresse à la vie politique, et qui ne fait pas que répéter les dépêches AFP : le contenu est dense, pointu, les analyses sont souvent très intéressantes.
  • SarkoFrance, un blog qui porte bien son nom. On peut y lire un décryptage de l’actualité nationale, avec un regard aiguisé sur les gens qui nous gouvernent en ce moment.
  • Olympe et le plafond de verre, le blog d’une féministe pas plan-plan, qui a une position bien arrêtée sur Élisabeth Badinter…
  • Bafouillages, un blog qui parle de sociologie. Son article sur les différentes conceptions de l’apprentissage à l’université est vraiment passionnant.
  • Hydroliennes, un blog sur les avancées en terme d’énergie renouvelable.
  • Enfin, plus proche de l’émission de la panthère rouge, un ensemble de textes très intéressants proposés sur carré rouge.

Sur ce, bonne écoute, et bonne lecture !

Prix Jeune Chercheur 2010

Samedi 30 janvier 2010

prix2010

Si vous passez par Clermont-Ferrand le 4 mars 2010, et que vous avez envie de vous divertir un peu, alors n’hésitez pas à passer à l’hôtel de ville. On y remettra comme chaque année le prix Jeune Chercheur, qui récompense une personne ayant soutenu dans l’année sa thèse à Clermont-Ferrand. L’objectif pour ces jeunes chercheurs est de proposer une présentation de leurs travaux la plus accessible possible, dans un esprit de vulgarisation.

Cette année, il y a deux candidats sélectionnés dans l’école doctorale Science Pour l’Ingénieur, et j’ai la chance d’en faire partie !

Les auditions finales se dérouleront pendant la journée du 4 mars, j’y présenterai mes travaux de thèse. Si jamais j’avais la chance d’être retenu pour ce prix, alors je referais cette présentation de 20 minutes lors de la remise du prix.

On croise les doigts !

Soutenance de thèse

Mercredi 14 octobre 2009

Si vous passez par Clermont-Ferrand le 22 octobre 2009, alors venez faire un tour à ma soutenance ! Vous aurez ainsi l’occasion de mieux voir ce que j’ai fait en recherche depuis ces 3 dernières années, ainsi que les probables sujets que je vais commencer à explorer cette année. Voici donc l’invitation telle que je l’ai envoyée un peu partout :

Invitation soutenance de thèse :

J’ai le plaisir de vous inviter à ma soutenance de thèse qui aura lieu le jeudi 22 octobre 2009 à 14h en amphi 3 au Pôle Commun (ISIMA). La thèse est intitulée : « Outils pour le pavage de surfaces ».

Le jury sera composé de :

  • Jean-Marc Chassery (rapporteur) ;
  • Bruno Lévy (rapporteur) ;
  • Pierre Alliez (examinateur) ;
  • Éric Colin de Verdière (examinateur) ;
  • Yan Gérard (visiteur) ;
  • Philippe Mahey (président) ;
  • Vincent Barra (directeur de thèse).

Un pot est prévu à l’issue de la soutenance auquel vous êtes chaleureusement invités.

Résumé :

Alors que l’on observe une disponibilité croissante de données décrivant des objets 3D, il semble essentiel de disposer de moyens de traitement efficaces de ces derniers.
Ainsi, nous présentons dans ce mémoire un ensemble d’outils de manipulation de surfaces, qui exploitent à la fois leurs propriétés géométriques et topologiques.

Après avoir décrit différents résultats classiques de topologie, et les structures et résultats fondamentaux de la topologie algorithmique, nous présentons les concepts de M-tuiles et M-pavages, offrant notamment une grande souplesse combinatoire, et permettant de décrire finement le résultat d’algorithmes de découpage topologique. En s’appuyant sur les possibilités de description de ce formalisme, nous présentons différents algorithmes de découpage de surface, prenant en compte non seulement la topologie et la géométrie des surfaces, mais également les propriétés des M-tuiles issues de ces découpages. Nous présentons également dans ce mémoire une généralisation des lacets par les n-cets, permettant notamment de décrire une approche originale de pavage de surfaces en cylindres puis en quadrangles.

Enfin, deux applications de ces outils de découpage sont présentées. Dans un premier temps, nous déclinons ces algorithmes de découpage dans le contexte de l’infographie, en proposant un ensemble d’outils d’aide à la manipulation de surfaces. Puis nous présentons dans un second temps une chaîne complète de traitement de données issues de l’imagerie médicale, permettant la visualisation dynamique de données complexes sur des cartes planes de la surface du cerveau, en illustrant sa pertinence dans le contexte de la stimulation corticale.

En conclusion de ces travaux, nous présentons les perspectives que laissent entrevoir ces développements originaux, notamment en exploitant les possibilités offertes par les n-cets et les M-pavages, qui semblent multiples. Nous soulignons également la richesse qu’assure une exploration des domaines applicatifs par des outils issus de la géométrie algorithmique.

Edit : voici un plan d’accès pour jeudi.

plan-d-acces

À bientôt Clermont-Ferrand

Vendredi 17 juillet 2009

Cela faisait 4 années que j’habitais Clermont-Ferrand. J’y étais arrivé pendant l’été 2005, pour y chercher du boulot. J’avais commencé pendant une année comme ingénieur de recherche dans une équipe d’imagerie médicale, et à la rentrée 2006, j’avais commencé ma thèse au LIMOS. Les trois années d’apprentissage de recherche touchant à leur fin, je me prépare doucement à la soutenir.

Je quitte donc en cette fin d’année universitaire la douce contrée auvergnate, tout d’abord pour un séjour de deux mois à Londres, au département de science informatique du Queen Mary College. Je reviendrai ensuite pour un mois et demi à Clermont-Ferrand, afin de préparer et passer ma soutenance. Enfin, si tout se passe comme prévu, je commence en novembre un post-doc d’une année à Gênes (Italie), avec Michela Spagnuolo.

En guise d’au revoir à la ville qui m’aura accueilli pendant quatre années, j’ai ajouté quelques informations intéressantes sur mon wiki, avec notamment une liste de coins sympas à visiter, ou de lieux à découvrir.

Et pour finir en beauté, voici un graf’ impressionnant que j’ai découvert il y a peu près de l’énorme hôpital en construction :

676, le livre

Dimanche 29 mars 2009

Le mercredi 25 mars 2009 est sorti en librairie « 676 » de Yan Gérard. Ce mercredi, donc, je me suis précipité en librairie pour acquérir un exemplaire de ce roman. C’était la première fois que je poussais la porte d’un libraire le jour d’une sortie nationale, et je pensais naïvement que le roman serait déjà dans les rayons. La librairie que j’avais choisi ne fait pas partie d’une grande chaîne nationale, et on m’a répondu qu’il fallait attendre quelques jours. Ce n’est donc que vendredi soir que j’ai pu me jeter dans la lecture de « 676 ».

Couverture 676
Vous allez me dire, pourquoi tant de précipitation, et pourquoi cet achat, alors que j’avais défendu ici il y a quelques temps ma préférence pour les bibliothèques publiques. La raison en est toute simple : l’auteur de ce thriller mathématique ne m’est pas inconnu, et depuis quelques années que je suis au LIMOS, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer à de nombreuses reprises. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps…

En quelques mots, ce roman est un thriller rythmé et passionnant, où les mathématiques sont au cœur de l’intrigue. On y découvre ainsi une partie de l’histoire des grandes énigmes mathématiques et des grands hommes qui les ont explorées, mais aussi toute une dimension ésotérique qui rend le roman d’autant plus trépidant. L’intrigue tient en haleine, et les passages historiques et scientifiques ne nuisent en rien à son rythme, au contraire. L’enquête mène le lecteur à travers plusieurs villes des États-Unis et d’Europe, on a du mal à lâcher le livre, les scènes s’enchaînent, nous faisant parfois oublier qu’il ne s’agit pas d’un film tant le style et la structure y font penser.

N’hésitez pas à visiter le site internet dédié au roman. Je vous invite vraiment à le lire, que vous soyez ou non attiré par les mathématiques, car si c’est un élément important du contexte, il n’est pas nécessaire de maîtriser cette science pour apprécier le roman.

  • « 676 », de Yan Gérard, aux éditions Léo Scheer.

Un wiki au quotidien

Mardi 24 mars 2009

Depuis décembre 2005, c’est-à-dire quasiment depuis le début de mon pré-doc à l’ERIM, j’utilise au quotidien un wiki pour consigner et structurer mes différentes activités professionnelles.

Les débuts étaient un peu chaotiques, mais j’ai pris une bonne vitesse de croisière. Ainsi, je décris chaque jour en quelques lignes mon activité, qui constitue la trame de ma progression au quotidien, un peu à la manière d’un blog. Puis j’ai petit à petit créé une nébuleuse de pages, reliées les unes entre les autres pour faciliter la navigation, et structurées par grandes catégories (recherches bibliographiques, rédaction d’articles, réflexions sur les concepts en cours d’élaboration, etc.).

Cette manière de fonctionner a de multiples intérêts :

  • Disposer d’un aide-mémoire complet, structuré, non linéaire (car interconnecté), et interrogeable à l’aide d’une fonction de recherche depuis n’importe où sur internet (voir en local après avoir fait une copie) ;
  • Poser et structurer en un même endroit les tâches à faire, les réunions à venir, leurs comptes-rendus ;
  • Permettre le travail collaboratif, notamment lors de la rédaction d’un article ;
  • Faciliter grandement l’interaction entre le doctorant et le directeur de thèse. En effet, ce dernier peut suivre quotidiennement les avancées, et les réunions deviennent très efficaces, car on évite de faire le tour des choses déjà écrites.
  • Rendre accessible (en utilisant un système de contrôle d’accès) une partie des données suivant le type de visiteur.

J’ai déjà eu l’occasion de présenter à plusieurs doctorants cet outil, et déjà deux d’entre eux ont adopté un système similaire pour structurer leurs travaux.

Lorsque j’ai démarré, j’avais choisi d’utiliser wikini, car c’était le moteur de wiki que je connaissais le mieux. Cependant après quelques années d’utilisation, alors que j’avais envie de lui ajouter de nouvelles fonctionnalités, j’ai constaté ce que je savais déjà : cet outil n’était plus développé activement. J’ai donc décidé de migré mon wiki de travail sur dokuwiki.

Après une recherche rapide sur internet, j’ai découvert avec amusement que Gulliver, le GULL rennais était en train de faire le même type de migration, et avait entrepris de réaliser un outil de migration. J’ai alors profité du fait qu’ils l’avaient placé sous licence libre pour l’adapter à mes besoins, puis j’ai envoyé au mainteneur mes contributions, qu’il a intégré (voir le dépôt de l’outil de migration ; encore merci aux gens de Gulliver qui ont travaillé sur ce script).

J’ai ensuite réalisé un thème adapté à mes envies, puis créé un petit module de grisement de texte.

Voici donc un lien vers mon wiki de thèse, qui deviendra certainement le wiki de mes travaux universitaires.