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Archive pour la catégorie 'Citadin' s'abonner au flux

Vanne trois voies et robinet thermostatique

Samedi 22 octobre 2011

Quand je suis arrivé dans mon appartement, j’ai mis trois semaines à réussir à faire installer le gaz, et à faire fonctionner la chaudière. À cette occasion, j’ai découvert l’existence des vannes trois voies, de leur utilité discrète, et du fait que ces petits machins sont bougrement capricieux. Ainsi, rien de tel pour les faire fonctionner correctement que de leur donner un coup sec à l’aide d’un tourne-vis et d’un marteau, si la chaudière ne veut pas basculer entre le mode sanitaire et le mode sanitaire+chauffage. Je pensais, après ça, avoir à peu près compris comment un circuit de chauffage devait marcher.

Et puis cette semaine, en voulant redémarrer mon installation avec l’arrivée des basses températures, impossible de remettre le tout en service. La pression est bonne, les radiateurs purgés, les robinets ouverts, la chaudière qui monte en température, et rien n’arrive jusqu’aux radiateurs. J’ai cherché pendant quelques temps, mais rien à faire. Heureusement, la gentille opératrice téléphonique de l’entreprise en contrat d’entretien de chaudière m’a dépanné : il semble que les robinets thermostatiques des radiateurs soient tout aussi capricieux que les vannes trois voies, et qu’un petit coup sec derrière les oreille leur décolle les lamelles. Et paf, ça rechauffe.

C’était la minute : découvrons ensemble comment ça marche la plomberie.

Urbouge

Vendredi 22 juillet 2011

Dans un précédent billet, j’évoquais l’idée que l’on peut ne pas céder au « besoin de partir en vacances » que l’on nous diffuse un peu partout. J’évoquais dans ce billet le fait que l’on puisse explorer les activités de loisir proposées près de chez soi. Mais peut-être certains prétendrons qu’ils connaissent leur région comme leur poche, et que finalement, ils ont besoin d’un nouvel air.

Pour ma part, je suis loin d’avoir fait le tour de la ville que j’habite, et de sa région. Les touristes de passage arpentent les rues et les chemins en capturant mille et un clichés des monuments et sites réputés, mais quid des petites curiosités, nichées ici ou là ?

En cette période estivale, j’ai choisi de me promener avec un appareil photo, pour montrer les côtés méconnus de la ville, pour partager les curiosités architecturales, les décors de vie que j’aime bien. C’est aussi l’occasion pour les clermontois de passage ou de résidence de tester leurs connaissances : saurez-vous retrouver où ont été prises ces photos ?

Bonne visite sur mon nouveau blog-photo urbouge !


urbouge : n.m. mot-valise constitué des noms « urbain » et « bouge ».

  • urbain : adj. Qui appartient à la ville.

    • La vie urbaine dépérit et, comme la civilisation islamique médiévale était elle-même essentiellement urbaine et que la richesse matérielle dépendait du commerce, la prospérité déclina. — (P.J. Vatikiotis, L’Islam et l’État, 1987, traduction de Odette Guitard, 1992).
  • bouge : n.m. Logement obscur et malpropre.

    • Il ne me faut tant de cérémonies ; Je suis content de mon bouge, et les dieux Dans mon taudis m’ont fait un sort tranquille. — (Voltaire, La Bastille).

Un été à Clermont

Samedi 16 juillet 2011

Peut-être êtes-vous comme ces 42 % des français qui ne partiront pas en vacances cet été. Peut-être est-ce par choix, parce que brûler du carburant pour aller constater qu’ailleurs ça n’est fondamentalement pas différent d’ici vous semble futile. Moins probablement, vous habitez à Clermont-Ferrand. Si malgré tout c’est votre cas, voici quelques idées pour s’ouvrir l’esprit sans parcourir des kilomètres.

Outre les visites à la bibliothèques, et des musées (profitez-en pour aller voir l’exposition Archeo 3D à laquelle participe Marc), on trouve dans le coin quelques activités estivales qui semblent prometteuses. Petit tour d’horizon sans ordre ni exhaustivité.

  • Tout d’abord, allez faire un tour à sable show. Si vous êtes accompagné par un ou plusieurs enfants, ils s’en régaleront. Visez par exemple le mardi, pour profiter de l’animation « histoires à dormir debout » de Morgane. La diversité des activités proposées est vraiment impressionnante.
  • Pourquoi aussi ne pas aller faire un tour à l’exposition consacrée à Jean Amblard, un peintre au regard militant sur sa région.
  • Vous pouvez aussi aller jeter un coup d’œil à l’exposition « Fadas du Viaduc », qui nous amène à découvrir un édifice historique monumental de la région.
  • Ne ratez surtout pas les contre-plongées, cette année intitulée «  une fresque animalière pour un été culturel à Clermont-Ferrand » : cinéma, théâtre, danse, etc. Profitez au hasard de ces soirées des animations organisées par la maison des jeux.

Nombre d’autres association clermontoises organisent des activités tout au long de l’été. Découvrez par exemple l’atelier jaune, rue de la treille, qui a récemment ouvert un lieu intriguant. Et n’oubliez pas que même sans voiture, on peut vite plonger dans la verture environnante !

Brisbane, premiers jours

Dimanche 25 juillet 2010

Je suis arrivé jeudi dernier à Brisbane, après un voyage en avion assez long (j’en ai maintenant pour longtemps à travailler mon empreinte écologique afin de gommer en partie ce trajet aéroporté). Après avoir fait quelques pas dans la ville, posé mon sac dans ma collocation d’un mois, pris une douche et déjeuné tranquillement dans le centre-ville, j’ai retrouvé dès l’après-midi le chemin du labo, histoire de ne pas perdre trop de temps. C’est parti pour un mois à travailler sur les détails topologiques d’un projet d’imagerie médicale qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer.

Le lendemain, le soleil était encore de la partie, et sur le chemin pour le laboratoire, j’ai croisé de chouettes coins, en traversant plusieurs zones résidentielles. La zig-zag street porte assez bien son nom. Ici, les rues sont pour l’essentiel très droites, mais la topographie est telle qu’elles ne font que monter et descendre. De vraies montagnes russes. On pourrait croire en étudiant une carte de la ville que l’aspect sillonneux de la rivière vient du fait qu’elle traverse une plaine. Il n’en est rien, il s’agit juste d’une trajectoire qui tente d’éviter les reliefs.

Les deux jours de mon premier week-end, j’ai choisi de les passés à me promener dans la ville. J’ai essayé de prendre un peu de photos. Manque de chance, j’ai découvert en rentrant le samedi soir que j’avais oublié mon chargeur de batterie en Europe. Il va donc falloir attendre un peu avant d’avoir de nouvelles photos… Mais voici tout de même les photos de samedi :

Vous y verrez quelques bâtiments, pas mal de végétaux, en particulier dans le jardin botanique, car c’est assez déroutant pour un européen. Les quelques animaux croisés sont aussi étranges.

Pour ce qui est de la structure de la ville, l’hypercentre est un mélange de buildings énormes, de bâtiments administratifs au style classique, d’églises assez jolies (bien que récentes), et de bâtiments plus bas, et un peu plus anciens. Enfin, dès que l’on s’éloigne du centre, on traverse des zones résidentielles à perte de vue, les maisons sont souvent en bois, parfois sur pilotis. Pas de chauffage ici, car même en hiver, la température descend rarement en dessous de 8°C.

Au revoir, Genova !

Mercredi 14 juillet 2010

Comme je l’annonçais ici dans un précédent billet, je serai dès la rentrée prochaine enseignant-chercheur à Clermont-Ferrand. La semaine dernière, j’ai donc quitté définitivement l’Italie, où j’ai habité pendant une petite année à Gênes. Cette année a été passionnante sur tous les points de vue, tant professionnellement que pour la vie au quotidien. C’est définitivement la taille de ville où j’aime vivre au quotidien.

Après quelques jours de repos en France, agrémenté de quelques tâches administratives passionnantes (hum), je m’envole pour un mois en Australie, et plus précisément à Brisbane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un projet en commun, financé par l’Union Européenne (projet FAST), et visant à proposer des méthodes et outils améliorant la détection de la maladie d’Alzheimer. Je m’intéresse en particulier aux questions de correction topologique des modèles 3D reconstitués à partir d’images IRM. Un mois que j’espère passionnant ! Si vous avez des suggestions de visites touristiques à effectuer durant les week-ends, n’hésitez pas. Je vous en remercie d’avance.

À propos de tourisme

Samedi 20 mars 2010

Il y a peu, je discutais avec une amie de la manière de faire du tourisme, et nous avons constaté une nette différence dans nos comportements respectifs. Pourtant, nous ne sommes pas tous les deux du genre à aimer les visites organisées par un guide, nous aimons visiter à notre guise. Mais c’est là justement que nous différons : nos habitudes de voyage et de découverte sont assez différentes. Alors j’ai bien envie de vous décrire comment j’aime faire le touriste.

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Faire du tourisme, c’est pour moi découvrir un lieu, comprendre comment il fonctionne, comment les gens y vivent, quelles sont les particularités, les couleurs, les ambiances. En particulier, ce que j’aime, c’est arriver dans une grande ville que je ne connais pas. J’écris une ville, car il est plus facile d’appréhender la vie humaine quand elle est concentrée. Je dis grande, parce que ce que j’aime par dessus tout, c’est me promener au hasard, pendant des heures, marcher sans réel but, ou juste avec un but lointain, choisir à chaque nouveau carrefour la direction des prochaines minutes. Alors certes, il m’arrive de repasser plusieurs fois au même endroit. Mais ce n’est pas grave, on y croise des gens différents, on observe des détails futiles à chaque fois originaux.

Il est donc rare que dans une de ces visites, j’aille immédiatement visiter les musées, courir après les lieux qu’on a signalé comme incontournables… Je fais ça petit à petit, en m’imprégnant du rythme local. Sans nécessairement parler aux gens, plus en observant. L’insolite des lieux m’attire plus que les incontournables que l’on pourra cocher dans la liste des trucs à voir.

Il me faut donc du temps pour découvrir une ville, parce que j’aime essayer de comprendre son histoire, son architecture, la structure de ses quartiers, le fonctionnement de ses transports en commun.

Et vous, quelles sont vos habitudes de tourisme ? J’ai bien envie de poser la question à Paulilienka, à Uty, à Arnaud, à Jotrilide, à Cybertooth, à Emlyn, ou encore à Biby. Et puis à tout ceux qui tiennent un blog, et que j’oublie ici, ou encore aux gens de passage, dans les commentaires… Ça m’intrigue, de voir comment on peut être différents sur cette question.

Cibi e libri

Mardi 23 février 2010

Il y a peu, je pestais contre les focaccerias qui utilisent du gras de porc comme ingrédient dans leurs focaccias à Genova. Je n’ai pas eu à trop chercher pour en trouver une qui fait tout sans gras de porc, rue San Vincenzo. Un coin parfait, entre la gare et la via XX settembre, pour les samedis de promenade en ville.

cibi-e-libri

Alors pour ne pas trop effrayer les végétariens qui voudraient venir à Genova, je me devais de rapporter ici l’excellente surprise que j’ai eu en poussant la porte de Cibi e Libri, près de la maison d’enfance de Christophe Colomb.

Il s’agit d’un restaurant végétalien, dans l’esprit repas rapide. Les ingrédients sont bio et locaux, le propriétaire — un homme charmant — entretient de bonnes relations avec de jeunes producteurs de la région. Le vin rouge est d’ailleurs très sympa.

La spécialité du lieu est un steak végétal très réussi, tant en goût qu’en saveur, que l’on se voit servi avec une galette de riz, et des préparations à base de légumes, céréales et légumineuses, légèrement épicées ou non. Vraiment chouette. Pour ce que j’ai pu y goûter, les muffins vegan aussi sont excellents.

Pour finir de décrire le lieu, imaginez bien qu’avec un nom comme celui-ci vous trouverez pas mal de livres posés sur les étagères. Le restaurant propose également une connexion à internet gratuite (avec notamment des prises réseau, un rêve pour qui fuit le sans-fil), et d’après les discrètes notes, semble être gay-friendly. Bref, un endroit super fréquentable ! Adopté !

Si vous voulez plus d’informations sur le restaurant, ou sur Lorenzo, le propriétaire du lieu, je vous invite à parcourir la toile :

À noter que pour couronner le tout, Lorenzo parle anglais et français, en plus de son italien natal.

En touriste à Genova

Lundi 16 novembre 2009

Malgré la pluie qui vient rendre visite à la ville chaque week-end, j’ai réussi à passer entre les gouttes pour capturer quelques images de cette ville, et commencer à la arpenter. Alors bien sûr, je n’ai pas eu le temps d’aller partout, la ville faisant bien 30 km de long. Je n’ai pas non plus sorti l’appareil photo à chaque fois que je trouvais quelque chose d’intéressant, sinon je ne l’aurais pas lâché de la journée.

Pour cette première visite, vous verrez donc quelques gouttes de la ville, un pointillé de détails, depuis les quartiers récents (quelques siècles) jusqu’au vieux centre historique, où la lumière manque tellement qu’on ne peut guère prendre de photos.

Panorama de Genova

Suivez donc le guide : Genova, première visite.

Londres, été 2009

Lundi 28 septembre 2009

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J’ai passé cet été deux mois à Londres, à travailler au département d’informatique du Queen Mary College. Outre les moments professionnels passionnants que j’y ai passé (nous avons en effet exploré une piste intéressante pour la reconstruction non rigide de scènes 3D), j’ai pu apprécier cette ville qui m’avait déjà fait rêver adolescent.

J’ai ainsi passé pas mal de temps dans mon quartier, Mile End, situé à l’est de Londres, le long du Regent’s canal, près du Victoria park. J’ai aussi traîné mes baskets du côté de Soho, de Camden, et ai parcouru le centre à pied pendant de longues heures, au hasard des rues, comme j’aime découvrir les villes.

J’ai aussi profité d’une semaine de break professionnel pour faire le touriste : depuis la relève de la garde montée jusqu’au Tate Modern, en passant par les différents monuments gothiques à l’allure superbe, qui rendent la ville inoubliable.

Définitivement, c’est cette taille de ville qui me plaît, où chaque quartier est un petit village, avec son rythme, ses habitudes et habitués, ses lieux incontournables, etc. On profite en plus d’un réseau de transport en commun assez efficace, bref vraiment chouette.

Feux piétons

Mercredi 11 février 2009

La pyramide des âges dans nos contrées est en train de s’inverser. Nos amis les gens du quatrième âge sont de plus en plus nombreux. Et on ne peut pas dire qu’avec l’âge, on gagne en vivacité. Aussi la population des gens à mobilité réduite va probablement voir sa croissance se poursuivre à un bon train.

Feux piétonsIl va donc être de plus en plus fréquent d’assister à cette scène ô combien triste d’une de ces personnes à mobilité réduite, qui alors qu’elle n’est rendue qu’au premier tiers de sa traversée de la chaussée, se trouve soudain prise au dépourvu par un feu passant au rouge. Et immanquablement, les automobilistes des environs ne manqueront pas d’exprimer leur incontournable impatience doublée de mauvaise humeur en faisant ronfler leurs moteurs.

Pourtant, il existe de nombreuses solutions simples qui permettraient de réduire la fréquence de ces moments de stress. Au Brésil, j’avais vu un feu piéton équipé d’un compte à rebours avant le passage au rouge. On peut aussi imaginer des solutions sonores. Mais plus surprenant, quand j’étais enfant, il existait déjà une solution, et elle était utilisée partout ! Ne vous rappelez-vous pas que dans les années 80, les feux piétons verts étaient clignotants lorsque le passage au rouge est proche ? C’était super pratique, simple, efficace.

Voici donc la question à 2 centimes : pourquoi les feux piétons d’aujourd’hui ne disposent plus d’un tel mécanisme ?