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Archive pour la catégorie 'Associatif'

La liberté d’expression à Clermont-Ferrand

Dimanche 6 avril 2008

Lorsqu’on est une association et que l’on souhaite parler de notre point de vue aux gens qui habitent près de chez soi, il y a plusieurs manières de faire. On peut être accueilli dans un lieu privé, et y organiser tables rondes, soirées de discussion ou de présentation. On peut aussi vouloir communiquer dans la rue.

Dans ce cas, il existe deux manières de faire :

  • Organiser une manifestation : en France, la liberté d’expression autorise la tenue d’une manifestation. La seule chose obligatoire est de déclarer à la préfecture un tel événement.
  • Tenir un stand : on parle alors de l’utilisation de l’espace public. Là, c’est la municipalité de la commune où l’on souhaite tenir un stand qui délivre l’autorisation (ou non) de tenir un stand.

Pour que mon discours soit clair, voici la différence : tenir un stand revient à disposer d’un emplacement, souvent sur une place pour ne pas poser de problèmes de circulation. On y installe alors une table, sur laquelle on dispose les documents supports de communication. À l’inverse, une manifestation n’est pas figée en un lieu, on peut ou non circuler, mais on n’a pas de support fixe.

À Clermont-Ferrand, l’association Les Vaches Rouges aimait tenir des stands, pour informer sur les conditions animales, et sur les choix simples à faire pour diminuer leur souffrance. L’intérêt d’un stand, c’est que les pétitions sont plus simples à signer sur une table, et qu’on gagne en visibilité. Tout se passait bien jusqu’à un certain jour de 2005, l’association soit interdite de tenir un stand. Oh certes, l’interdiction n’a pas été écrite, au contraire on a juste “oublié” de répondre à une demande d’autorisation… L’association a alors continué à tenir un stand, jusqu’à ce que l’adjoint au maire délégué aux espaces publics vienne lui-même sur le stand en interdire la tenu. Cet adjoint ne voulait par d’une association qui fasse du
« prosélytisme pour des causes non partagées par la population. »

Nous avons donc relancé à de nombreuses occasions (1, 2, 3) la mairie pour qu’elle se justifie de cette interdiction brutale… Sans succès aucun. Nous avons alors profité des audiences ouvertes à la mairie aux citoyens pour poser la question directement aux élus. Madame Mercier nous a accueilli le 25 juin 2007, et nous a écouté comme elle en était capable… La réponse nous est arrivée sous forme de lettre le 12 juillet 2007… Sans plus d’explication sur la raison de l’interdiction.

Et depuis ce jour, aucune association nationale militant pour la défense du droit des animaux n’a eu l’autorisation de tenir un stand : ni Stop Gavage en décembre 2007, ni la PMAF.

Pourtant, la PMAF a eu une patience d’or. Comme dans toutes les villes où elle est passée, elle a demandé l’autorisation à la mairie de Clermont-Ferrand de tenir un stand, et ce près de 3 mois en amont de sa venue. Devant le refus de la mairie, elle s’est adressée à la préfecture pour déposer une déclaration de manifestation. Cette déclaration lui a été refusée, et on l’a renvoyée vers la mairie, sous prétexte qu’il s’agissait « d’utilisation de l’espace public, et il faut voir ça avec la mairie. » Et le ping-pong entre les deux instances locales a duré jusqu’au jour de la venue de la PMAF à Clermont-Ferrand. Ce qu’il est important de retenir ici, c’est que c’est la seule ville de France à interdire une telle manifestation.

Aussi, quand la PMAF est venue le 20 mars 2008 à Clermont-Ferrand, c’est accompagnée de quelques membres des Vaches rouges qu’elle a demandé un entretien avec le maire. C’est le premier adjoint qui nous a reçu, et nous avons eu l’occasion de lui décrire l’originalité de Clermont-Ferrand dans le domaine de l’interdiction de s’exprimer sur la place publique. Nous avons alors appris que la place de Jaude était refusée à toutes les associations qui souhaitaient organiser un stand, mais que toutes les autres places étaient envisageables. Ce qu’on ne nous avait jamais dit, le refus ayant jusqu’à présent été toujours sans explication. On a également appris de la bouche de cet élu qu’il n’y avait aucune raison à ce que la préfecture nous interdise la déclaration d’une manifestation…

Et voilà où nous en sommes aujourd’hui : dans les faits, aucune liberté d’expression sur la place publique, alors que les élus affirment qu’il s’agit juste de malentendus. Il ne reste plus qu’à espérer que l’avenir leur donne raison, et qu’enfin, après 3 ans d’interdiction, on puisse tenir un stand à Clermont-Ferrand…

Design web : la fête du libre

Vendredi 30 novembre 2007

Il y a quelques jours Thomas Petazzoni m’a contacté au sujet du nouveau site internet de promotion de l’événement Libre en Fête. Il s’agit d’un événement qui se déroule en France au printemps, pour promouvoir le Libre.

Or, l’ancien site est d’apparence assez vieillot. Je lui ai donc proposé un nouveau design, en axant l’apparence sur le thème du printemps :

lef.png

Évidemment, je n’ai pas pu m’empêcher d’y mettre une coccinelle, peut-être une référence à PPALAUC !?! La silhouette de l’arbre est quelque chose que j’ai imaginé en me souvenant du site internet de Tom

Edit : depuis, j’ai un peu modifié le design pour en faire une version moins gourmande en place, qui s’affiche mieux sur les petites résolutions.

Sos enfance partagée

Lundi 28 mai 2007

Il y a maintenant près d’un an, je faisais part ici de la dangerosité d’une association aux positions archaïques et agressives lors de séparations familiales.

Depuis, leur attitude n’a pas évolué dans un sens appréciable, comme en témoigne notamment les multiples commentaires sur ce billet datant d’un an. Aussi, avec plusieurs autres personnes dont les positions étaient proches de la mienne, nous avons décidé de monter un collectif.

Le collectif se nomme donc sos enfance partagée, et son site internet http://sos-enfance-partagee.org commence doucement à prendre forme. L’une de nos premières revendication concerne la garde alternée, et le flou qui entoure la première loi à ce sujet. Si dans l’absolu nous ne sommes pas contre la garde alternée, le manque de rigueur de cette loi nous alerte, car elle est déjà la raison de souffrance de nombreux enfants, qui subissent ce choix souvent peu raisonné.

Si cette cause vous intéresse, vous interpelle, n’hésitez pas à vous joindre à nous pour favoriser une justice respectueuse des enfants, les premiers à souffrir de décisions qui les concernent au quotidien.

Les Ti’gustes

Samedi 21 avril 2007

Nous avons organisé pour la première fois avec les Vaches Rouges un café animal à destination des enfants. Nous parlions aujourd’hui des hérissons, et avions préparé différents jeux et informations pour les enfants. Nous avons déjà pris rendez-vous pour organiser deux autres après-midi au même endroit, les prochaines fois sur les animaux de nos jardins, et celle d’après sur les chats.

Si vous êtes déjà passés par Clermont-Ferrand, vous connaissez sans doute les Augustes, le café-lecture associatif. C’est un endroit bouillonnant, où l’on peut venir lire tranquillement dans l’après-midi, et où les associations se bousculent presque pour organiser des soirées. Depuis les cafés anglais jusqu’aux cafés lecture, en passant par les cafés homos ou peñas anti-corrida, on trouve de tout.

L’endroit où nous avons organisé le café hérisson aujourd’hui se situe un peu plus au sud dans la ville, et fonctionne exactement sur le même principe. Cependant il est ici à destination des enfants. Et le programme des journées est génial: danse, contes, etc. On peut bien sûr venir aussi simplement pour prendre un verre et passer un moment avec ses enfants, assis à des tables à leur hauteur, bouquiner et jouer…

Le site internet est pour l’instant un peu pauvre, mais vous y trouverez déjà le programme:

C’est sûr, j’y retournerais avec ma fille, ce lieu est génial!

Pénombre

Lundi 22 janvier 2007

La semaine dernière j’étais à l’ENS à Ker Lann à l’occasion des 10 ans du département de mathématiques. C’était l’occasion de rencontrer un peu de monde, de papoter. Je voulais en particulier y croiser un ami, en cours de création d’entreprise de services en logiciels libres. je savais qu’il était docteur en mathématiques, mais je me demandais pour quelle raison il était aux 10 ans à Ker Lann. C’est en voyant son badge que j’ai compris: il était là pour présenter l’association Pénombre.

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Flyers Culture Libre

Jeudi 2 novembre 2006

Il existe de plus en plus de flyers, tracts et documentation au sujet des logiciels libres, des licences libres, et autres joyeusetés informatiques. Mais on trouve très peu de matériel d’information au sujet de la culture libre en général. L’association Libre-Attitude que nous avons créé cette année a pour vocation la promotion de la culture libre. C’est donc naturellement que Linux-Nantes, cherchant de tels supports, s’est tourné vers nous.

Avec Scara[1] nous avons donc commencé à travailler sur une série de flyers. Voici les premières réalisations, qui seront utilisées samedi à Nantes:

Naturellement, elles sont sous licence libre (la GPL pour être précis), n’hésitez donc pas à les modifier, améliorer, redistribuer, etc. :)

Notes

[1] qui n’a pas de site à elle qu’on puisse mettre en lien, bouuuuh

PPALAUC

Mardi 24 octobre 2006

Cet après-midi, j’avais une réunion avec des gens de mon ancien laboratoire au CHU, ainsi qu’avec des représentants d’un laboratoire de physique clermontois. Nous étions en train de parler de stimulation profonde du cerveau lorsque j’ai remarqué quelque chose accroché à la poche de chemise d’un des participants physiciens. Une petite pince à linge en bois, avec une jolie coccinelle rouge et noire collée dessus.

Incroyable! Ce digne physicien, reconnu par ses pairs, et ayant de hautes responsabilités dans son laboratoire, serait-il membre du collectif PPALAUC? PPALAUC pour «Porteurs de pinces à linge avec une coccinelle» (voir le site web).

Biaujardin

Jeudi 5 octobre 2006

Depuis quelques temps je m’intéresse aux modes de consommation. J’ai eu l’occasion d’en discuter avec de nombreuses personnes (sur vegeweb, avec des amis rennais, ou encore avec des auvergnats proches des courants décroissants). Il me semble maintenant évident que nous devons favoriser les producteurs locaux (pour entretenir un tissu varié, pour minimiser la consommation de carburants, pour pouvoir contacter simplement ces producteurs, etc). Ainsi, les supermarchés ne sont pas une solution rationnelle à la consommation raisonnée. J’ai donc cherché près de chez moi s’il n’y avait pas d’AMAP (Association pour le maintein d’une agriculture paysanne).

La structure que j’ai trouvé n’est pas une AMAP, il s’agit du Biaujardin, engagé en ce moment dans une démarche de transformation en SCIC (Société Coopérative d’Intérêt Collectif). Elle aide à la réinsertion des chômeurs en leur proposant un travail au sein d’un jardin de culture bio.

Et cet après-midi, je viens de recevoir mon premier panier, qui comporte plein de bonnes choses… Ça me simplifie la vie (pas de courses à faire pour les légumes), ça fait découvrir de nouveaux légumes, permet de consommer des produits de saison, produits biologiquement, et pour un coût vraiment très abordable.

Un vrai bonheur!

Collectif pour le bien-être des 4×4

Jeudi 16 février 2006

En furetant sur le web, je suis tombé sur un article de Libération qui m’a fait découvrir avec une grande joie ce Collectif pour le bien-être des 4×4. Leur combat est noble et je l’espère sera mené à bien:

Le Collectif pour le bien-être du 4 x 4 s’engage à réintroduire le 4 x 4 dans son milieu naturel, et lutte pour que celui-ci retrouve une qualité de vie décente. Parce qu’on ne met pas un husky en appartement, on ne met pas un 4 x 4 en ville.

J’ai voulu en savoir plus sur ce collectif, mais n’ai rien trouvé de vraiment pertinent, si ce n’est que je ne suis pas le seul à les chercher: lui a découvert ce collectif sur France Info.