fatsort

Une fois n’est pas coutume, je partage ici une petite astuce très pratique, que j’ai toujours du mal à retrouver…

Si vous avez un autoradio ou une enceinte bluetooth qui lit les fichiers sons depuis une clé usb, vous avez peut-être déjà été surpris de l’ordre choisi par le lecteur pour jouer les fichiers dans un dossier. En effet, certains lecteurs n’utilisent ni les méta-données, ni les noms des fichiers, mais un ordre qui semble arbitraire… Et qui correspond en réalité à l’ordre dans lequel les fichiers ont été écrits sur la clé. Ce défaut vient en bonne partie du format fat32.

Sous GNU/Linux, il existe heureusement un outil en ligne de commande très pratique pour trier les fichiers d’une clé. Pour cela, commencez par insérer la clé sans la monter, puis identifiez son nom à l’aide de la commande dmesg. Dans mon cas, il s’agit de sdd.

Il suffit ensuite d’utiliser dans un terminal la commande sudo fatsort /dev/sdd (en replaçant sdd par le nom de votre partition fat32). Pour installer ce logiciel sur une debian, un apt install fatsort devrait suffire.

Une fois cette opération réalisée, tous les fichiers présents sur la clé sont triés par ordre alphabétique, ce qui est généralement l’ordre que vous souhaitez. Sur mon autoradio, tout marche maintenant au poil !

Se raser sans plastique

Il y a plus de 10 (!) ans, j’écrivais sur ce blog mon plaisir d’utiliser au quotidien un rasoir de sûreté. Ce rasoir a été mon compagnon de poil pendant de nombreuses années, et je l’utilise encore parfois aujourd’hui.

Shavette

Mais depuis le début de l’année, j’ai commencé à utiliser une shavette. Il s’agit d’un rasoir qui se manipule comme un coupe-chou, mais dont la lame est rechargeable. On utilise d’ailleurs la même lame que dans les rasoirs de sûreté, en la cassant en deux le long de l’entaille centrale. J’ai acheté le mien sur le site art du barbier, avec quelques paquets de lames, et quelques produits d’entretien de la barbe. Je suis plutôt content de ce que j’y ai trouvé.

Je vois plusieurs avantages à l’utilisation d’une shavette, même si au début c’est impressionnant. Tout d’abord, cela permet d’avoir une meilleure vision sur ce qu’on est en train de faire. En effet, la tête d’un rasoir de sûreté est un peu grosse, et souvent devant la partie de la peau que l’on travaille. Ensuite, avec une shavette, on peut positionner la lame avec précision, et donc réaliser des contours plus nets. Et puis on peut éviter plusieurs passages, si on arrive à positionner la lame avec le bon angle.

Gomme à barbe

Plus récemment, une amie m’a donné un rasoir à l’allure inconnue. Commercialisé dans les années 50 sous le nom de rasoir à gommer la barbe, il s’agit d’un petit rasoir mécanique, composé d’un cylindre métallique percé de trous, que l’on fait rouler sur la peau. Enfermée à l’intérieur, une lame effleure le rouleau, et vient couper les poils qui se glissent dans les mailles du cylindre.

Le changement de lame est très facile, il se fait par rotation de la pièce métallique centrale du rouleau. La lame, qui fait toute la longueur du rouleau, a un profil plié en deux.

Alors bien sûr, c’est bien moins efficace qu’une shavette, mais tellement petit, et pratique pour se raser sans se prendre la tête dans les détails… Adopté !

L’étape ultime du non déchet sera donc le coupe-chou, mais je manque encore un peu d’expérience pour franchir le pas…

SAJE

Depuis janvier, avec Lise, on fait de la radio avec les mineurs isolés étrangers du 5 étoiles. Ça s’appelle Faratanin Fraternité. Dans la continuité, on a réalisé plusieurs reportages à travers la France sur les réseaux qui se structurent pour accueillir.

À Clermont-Ferrand, on a aussi rencontré d’autres intervenant·e·s qui proposent des activités à ces jeunes. On partage ensemble la même envie de les accompagner au mieux. Au fil de nos échanges, on a constaté que s’il y avait des propositions d’hébergement solidaire, elles n’étaient pas connectées à nos cercles de militantisme et associatif. Nous avons donc initié ces dernières semaines un réseau d’hébergement. Ça s’appelle SAJE, pour Soutien et Accueil des Jeunes Étrangers. La première réunion d’information s’est déroulée le 30 mai, et ça s’est plutôt bien passé, nous avons rencontré un peu plus de 25 personnes intéressées, quelques contacts venant enrichir les premiers engagements d’hébergement…

Pour suivre l’actualité de SAJE, rendez-vous donc sur la page facebook du collectif.

Maquette interactive

Utopie Sonore, c’est une résidence collective, où plus de 100 curieux du son se réunissent pendant quelques jours de la fin d’août à la cour des Aulnays pour vivre ensemble, créer ensemble, s’apprendre, échanger. C’est mon bol d’air estival. Et quand on a proposé d’imaginer une restitution de la rencontre 2017 au festival Bruits, j’ai eu très envie de m’y plonger à fond.

J’aime l’idée de placer le son dans l’espace. À grande échelle, mais aussi en miniature. C’est ce qui a motivé la création de cette maquette interactive : fabriquer un objet à l’image de la cour des Aulnays, et permettre aux auditeurs de s’approprier l’espace, de découvrir où nous avons produit les sons, comment nous avons vécu cette parenthèse utopique.

Je voulais la maquette d’une taille A0, en relief, accessible aux déficients visuels, facile à manipuler, et permettant de déclencher des sons à l’aide de boutons, afin d’écouter à la fois les sons produits sur place, mais également d’entendre quelques captations sauvages de l’événement. 2 semaines avant Bruits, je me suis donc lancé dans un sprint de réalisation.

Informatique

Initialement, j’envisageais de permettre à l’auditeur la superposition de sons. Il fallait pouvoir jouer plusieurs fichiers en même temps. J’ai donc opté pour un nano-ordinateur raspberry pi, facile à programmer, facile à câbler, consommant peu.

J’ai rapidement prototypé un logiciel en python, pour mettre en place l’ensemble des idées : des boutons pour déclencher et stopper les sons, un bouton stop général… Pendant les essais, j’ai tout de même constaté que l’émulation de l’exécution en parallèle de python était un peu légère pour lancer plusieurs sons en parallèle. J’envisage de prochainement retravailler le code source afin de permettre une plus grande interaction. Dans la version qui a été présentée, le déclenchement d’un son stoppait les autres.

Le code source du projet est disponible sur github, il évoluera donc ces temps prochains, mais on y retrouve les grandes idées de ce que je voulais faire.

Électronique

Je ne voulais pas souder de câbles sur le raspberry pi. J’ai donc cherché un peu, et penché pour de la récup’ de nappes d’ordinateurs. Je pensais initialement utiliser une nappe IDE 40 pins. Mais il ne faut pas ! En effet, 7 broches sont connectées à l’intérieur de ces nappes, ce qui peut provoquer un court-circuit dans le raspberry, connectant des pins qui ne devraient pas l’être. J’ai finalement opté pour une nappe 34 broches, prévue pour les lecteurs disquettes.

Après avoir soudé à chaque fil de la nappe un court fil plus épais, j’ai utilisé des dominos pour faciliter l’assemblage du reste du câblage. J’ai soudé sur chaque bouton deux fils, que j’ai ensuite relié d’une part à un pin GPIO, et d’autre part au pin de la masse.

Lorsque le bouton n’est pas pressé, l’ordinateur lit une tension de 3.3V. Lorsque le bouton est pressé, une résistance interne au raspberry annule la tension de 3.3V, et le bouton est donc à la masse. Pour avoir ce comportement en interne, il ne faut pas oublier de déclarer un réglage pull-up dans le code python. L’autre alternative est d’utiliser une résistance connectée au 3.3V en plus des deux autres câblages. J’ai opté pour le plus simple.

Modélisation

L’étape d’après à consisté à modéliser en 3D la cour des Aulnays. Je suis parti de plans d’architectes, de vues aériennes et de mes souvenirs pour construire une scène 3D simplifiée de la cour, grâce à blender. Une fois la structure validée, j’ai repris la modélisation en n’assemblant que des petits plans d’une épaisseur de 3mm, afin de préparer la découpe puis l’assemblage. J’ai prévu des assemblages par languettes au niveau des fondations, et de quelques endroits stratégiques, comme la tour et les tourelles.

Découpage

J’ai ensuite réalisé à la main la mise à plat de chacune de ces planches, afin de m’assurer de la cohérence de l’ensemble. Après un export sous forme de maillages, j’ai utilisé slic3r pour exporter le maillage en coupes au format SVG. J’ai alors assemblé le tout, je l’ai enrichi de quelques éléments supplémentaires, puis j’ai exporté le tout au format DXF.

La découpeuse laser de SIGMake m’a une nouvelle fois servi. J’ai dû tout de même optimiser soigneusement le placement de mes découpes, car il me restait assez peu de medium 3mm…

Assemblage

Enfin est arrivé le moment de l’assemblage : vérifier que tout s’assemble correctement (j’ai juste eu à poncer une ouverture, mais tout le reste fonctionnait), câblage, puis collage de l’ensemble.

Afin d’assurer une plus longue espérance de vie à la maquette, je l’ai vernie. Bon, une couche suffit. J’ai également retouché un peu certains champs avec un feutre Faber-Castell sepia B, pour retrouver la couleur du bois brûlé, lorsque j’avais un peu poncé les arêtes.

Les dernières étapes ont consisté à éclairé l’intérieur grâce à une guirlande (merci Lise !) faufilée par les trappes sous les bâtiments, et à placer des étiquettes braille et en noir indiquant le nom des différents lieux utilisés pendant Utopie Sonore.

À Bruits#2

La maquette est arrivée sans heurt à Pol’N, où se déroulait le festival Bruits.

Les auditeurs se sont très vite appropriés la maquette, malgré quelques défauts qu’il me faudra régler avant la prochaine présentation : un grésillement constant, peut-être lié au pré-ampli qui saturait ou aux casques utilisés ; une durée de pression des boutons mal réglée. Et puis j’aimerais régler ce problème d’exécution en parallèle, pour pouvoir lancer plusieurs sons simultanés.

La suite au prochain épisode !

Cartographier l’accessibilité

Ce vendredi, nous organisions avec Gauthier une cartopartie dans le cadre de la nuit de la géographie. Qu’est-ce qu’une cartopartie ? Il s’agit d’une action de contribution collective à OpenStreetMap, le Wikipédia des cartes.

Nous avions ciblé notre événement sur la problématique de l’accessibilité : quels sont les équipements ou informations que l’on peut renseigner dans la base de données géographique, et qui permettraient de faciliter l’appropriation de l’espace par des personnes en situation de handicap ? En parcourant le wiki du projet, nous avions découvert les informations que l’on peut renseigner : accessibilité des établissements recevant du public, qualité de l’équipement de passages piétons, rampes d’accès, configuration d’escaliers…

Nous avions focalisé notre action aux alentours de l’IADT, situé au sud du jardin Lecoq. Nous avons donc collecté les informations concernant les entrées de bâtiments, les passages piétons, les rampes et les escaliers, en documentant :

  • Entrées de bâtiments : leur position sur la façade du bâtiment pour permettre un guidage jusqu’à la porte.
  • Passage piéton : la présence et la qualité de bateaux permettant à un fauteuil roulant de l’emprunter, la présence de bandes podotactiles, et leur qualité, mais également la présence d’un dispositif sonore destiné à rendre accessible l’état du feu aux déficients visuels.
  • Rampes  la présence et l’orientation de rampes d’accès aux bâtiments publics.
  • Escaliers  la présence d’escaliers, le fait qu’ils soient équipés de rampe, de bande podotactile, leur nombre de marches.

En nous documentant sur la manière de décrire les escaliers, nous avons découvert que la seule manière actuellement standard de décrire les escaliers était d’en dessiner le tracé du parcours, et non l’emprise au sol de la volée de marches (voir la figure ci-dessous, schémas du haut). Si pour un escalier étroit et long, cela ne pose pas de problème, comment décrire les choses quand les escaliers sont plus complexes, comme par exemple devant la faculté de droit à Clermont-Ferrand ? On peut par exemple décrire plusieurs itinéraires alternatifs, couvrant à plusieurs endroits les escaliers. Mais une autre piste, qui commence à être proposée, consisterait à décrire l’emprise au sol par une région, et à la connecter ensuite à des chemins de circulation situés au dessus et en dessous (voir la figure ci-dessous, schémas du bas).

Voilà un exemple qui illustre la complexité de la description des données géographiques, mais qui sont pourtant essentielles pour être capables de décrire correctement un environnement complexe, notamment dans le projet ACTIVmap que nous avons initié cette année. Affaire à suivre !

Agence Européenne du Médicament

Je suis depuis quelques mois impliqué dans l’association Vaincre les Maladies Lysosomales (VML), où j’essaye de donner du temps comme référent sur la pathologie céroïdes-lipofuscinoses neuronales (CLN). J’avais d’ailleurs annoncé sur ce blog la création d’un site internet destiné à informer sur cette maladie : cln.jmfavreau.info.

C’est dans ce cadre que j’ai été récemment contacté pour participer en tant que représentant des parents CLN de l’association VML à une réunion organisée par l’Agence Européenne du Médicament, dont le rôle est de garantir l’évaluation scientifique, le contrôle et le suivi de la sécurité des médicaments à usage humain et vétérinaire dans l’UE. Si je connaissais l’existence de cette agence, je n’avais qu’une idée très vague de son fonctionnement. J’ai donc accepté avec grand intérêt cette proposition, qui m’a amené la semaine dernière à participer à une réunion à Londres.

Bien sûr, je ne pourrai pas détailler plus avant les détails de la proposition pour laquelle j’ai été appelé à participer, mais le processus est le même pour toute proposition : lorsqu’une entreprise souhaite procéder à des essais thérapeutiques, ou à la mise sur le marché d’un médicament, elle doit présenter un dossier à l’agence, qui réunit des experts afin d’évaluer la pertinence de la proposition.

Pour ma part, j’ai été sollicité comme représentant de familles, dans un processus qui avait déjà commencé plusieurs mois auparavant. L’entreprise avait déjà été confrontée à des questions explicites de commissions successives, et avait préparé un dossier répondant à ces premières interrogations. Avant la réunion de 1h30 à laquelle j’ai participé, chaque membre de la commission avait pu consulter un document très complet décrivant la démarche scientifique de l’entreprise, et le support projeté avait été envoyé. Nous avions donc le temps de prendre connaissance des détails, et de préparer toutes les questions souhaitées à destination des représentants de l’entreprise.

Le jour J, je me suis présenté à l’agence, située pendant encore quelques temps à Londres, dans à Canary Whalf, un quartier plutôt cravaté… La réunion a eu lieu dans une salle où deux rangées de tables se faisaient face. Sur chacun des murs opposés, un vidéoprojecteur proposait le support que l’entreprise a utilisé pour répondre aux questions. La salle était équipée d’un système audio, et plusieurs participants ont rejoint la réunion par conférence audio.

Avant que l’entreprise ne rentre dans la salle, nous avons eu l’occasion d’échanger rapidement avec la dizaine de participants, venus de plusieurs pays européens, et sélectionnés pour leur connaissance de la maladie, et des aspects scientifiques associés à ces thérapies. Puis les représentants de l’entreprise sont rentrés, et ont commencé leur présentation, que nous interrompions à chaque question problématique. Le processus de décision va se poursuivre, avec d’autres commissions, qui viendront compléter les avis donnés par le groupe auquel j’ai participé.

J’ai trouvé cette expérience passionnante, car elle donne une réelle place aux citoyens dans le processus d’introduction de médicaments sur le territoire européen. Si j’y retourne, j’essaye de prendre des photos, voire de faire un reportage radio !

L’accueil des mineurs isolés étrangers

En démarrant l’émission Faratanin Fraternité avec les jeunes minteurs isolés étrangers de Clermont-Ferrand, j’ai pris du temps pour me renseigner sur les conditions d’accueil de ces jeunes, que l’état choisi de ne pas reconnaître. J’ai notamment découvert que depuis 1982, l’état déléguait aux département la gestion des mineurs, et que la prise en charge de ces jeunes était très variable d’une ville à l’autre.

J’ai donc commencé une série de documentaires avec Lise, pour essayer de faire comprendre un peu plus ce que vivent ces jeunes. Il y a quelques jours, une militante de Marseille disait au micro d’un copain de Radio Grenouille : quand on se bat aux côtés des demandeurs d’asile, on se bat pour que la loi change. Quand on se bat aux côtés des mineurs isolés étrangers, on se bat pour que l’état respecte la loi.

Nous avons donc déjà produit deux documentaires pour le cri de la girafe. Le premier a aussi été diffusé sur toutes les radios du réseau Radio Campus France, dans le cadre du programme Univox. Il raconte le quotidien de ces jeunes à Toulouse :

Le deuxième permet de découvrir comment ça se passe à Brest :

On prépare maintenant le prochain documentaire de la série, en co-production avec Radio Grenouille, pour faire entendre ce qui se passe à Marseille.

Pour comprendre un peu mieux les choses, les conditions de vie de ces jeunes, et des gens qui les aident à ne pas vivre à la rue, vous pouvez aussi aller faire un tour sur le site du cri de la girafe, et découvrir tous les autres sons associés…

Faratanin Fraternité

En ce début d’année 2018, j’ai entrepris avec plusieurs ami·e·s un projet radiophonique aux multiples facettes. Tout a commencé je crois avec Lise, quand on a décidé d’aller rencontrer les jeunes mineurs isolés étrangers hébergés au 5 étoiles.

De là est né un projet d’émission, un atelier pour faire découvrir à ces mineurs isolés étrangers ce qu’est la radio, de leur faire découvrir que tendre un micro offre une légitimité qui permet d’aller voir partout. Ils ont très envie de raconter leur vie, pour que les auditeurs comprennent ce qu’ils vivent. On a très envie de les entendre dans leur découverte de la France. Ça se passe sur Radio Campus Clermont, et l’émission s’intitule Faratanin Fraternité. On peut même écouter la première émission, diffusée samedi dernier :

De ces rencontres est née l’envie d’aller découvrir comment se passe cet hébergement dans les autres villes de France. Avec Lise et Robin, nous nous sommes rendus à Toulouse rencontrer le collectif autonoMIE, et à l’occasion du festival Longueur d’ondes, je suis allé à Brest, et j’y ai rencontré le mouvement zéro personne à la rue, qui a ouvert un logement pour ces jeunes. En préparation maintenant, une petite série de portraits de ces lieux d’hébergement, où l’on découvrira comment ces collectifs assurent les missions d’un service public qui s’est complètement désengagé.

En parallèle de ce travail documentaire, nous avons commencé avec Catherine à travailler sur une série de témoignages-portraits, où les jeunes se racontent, et racontent leur itinéraire. À découvrir sur le site du cri de la girafe.

Si vous avez envie d’en entendre plus sur les mineurs isolés à Toulouse ou Brest, venez ce samedi à l’écoute collective, rendez-vous à Radio Campus !

Expérimentations et recherches pour l’adaptation à la déficience visuelle

Cela fait maintenant quelques temps que mes activités de recherche et d’expérimentation se tournent autour de la question de la déficience visuelle. Cet été, j’avais commencé à animer un blog au sujet de l’accessibilité au quotidien pour une enfant malvoyant. Mes activités de recherche prenaient doucement le même chemin, mais sans de réelle communication sur le sujet.

Et bien c’est en train de changer !

ACTIVmap

Tout d’abord, puis que je commence depuis novembre à accompagner un doctorant en informatique sur la génération de carte en relief pour non voyants, sur un sujet tout neuf, il nous fallait un outil de communication efficace. C’est maintenant fait ! Allez faire un tour sur le site du projet ACTIVmap, vous constaterez que depuis début 2017, beaucoup de choses se sont passées ! Des travaux d’étudiants, des collaborations naissantes, des idées qui germent…

Et pour raconter tout ça, rien de mieux qu’une petite explication filmée, avec de belles images ! Il y a un an, j’étais allé à l’API Hour de Clermont’ech parler des outils pour manipuler des images médicales. Cette fois-ci, j’ai raconté comment on pourrait fabriquer des cartes pour déficients visuels via OpenStreetMap :

Informatique sans ordinateur

J’ai aussi commencé à travailler avec Pascal Lafourcade et le groupe de recherche de l’IREM consacrée à l’informatique sans ordinateur. J’en avais déjà parlé ici dans l’article consacré à la synthèse de son additive. En regardant le matériel pédagogique qu’ils avaient créé, j’ai eu très envie de réfléchir avec eux à l’adaptation pour déficients visuels. Coup de chance, ça a pas mal amusé Samuel aux petits débrouillards. On a donc commencé à travaillé à la rentrée, et on est vraiment contents d’avoir les premiers résultats à montrer. Le matériel que nous avons imaginé, en collaboration avec Laurence d’ADVOX sera bientôt expérimenté auprès d’un public empêché. En attendant, vous pouvez lire comment on a fait sur la page du projet.

Radiocratie, une webradio pour les contrôler toutes

Il y a peu, je partageais ici la création d’un collectif de création sonore, le cri de la girafe. Un nouveau projet pour poursuivre l’aventure du son après avoir biberonné 8 années à Radio Campus. Seulement, il restait une dimension à poursuivre : le direct, et la programmation. Avec Théo et Fifie, on a donc commencé à travaillé voilà plus de six mois à la création d’une webradio. J’avais d’ailleurs écrit il y a quelques mois comment on pouvait facilement démarrer une telle webradio. Et après quelques mois de rodage, c’est le moment de la partager avec tous ! Vous allez voir, je suis sûr que vous y trouverez du son que vous aimez.

Voici la note d’intention présentée sur le site internet :

La programmation musicale de Radiocratie se veut à l’image de ce que nous écoutons : entre les douceurs des titres qui ne peuvent pas être oubliés, les pièces posées là pour surprendre, et les sons qui dérangent…

Sauf émission spéciale, la journée sur Radiocratie commence à 8h, par une programmation musicale que même Claire et Sylvain Blanchard apprécient. À 18h, Claire et Sylvain se préparent pour une petite soirée festive. Au programme : de la musique pour les mettre en transe ! Mais passé 2h du mat’, chut, Claire et Sylvain dorment. Ne leur parlez pas de ce qui passe sur Radiocratie !

Les sons ne sont pas choisis en fonction de leur style musical, mais plutôt par énergie : tranquille, normal, énervé… Sauf si on s’est lourdement trompées, les oreilles de Claire et Sylvain Blanchard naviguent au fil de nos humeurs, progressivement entre toutes les ambiances du spectre.

Rendez-vous sur radiocratie.com pour en écouter plus !