Léthargiques Substances Disparates

Il y a un paquet de temps, avec Théo on avait bidouillé une pièce live, avec un micro, un contrôleur, un synthé. Ça s’appelait la présidentielle n’aura pas lieu. Cette forme-là, j’avais très envie de continuer à l’explorer. Quelque chose d’hybride entre la composition d’une pièce électroacoustique et d’une émission de radio classique en studio.

Et voilà, depuis un mois on s’est lancés, avec deux copains de radio, dans l’aventure de Léthargiques Substances Disparates. À chaque émission, un nouveau thème, ligne directrice de nos compositions, collages sonores, et actes…

On travaille à partir d’un conducteur graphique, où chacun des Larry de l’émission a sa piste de prise de micro, et sa piste de sons à lancer et à bidouiller. Une trame, que l’on compose à l’avance, et que l’on interprétera pendant le direct.

Sur une table, un rouleau de papier de plus d’un mètre est étalé. Autour, des crayons, des ciseaux, du matériel de son, un cookie esseulé dans une assiette, des post-it, … Sur le papier, une frise séparée en actes, et plusieurs pistes qui portent des indications notée dans des cadres rectangles, parfois colorés.

Bien sûr, grâce aux podcasts de Radio Campus, on peut réécouter les deux premières émissions. L01, où on a découvert le format :

S01, où on a commencé à faire progresser la forme dans la direction de ce qui nous motive :

L’émission a lieu tous les premiers lundis du mois de 22h à 23h, sur les ondes de Radio Campus Clermont-Ferrand. Après ligneux en janvier et strychnine en février, préparez vos oreilles à une explosion de sons pour le thème surprise du mois de mars, on va encore affiner notre pratique.

Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie

Difficile de passer à côté d’Americanah. J’ai l’impression que tout le monde l’a lu. J’ai découvert ce livre après avoir lu Poussière rouge, de Jackie Kay, et Là où les chiens aboient par la queue, d’Estelle-Sarah Bulle.

Americanah, ça raconte la trajectoire de vie d’une Nigériane, immigrée aux États-Unis d’Amérique, et qui finalement décide de revenir au Nigeria. L’écriture est agréable, la narration captivante. On découvre au fil du livre plein de questionnements intéressants, sur la différence entre être afro-américain ou être récemment immigré, sur la place de la femme, sur l’afroféminisme.

Dans ce livre, l’autrice partage également avec ses lecteurs et lectrices son itinéraire de femme issue d’une classe aisée dans son pays d’origine, qui se retrouve confrontée à la précarité de la condition de migrant : difficulté à trouver un emploi, à assumer ses obligations financières, violence de la société, presque violence de classe. C’est quelque chose que l’on connaît en théorie, quand on y réfléchit un peu, mais que j’ai trouvé bien retranscrit dans Americanah.

Une webradio avec Manuel Faouen

Au fil des années, le blog que vous lisez a évolué avec mes centres d’intérêt. Aujourd’hui, si on y lit beaucoup de choses informatiques, on y retrouve aussi pas mal de contenu autour de la radio, et autour de la déficience visuelle.

Logique alors que je vous parle d’un type vraiment chouette que j’ai rencontré grâce aux internets. Manuel Faouen vit en France, c’est un professionnel de l’informatique. Il a monté une webradio associative, où il diffuse notamment un paquet de choses intéressantes, dont quelques podcasts sur le bricolage, destinés aux non voyants. Car oui, si Manuel est un sur-actif, il réalise tout ses projets en dépassant les contraintes liées à sa déficience visuelle.

Au fil du temps, on a ainsi pu échanger ensemble autour du bricolage informatique/électronique. Et puis récemment, je lui ai donné un petit coup de main pour illustrer le quatrième article d’une série qu’il rédige au sujet de la création d’une webradio.

schéma du montage son pour un webradio, incluant une console, un ordinateur et 4 micros

On retrouve donc les articles pour mettre en place une webradio :

Ne ratez pas cette série d’articles et tous les autres sujets abordés sur le site de Manuel Faouen.

Là où les chiens aboient par la queue, d’Estelle-Sarah Bulle

Lancé dans une série de lectures qui explorent les trajets d’humain·e·s entre continents, et profitant des acquisitions récentes de ma médiathèque de quartier, j’ai lu en décembre là où les chiens aboient par la queue, d’Estelle-Sarah Bulle.

J’avais lu juste avant Poussière rouge, de Jackie Kay, et j’y ai trouvé autant de similarités que de différences. Une narratrice, noire de peau, qui raconte son rapport à l’Europe, sa terre d’accueil, et qui regarde aussi vers la terre de ses origines proches. Une forme à la frontière entre autobiographie et roman, quelque chose qui interroge aussi beaucoup les gens qui font du son.

Dans là où les chiens aboient par la queue, l’autrice part à la rencontre de l’histoire de ses deux tantes et de son père, retraçant par ces conversations une trajectoire depuis la Guadeloupe jusqu’à Paris. Des années 60 dans cette ancienne colonie, du racisme, de la débrouille, des paysages, de la saveur des quotidiens. Des émeutes de mai 1967 à Pointe-à-Pitre et dans toutes l’île en général. De la condition des femmes dans cette culture créole, de l’attirance pour les produits du capitalisme métropolitain.

On se laisse entraîner, à découvrir ces vies, toutes les trois si différentes et si mêlées à la fois. Antoine est le personnage qui attire le plus l’attention du lecteur. La tante de la narratrice, dont le prénom évoque le riche équilibre du personnage, féminin certes, mais qui empreinte aussi parfois au champ du masculin…

L’arrivée en métropole est progressivement évoqué au fil du roman, l’autrice raconte pour chacun de ses personnages les espoirs, les déconvenues, la réalité.

Roman de la rentrée littéraire 2018, là où les chiens aboient par la queue a reçu un très bel accueil dans la presse, a été primé plusieurs fois. On s’en fout un peu quand on le lit, mais c’est bien de le savoir aussi.

L’audiodescription au cinéma avec Audio Everywhere

L’audiodescription « consiste à rendre accessible à un public déficient visuel le contenu d’une œuvre graphique (vidéo, image, etc.) en la complétant par une bande son qui viendra décrire le contenu graphique. » C’est ce qu’on produit pour le court-métrage ou l’image fixe depuis quelques années maintenant avec le collectif ADVOX.

La loi handicap de 2005 a été un véritable déclencheur, et les différents diffuseurs se sont progressivement retrouvés dans l’obligation de rendre accessible leurs contenus. Ainsi, de plus en plus de cinémas équipent leurs salles pour que l’on puisse suivre les films en audiodescription.

Alors bien sûr, il ne s’agit pas de diffuser pour tout le public présent dans la salle le complément de description, mais plutôt de compléter la bande son du film à l’aide d’écouteurs individuels, dans lequel on joue l’audiodescription, synchronisée sur la bande son collective.

Avec cette explosion de la demande, mais pas unicité de la solution technique. Dans la plupart des salles, jusqu’à présent, j’avais rencontré un système constitué d’un émetteur UHF et de petits boîtiers dans lequel on branche un casque audio. On peut citer par exemple les systèmes Fidélio ou Captiview.

Et puis cette semaine, en allant voir un film cette semaine, j’ai découvert un cinéma qui s’équipe de la technologie Audio Everywhere. On installe une application gratuite sur son téléphone intelligent, on active le wifi, et c’est notre téléphone qui joue alors le rôle du boîtier en diffusant le son de l’audiodescription dans notre casque. En tant qu’utilisateur, il nous suffit juste de choisir la chaîne « audiodescription » proposée par l’application.

D’après les gérants de ce multiplexe, c’est la solution la plus évolutive et la plus intéressante, et ils équipent petit à petit toutes leurs salles. Équiper une salle avec ce système revient à 5000 euros, ce qui est près de 4 fois moins cher que d’équiper une salle avec un émetteur et une flotte de 20 boîtiers précédemment cités. Ça fait moins de matériel à mettre à jour.

Mais de mon côté, si je comprends l’intérêt pour les salles, j’y vois quelques inconvénients. Tout d’abord, l’application n’est pas très intuitive, pas traduite en français. Ça ne me dérange pas, mais ça peut freiner des utilisateurs. Ensuite, dans le cinéma où nous étions, le wifi servant à l’audiodescription nécessitait un mot de passe, que j’ai dû aller chercher auprès du personnel, et que tous ne connaissaient pas. Ensuite, le système n’était pas opérationnel, et ils ont dû aller le redémarrer. Coup de chance que je m’y sois pris en avance. Si le système tombe en panne silencieusement, c’est un peu ennuyeux. Dernier point, mais pas des moindres, si comme dans ce cinéma le réseau wifi est déjà saturé avec les différents ordinateurs et caisses connectées, il faudra que le cinéma fasse attention à bien dimensionner son réseau au fil du temps.

De manière générale, en n’assurant pas un système complètement fonctionnel au visiteur, mais en rendant la solution dépendante à la fois du système fourni, et du téléphone du spectateur, le cinéma se désengage en partie de la fiabilité de l’ensemble. Si ça ne marche pas, c’est peut-être parce que votre téléphone a une application incompatible, parce que votre connexion wifi marche mal, ou parce que vous n’avez plus de batterie. Alors, c’est de votre faute, à vous, spectateur.

Mais en même temps, si le système se démocratise, et c’est l’envie de l’entreprise à l’origine du produit, on pourrait imaginer utiliser cette application à peu près partout, au restaurant pour avoir de l’information sur un menu, dans un stade de sport pour avoir les commentaires en direct, lors d’une célébration pour avoir une traduction en direct… Partout où un système de streaming de son à l’usage du visiteur est utile…

Le sonoscope, outil à décrire sa pratique créative

Avec Théo, en rentrant de Bruxelles, où nous étions aux 35 ans de Radio Panik avec les copains copines d’Utopie Sonore, on discutait du défi que l’on se lance souvent, et qui consiste à se lancer dans une création collective avec des personnes que l’on apprend à découvrir pendant ce processus créatif.

Ça nous arrive au sein du cri de la girafe, mais aussi à Radio Campus, aux Utopies Sonores, etc.

Chacun·e des participant·e·s vient avec des envies différentes, sur la forme, sur la manière de procéder, sur le type de propos que l’on veut porter. Parfois, ces envies sont proches de ses pratiques. Parfois, un·e participant·e a envie de sortir de sa zone de confort. C’est variable. Mais au moment de se lancer dans la création collective, ces envies sont rarement exprimées : on va parler de plein de choses, évoquer des idées de contenu, des intentions, des exemples de créations passées. Mais on n’abordera pas souvent la manière dont on va créer ensemble.

Alors, en attendant que les gilets jaunes laissent passer aux voitures leur barrage filtrant à la frontière franco-belge, on a commencé à imaginer un truc, le sonoscope. Ça se présente comme une série d’échelles, où on se positionne, décrivant ainsi notre pratique actuelle, ou celle que l’on appelle de nos vœux. Puis on peut ensuite partager cette représentation synthétique à ses copains et copines.

Par exemple, voilà à quoi ressemble mon processus créatif en son en 2018.

Bon, je ne sais pas encore comment l’outil va évoluer, si on pourra superposer deux sonoscopes pour constater leur similitude ou leur différence, si on va ajouter des échelles, si on va faire évoluer la forme, mais j’ai rapidement écrit un bout de code pour matérialiser cette idée griffonnée sur un carnet… 

Le sonoscope, vous en pensez quoi ? On a besoin de votre avis !

Poussière rouge, de Jackie Kay

J’aime beaucoup lire ce qu’écrit le collectif Cases Rebelles, dont le site internet porte le sous-titre PanAfroRévolutionnaires. On y lit de l’afroféminisme, de l’autodéfense, de la culture des luttes, des points de vue sur les politiques migratoires criminelles, et plein d’autres choses passionnantes. On peut les suivre sur Facebook, sur le super site internet, et le collectif Cases Rebelles a même un podcast !

Récemment, ils proposaient la lecture de Poussière Rouge, de Jackie Kay. À la médiathèque de Jaude, le livre n’était pas emprunté, alors j’en ai profité. 

Ce livre est vraiment chouette, il raconte le parcours de l’autrice, poète, nouvelliste et romancière, à la recherche de ses parents biologiques. Élevée en Écosse par un couple de communistes plein d’humour et de pétillant, Jackie interroge son histoire personnelle, elle qui n’a pas la même couleur de peau que ses parents. Au fil de son récit, on découvre ses interrogations sur l’héritage biologique et social, sa redécouverte du racisme, sa place en tant que femme dans cette histoire, le poids des croyances, des religions, des histoires de famille.

On se promène à Lagos, à Aberdeen, dans des coins reculés, à Glasgow aussi.

Du bon usage d’un enregistreur

Les logiciels pour le montage, c’est bien, mais il faut commencer par enregistrer les choses avant d’en faire une pièce sonore. Cela fait presque trois ans que j’utilise un enregistreur Tascam DR-40. Au fil du temps, j’ai appris à m’en servir, j’ai ajusté certaines choses, et je profite du temps hivernal pour en faire une petite synthèse ici.

Format de fichier et pré-amplification

J’enregistre toujours en wav, avec une précision de 24 bits.

J’ai choisi d’éliminer le mp3, pour plusieurs raisons. Tout d’abord, parce qu’avec les grosses cartes mémoire que l’on a aujourd’hui, on dispose de nombreures heures d’enregistrement, avec un format à moins d’un gigaoctet à l’heure. Inutile donc de choisir un format de compression avec perte. L’autre problème du mp3 sur les Tascam, c’est que l’utilisation du circuit de compression produit un bruit numérique dans les fichiers, ce qui les rend inutilisables.

Ensuite, j’ai choisi d’utiliser du 24 bits et non du 16 bits afin d’avoir une bonne précision quand le son est faible. Ainsi, je sollicite le moins possible le pré-ampli de l’enregistreur, généralement entre -18 et -8 dB, sans avoir de problème au moment de la normalisation.

D’autre part, j’enregistre avec un échantillonnage de 44.1 kHz si je fais du son pour la radio, et en 48 kHz si je fais du son pour l’image, car ce sont les standards pratiqués dans chacun de ces domaines, et que sinon, cela impose un rééchantillonnage qui peut être source de bruits parasites.

Si vous voulez en lire plus au sujet de la numérisation du son, je vous invite à lire l’article son et mathématiques que j’ai écrit il y a peu.

Micros externes et FetHead

Je prends toujours soin d’utiliser un micro qui corresponde à mes besoins :

  • Les micros internes du zoom quand je veux faire une prise d’ambiance, ou que je veux enregistrer rapidement une voix, tout en sachant que l’environnement sera aussi capté.
  • Un micro omnidirectionnel dynamique (comme un Sennheiser MD-21 ou un LEM DO 21 B, ces incontournables micros de reportage), quand je veux prendre une belle voix, et garder un peu de l’ambiance autour, par exemple en manifestation.
  • Un micro cardioïde dynamique (le fameux Shure SM58, ou un peu moins cher le AKG D5), de ces micros que l’on utilise sur scène pour la voix, quand il s’agit de prendre juste une voix, ou une source ponctuelle, et éviter de capter tous les sons de l’environnement.
  • Un micro cardioïde statique large membrane (j’utilise pour ma part le nouvellement arrivé Aston Origin), quand il s’agit de faire une prise de son très précise, dans un environnement maîtrisé comme une cabine d’enregistrement (j’utilise mon dressing pour cela).
  • Une paire ORTF statique (pour ne pas casser sa tirelire, on peut choisir par exemple un superlux S502) pour une prise stéréo avec une belle précision, comme un paysage sonore par exemple.

Si j’utilise un micro externe, je ne manque pas d’utiliser des pré-ampli FetHead, qui (on ne le répète jamais assez) permettent d’obtenir un son d’une qualité quasi irréprochable, même avec un petit enregistreur comme le DR-40. Si vous n’êtes pas convaincus, lisez l’article que j’avais écrit à ce sujet…

Bonnettes, filtres anti-pop et positionnement du micro

Il faut aussi bien sûr équiper ses micros des filtres nécessaires pour éviter les bruits parasites : le souffle du vent, les plosives d’un locuteur.

Pour le vent, on peut très facilement confectionner des bonnettes anti-vent avec du tissu à poil, du moment que le support soit fin.

Pour les plosives, il faut s’adapter à la situation. Les plosives, ce sont ces consonnes « p », « t », et les autres « f » qui produisent en sortie de bouche des petites poussées d’air très rapides. Si la bouche est exactement en face du micro, l’air va venir écraser la membrane du micro, et produire un son très saturé. La première précaution consiste donc à tourner le micro, de sorte qu’il pointe bien la bouche du locuteur, mais de façon à ce que l’air ne l’atteigne pas. On met donc le micro légèrement de côté. Attention cependant à ne pas viser depuis le haut ou depuis le bas, car le son de la voix change alors, devenant par exemple plus nasillard.

Bien sûr, cela ne suffit pas toujours, et il on en vient vite à utiliser une bonnette anti-pop faite en mousse pour l’extérieur, ou un filtre anti-pop pour le studio. Pour ma part, j’ai choisi un filtre anti-pop en métal, car il se lave facilement, est plus solide que la version en tissu, et fait très bien le job.

Amortissements

Si on utilise les micros internes, il faut s’assurer de ne pas manipuler l’enregistreur, faute de quoi le contact des mains sur le plastique produira des sons parasites (moins qu’avec le Zoom H4n, mais pas mal quand même). Une solution simple consiste à poser l’enregistreur, et à ne plus y toucher. J’utilise pour cela différentes solutions.

Tout d’abord, il y a le petit support en caoutchouc fourni par le fabricant, qui se loge dans la petite trappe des piles, et se fixe dans le pas de vis, afin de poser l’enregistreur horizontalement. J’ai mis du temps à découvrir où le ranger, heureusement que Théo était là pour me le dire.

Il y a ensuite la solution d’un trépied d’appareil photo, lesquels sont compatibles avec le pas de vis situé derrière l’enregistreur. Pour ma part, j’utilise un trépied qui peut aussi se fixer comme un serre-joint. Très pratique.

Et puis parfois, on aimerait faire tenir l’enregistreur verticalement. Malheureusement, dans sa version sortie d’usine, impossible de réussir cette prouesse, car les prises XLR sont équipées d’une petite languette de métal qui casse la stabilité. Mais on peut facilement résoudre le problème à l’aide de deux butées autocollantes. J’ai trouvé les miennes dans un magasin de bricolage, elles doivent faire 3mm de haut, et stabilisent complètement l’appareil.

Kit main libre

Quand on utilise un micro extérieur, on a vite les main encombrées : enregistreur d’un côté, micro de l’autre. Mais puisque l’enregistreur ne sert pas de micro, on peut très bien le lâcher ! J’ai récemment trouvé une solution plutôt confortable : une petite boucle en métal, que l’on peut fixer sur le pas de vis au dos de l’enregistreur, et un mousqueton, afin de suspendre l’enregistreur, et ainsi se libérer une main. Une affaire qui roule !

Diffuser une émission de radio via Facebook Live

À l’occasion de la projection en avant-première de Libre, le film qui raconte l’aventure de Cédric Herrou dans la vallée de la Roya, Alpha de l’émission Faratanin Fraternité a réalisé une interview du militant. Elle sera diffusée le 6 octobre sur l’antenne de Radio Campus Clermont-Ferrand.

Cédric a gentillement proposé de diffuser l’émission en direct sur sa page Facebook. J’ai donc cherché comment connecter le stream icecast de Radio Campus sur Facebook. Voici comment faire :

  • Préparer une image fixe, dans l’idéal d’une petite résolution (512×512 par exemple), afin d’économiser de la bande passante, dans la suite nommée image.jpg. On peut utiliser la ligne de commande convert grosse-image.jpg -resize 512x512 -quality 75% image.jpg pour réaliser une conversion en ligne de commande depuis une grosse image.
  • Identifier l’adresse du flux audio de votre radio, dans notre cas http://campus.abeille.com:8000/campus
  • Se rendre sur Facebook et créer un live, rendre éventuellement persistante la clé, afin de facilement reproduire la manipulation. Recopier l’adresse et la clé de diffusion (clediffusion ci-dessous) proposée par la plateforme
  • Sous GNU/Linux, utiliser ensuite la commande suivante :
​ffmpeg -r 30 -loop 1 -i image.jpg -i http://campus.abeille.com:8000/campus -c:a libfdk_aac -c:v h264 -b:v 768k -preset ultrafast -tune stillimage -pix_fmt yuvj444p -g 60 -profile:v high444 -level 4.2 -f flv "rtmp://live-api-s.facebook.com:80/rtmp/clediffusion"

On peut éventuellement remplacer libfdk_aac par aac si le codec n’est pas disponible.

Cette commande est inspirée d’une discussion sur stackoverflow. Elle encode la vidéo avec l’envoi d’une seule image par seconde, et une compression audio correspondant à ce qui est diffusé sur la plateforme.

Dans mes expérimentations, j’ai dû baisser de manière importante la résolution de l’image afin d’éviter des sacades qui apparaissaient toutes les deux à trois secondes.

NCL 2018

J’étais la semaine dernière à Londres, et plus précisément à la Royal Holloway pour la conférence NCL 2018. L’occasion de découvrir l’actualité de la recherche autour de la maladie de Batten : thérapie génique, approches novatrices par exosomes, informations sur la thérapie enzymatique pour CLN2… Je n’étais pas le seul représentant d’associations nationales de familles, et nous avons pu ainsi échanger avec des Norvégiens, des Anglais, des Américains, des Turques, des Danois… Rare, mais pas seul, comme on dit à VML.

De retour en France, je publie sur le site internet dédié à la maladie un compte-rendu très complet, ainsi qu’une synthèse de mes notes sur une question qui m’intéresse beaucoup en ce moment, la communication alternative et augmentée.

Vivre une création sonore collective

À l’occasion d’Utopie Sonore 2018, Guisane proposait d’animer un atelier de création collective, autour du thème du grand effondrement.

Lors de la première séance de travail, nous étions bien quarante à être réunis, motivés par la proposition initiale du projet :

“Le Grand Effondrement désigne des prédictions de déclin imminent du monde industriel contemporain. Ces conceptions décrivent un risque systémique de catastrophes planétaires provoqué directement par son mode de fonctionnement. Ces théories de l’effondrement ne relèvent pas de la preuve scientifique directe, mais s’appuient sur des indices mesurables et des études documentées” (Wikipedia). Dans cette logique, et dans la version la plus imminente de cette catastrophe annoncée, il y a une certaine excitation à voir enfin l’écroulement du capitalisme mais aussi la peur d’une précipitation fasciste et la fin totale qu’elle signifierait. Bref, ça chauffe. Cette théorie est un point de départ, chacun peut s’en libérer, la retourner, la malaxer et se l’approprier comme il l’entend. Le thème et la construction de sa matière sonore seront prétexte à des enregistrements expérimentaux.

Après quatre séances de travail collectif, complétés par des épisodes de travail plus individuels, nous avons réussi à construire une pièce sonore de 20 minutes, qui jusqu’à la restitution publique le samedi soir n’avait été écoutée en entier par personne… Le résultat est très beau, même s’il aborde une question difficile. Je vous laisse le découvrir ici :

Mais comment s’organiser, quand le sujet est passionnant, les participant·e·s nombreu·x·ses et bouillonnant·e·s d’idées, et le temps imparti très court…

Voici une première version d’un texte qui évoluera sans doute, et qui raconte comment s’est structuré l’atelier pour réaliser cette pièce sonore.

Déroulé de l’atelier de création sonore sur le grand effondrement

Son et mathématiques

Depuis le début de l’année dernière, je participe à un groupe de travail de l’IREM de Clermont-Ferrand consacré à l’informatique sans ordinateur. J’avais déjà parlé ici d’un premier projet consacré à l’adaptation de matériel pédagogique pour déficients visuels.

En parallèle, j’avais commencé à travailler sur un logiciel de synthèse additive, pour produire du son. Depuis, on a un peu avancé sur l’activité que nous concevons autour du son, et il fallait rédiger la fiche scientifique, celle qui parle de musique et de mathématiques. J’ai eu du mal à me retenir, et j’en ai faite une qui parle de son et de mathématiques.

Le document est d’abord écrit à destination des enseignant·e·s de mathématiques de collège, mais je pense qu’il peut intéresser toute personne qui cherche à comprendre un petit peu des sciences qui se cachent derrière les sons, la musique. Il s’agit plutôt d’une introduction, pour éveiller la curiosité et donner envie d’aller lire d’autres choses.

En vrac, ça parle de :

  • ce qu’est le son d’un point de vue physique
  • ce qu’est le son numérique par rapport au son analogique
  • ce qu’est une note, une octave, une gamme
  • pourquoi un piano ne sonne pas pareil qu’une clarinette quand ils jouent la même note
  • ce qu’est une note fondamentale, une harmonique
  • comment fabriquer du son musical de synthèse

Voilà, ça fait 16 pages, avec des figures, des captures d’écran, et quelques formules. Je le mets là pour les curieux, et suis très intéressé à tout retour.

Son et mathématiques (3,8Mo)

Café zapatiste

Pour la deuxième année, j’ai commandé du café zapatiste avec François. C’est le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte qui organise à Paris l’achat solidaire du café auprès de deux coopératives zapatistes, Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum, le transport en Europe, la torréfaction puis les frais d’envois pour ceux qui ne sont pas à Paris. Le bon de souscription est disponible en ligne, il était à retourner avant fin février cette année.

Puisque j’utilise un moulin à café, j’ai commandé le café en grains. Je l’ai goûté ce matin. En entendant le son du moulin, j’ai eu peur qu’il ne soit trop grillé, mais au final  la torréfaction est bien. Je le trouve assez doux, un peu fruité, pas du tout amer, avec une belle longueur en bouche…

Atelier de bidouille sonore

Avec le cri de la girafe, on était cette année cinq à rejoindre l’Utopie Sonore. Parmi les propositions que nous avons faites aux participants, il y a eu l’atelier de musique concrète. Un titre bien ronflant pour un atelier que nous avons proposé à deux avec Théo, et que Karim a participé à animer.

Le principe de l’atelier était de découvrir comment déformer simplement des sons à l’aide d’un logiciel de montage comme Reaper ou Ardour, afin d’obtenir des textures sonores, des nappes, ou des pièces électroacoustiques.

Nous avons donc commencé par rappeler le principe d’objet sonore de Pierre Schaeffer, puis nous avons un peu parlé du vocabulaire que l’on avait pu construire l’année précédente dans l’atelier ch’ai faire, ch’ai dire. Nous avons ensuite donné aux participants un petit ensemble de sons récoltés l’année d’avant dans la cour des aulnays : bruits de frottement, d’eau, de percussions, etc.

Puis nous avons commencé à explorer avec les participants l’étirement du son, pour aller chercher dans les hautes fréquences les sons cachés. Nous avons discuté d’attaque, de superposition des sons, de l’idée de mettre les sons à l’envers. Certain·e·s participant·e·s se sont essayés aux effets, avec un peu d’équalisation, de réverbe. Nous avons discuté de l’idée d’avoir des détails à toutes les échelles, de l’idée d’être attentif aux superpositions de sons suivant les fréquences…

Chaque participant·e, en solo ou en binôme a réalisé à la fin de la séance une petite pièce sonore. Ce qui m’a vraiment intéressé, c’est de constater qu’avec le même matériau, et le même processus créatif, chaque proposition a sa propre énergie, son propre rythme, on perçoit une partie de la personnalité de celui ou celle qui a produit…

Le résultat de ces bridouillages est écoutable ci-dessous, ou sur le site du cri de la girafe. Ça s’intitule Musique concrètement collective, un collage en légère superposition et spatialisé par Théo.

Utopie Sonore 2018

L’été, c’est le moment où on recharge ses batteries pour l’année, où on vit ces petites parenthèses de rencontres, de découvertes, de création… Cette année, il y a eu des visites de châteaux, et puis des moments en famille, avec des ami·e·s, d’autres encore à profiter de temps seul. J’ai aussi avancé en recherche, et fait plein d’autres choses.

Et puis il y a eu Utopie Sonore. Comme l’année dernière, et celle d’avant aussi. Une petite semaine à cent fondus de son, à la Cour des Aulnays, où retrouver plein de gens qui sont devenus des amis au fil des retrouvailles en festival, rencontres et autres résidences. Utopie Sonore en août, c’est le point d’orgue, le moment d’expérimenter de nouvelles choses, de faire de nouvelles rencontres, et de vivre pleinement une utopie : coupés du monde, sans téléphone, avec la même envie de faire ensemble, et d’apprendre de nouvelles pratiques.

Cette année, avec les giraphones, on est venu·e·s à cinq, avec plein de propositions, certaines au programme, d’autres plus confidentielles.

La proposition principale du collectif, ça a été Exquise valise, une création collective sur le principe du cadavre exquis, pilotée par Aurélie, et dont le rendu final est vraiment réussi.

Pour la deuxième année, on a relancé l’idée de la bibliothèque éphémère, où chacun amène ses livres. C’est la première chose que j’ai construite en arrivant : les étagères et l’espace lecture pour accueillir livres et lecteurs… La photo ci-dessous a été prise avant l’arrivée des festivaliers, et je pense qu’on a bien eu deux fois plus de livres, avec plein de références super intéressantes…

J’ai aussi amené à Geneviève le Raspberry Pi avec logiciel corrigé pour que la maquette interactive soit pleinement fonctionnelle.

Avec Théo, on a aussi proposé un atelier autour de la musique concrète, on a aussi installé un atelier en autogestion pour la fabrication de micro-contacts.

Et puis on a participé à plusieurs créations collectives, échangé avec les copains et copines, et tellement bien mangé !!! Cette édition était vraiment très réussie, et il FAUT que ça continue.

Je commence à poster quelques billets sur ce site, pour compléter ce que nous avons commencé à poster sur le site du cri de la girafe, et sur ce qu’Anaïs recense sur le site d’Utopie Sonore :

Merci à Clémence, Emmanuelle et Élodie pour les photos qui illustrent ce billet.

GPIO et parallélisme

Il y a quelques mois, j’avais bricolé un Raspberry Pi pour réaliser une maquette interactive. Mais faute de temps, je n’avais pas réussi à gérer convenablement le parallélisme : contrôler en même temps 10 lecteurs mp3 en python, tout en assurant du « temps réel » pour la détection de la pression sur les boutons, ça marchait mal. Il faut dire que le choix du python avait été guidé par l’envie d’un prototypage rapide, mais sans plus de motivation.

Alors ces dernières nuits, j’ai pris le parti de tout reprendre à zéro, en utilisant cette fois-ci le C++. J’aime Qt, alors j’ai fait du Qt. Et pour le contrôle des entrées sorties de la petite machine, les GPIO, j’ai choisi la bibliothèque wiringPI. Tout de suite, tout marche beaucoup mieux !

À noter qu’il faut penser à installer libqt5multimedia5-pluginsqtmultimedia5-dev, ou encore  gstreamer-pulseaudio pour pouvoir utiliser QMediaPlayer. Étrangement d’ailleurs, sans le support de gstreamer dans pulseaudio, la lecture des mp3 est très très grésillante…

Bon par contre, le projet est encore sur github.

Visites de châteaux

J’ai profité de la période estivale pour entreprendre une visite éclectique de châteaux à travers la France, en m’intéressant aux sites qui proposaient du contenu accessible ou partiellement accessible à un enfant déficient visuel. Voici quelques retours de cette expérience.

Le chantier du château de Guédelon

Impossible de ne pas être tout excité quand on entend parler pour la première fois de ce projet gigantesque, qui a probablement dû commencer par un « et si on construisait un château ? » Quand on visite le sit de Guédelon, on est complètement conquis par le projet : construire un château à la manière des chantiers du XIIIe siècle. Seules les chaussures de sécurité semblent dépareiller dans le décor.

En discutant avec les personnes qui travaillent sur le chantier, on apprend par exemple que les deux dernières années ont été un peu dures, car une partie de la tour en cours de construction s’effondrait pendant l’hiver… Ce qui a amené les constructeurs à imaginer des toits temporaires, pour préserver les structures pendant l’hiver.

De manière générale, les équipes sont très attentives, ont proposé à plusieurs reprises de toucher ou d’écouter plus attentivement les différents postes de la construction.

 

Le château royal de Blois

Ce château royal se situe au cœur de Blois, paisible ville des bords de Loire, sur un site assez escarpé. La visite proposée aux personnes déficientes visuelles est très intéressante, et j’en profite ici pour remercier énormément le guide, qui a pris le temps de transmettre quelques aspects du château, en utilisant des astuces de description plutôt bienvenues : écoute de l’écho, utilisation de la direction de la parole pour indiquer l’emplacement des bâtiments, échantillons à toucher, ou encore maquette pour comprendre la structure globale du château.

À la recherche du troubadour au château de Castelnau-Bretenoux

Situé dans le Lot, le château de Castenlau-Bretenoux est géré par le centre des monuments nationaux, et propose l’été une visite thématique sur le thème du troubadour. À la fois un prétexte à explorer les différentes parties du château, et l’histoire des gens qui l’ont occupée, et une promenade à travers la culture des troubadours, la visite est animée par une comteuse très attentive à rendre accessible la visite à tous les publics : descriptions détaillées des tapisseries, petits objets à toucher, etc.

Nous avons bien fait de réserver avant d’y aller, car il y a peu de places pour ces visites très demandées, et cela a probablement grandement facilité la visite.

La restauration du château de Penne

On accède au site en traversant un superbe village, construit sur un piton rocheux, que l’on imagine formidable position défensive.

Le château de Penne pourrait sur le papier faire un peu penser au château de Guédelon, mais le projet est très différent. Pendant longtemps, la ruine du château a servi de terrain de jeu aux enfants du village, après avoir servi de carrière pour la construction des maisons aux alentours.

Le nouveau propriétaire a décidé de restaurer le château, en travaillant étape par étape, sous le regard attentif d’un architecte des bâtiments de France. Chaque nouvelle restauration doit auparavant être justifiée par des preuves archéologiques ou picturales…

Quand nous avons visité le château, une association spécialisée dans la construction à l’ancienne travaillait à la restauration d’une fenêtre et d’un pan de mur…

Arts martiaux médiévaux au château de Ventadour

Nous avons fini notre périple par la visite du château de Ventadour, ruine cristallisée sur un piton rocheux, au cœur de l’Ardèche, pour une démonstration d’arts martiaux médiévaux proposée par le Cercle des LAMHE. En les écoutant, nous en avons appris un peu plus sur les pratiques militaires de l’époque médiévale en Europe, à la fois de celles des seigneurs, mais également du peuple… On a découvert des gens passionnés, documentés, et très désireux de partager leur passion.

Le site quant à lui est vraiment impressionnant, on surplombe deux vallées depuis ce pic rocheux… Une très belle dernière étape pour notre périple châtelé.

fatsort

Une fois n’est pas coutume, je partage ici une petite astuce très pratique, que j’ai toujours du mal à retrouver…

Si vous avez un autoradio ou une enceinte bluetooth qui lit les fichiers sons depuis une clé usb, vous avez peut-être déjà été surpris de l’ordre choisi par le lecteur pour jouer les fichiers dans un dossier. En effet, certains lecteurs n’utilisent ni les méta-données, ni les noms des fichiers, mais un ordre qui semble arbitraire… Et qui correspond en réalité à l’ordre dans lequel les fichiers ont été écrits sur la clé. Ce défaut vient en bonne partie du format fat32.

Sous GNU/Linux, il existe heureusement un outil en ligne de commande très pratique pour trier les fichiers d’une clé. Pour cela, commencez par insérer la clé sans la monter, puis identifiez son nom à l’aide de la commande dmesg. Dans mon cas, il s’agit de sdd.

Il suffit ensuite d’utiliser dans un terminal la commande sudo fatsort /dev/sdd (en replaçant sdd par le nom de votre partition fat32). Pour installer ce logiciel sur une debian, un apt install fatsort devrait suffire.

Une fois cette opération réalisée, tous les fichiers présents sur la clé sont triés par ordre alphabétique, ce qui est généralement l’ordre que vous souhaitez. Sur mon autoradio, tout marche maintenant au poil !

Se raser sans plastique

Il y a plus de 10 (!) ans, j’écrivais sur ce blog mon plaisir d’utiliser au quotidien un rasoir de sûreté. Ce rasoir a été mon compagnon de poil pendant de nombreuses années, et je l’utilise encore parfois aujourd’hui.

Shavette

Mais depuis le début de l’année, j’ai commencé à utiliser une shavette. Il s’agit d’un rasoir qui se manipule comme un coupe-chou, mais dont la lame est rechargeable. On utilise d’ailleurs la même lame que dans les rasoirs de sûreté, en la cassant en deux le long de l’entaille centrale. J’ai acheté le mien sur le site art du barbier, avec quelques paquets de lames, et quelques produits d’entretien de la barbe. Je suis plutôt content de ce que j’y ai trouvé.

Je vois plusieurs avantages à l’utilisation d’une shavette, même si au début c’est impressionnant. Tout d’abord, cela permet d’avoir une meilleure vision sur ce qu’on est en train de faire. En effet, la tête d’un rasoir de sûreté est un peu grosse, et souvent devant la partie de la peau que l’on travaille. Ensuite, avec une shavette, on peut positionner la lame avec précision, et donc réaliser des contours plus nets. Et puis on peut éviter plusieurs passages, si on arrive à positionner la lame avec le bon angle.

Gomme à barbe

Plus récemment, une amie m’a donné un rasoir à l’allure inconnue. Commercialisé dans les années 50 sous le nom de rasoir à gommer la barbe, il s’agit d’un petit rasoir mécanique, composé d’un cylindre métallique percé de trous, que l’on fait rouler sur la peau. Enfermée à l’intérieur, une lame effleure le rouleau, et vient couper les poils qui se glissent dans les mailles du cylindre.

Le changement de lame est très facile, il se fait par rotation de la pièce métallique centrale du rouleau. La lame, qui fait toute la longueur du rouleau, a un profil plié en deux.

Alors bien sûr, c’est bien moins efficace qu’une shavette, mais tellement petit, et pratique pour se raser sans se prendre la tête dans les détails… Adopté !

L’étape ultime du non déchet sera donc le coupe-chou, mais je manque encore un peu d’expérience pour franchir le pas…