Carte mentale sur la musique électronique

Il y a quelques temps, j’écrivais ici combien j’aimais la musique électronique, et combien j’avais aimé lire Les fous du sons, de Laurent de Wilde. Comme le sujet m’intéresse, j’ai eu l’occasion de lire plusieurs livres, d’écouter des conférences et des podcasts sur la question, ou encore d’assister à des conférences.

Plutôt que de laisser toutes ces idées se dissoudre petit à petit, je me suis dit qu’il fallait que je prenne des notes pour structurer tout ça. Et quoi de mieux pour ça que d’utiliser une carte mentale dynamique, pour naviguer au cœur de ces concepts, références, vidéos et liens de tout type.

En cherchant un peu, j’ai trouvé la bibliothèque javascript D3.js, qui comporte énormément de possibilités d’ajustement. Avec un peu de json pour stocker les informations, et bootstrap pour la mise en page… Le projet, en ligne sur github, pourrait être facilement cloné pour décrire la carte mentale d’un autre sujet. Il y a sans doute quelques spécificités dans le fichier html et dans le javascript, mais c’est je pense très simple à dériver.

Pour voir le résultat, rendez-vous sur Éléments d’histoire de la musique électronique. Bonne visite !

Blog accessibilité

Le rythme de publication sur ce site est moins important que précédemment. Plusieurs raisons à cela.

  • Je travaille à une meilleure présentation de mes projets radio sur le site de mes projets sonores ;
  • Le site ADVOXPROJECT est en cours de reconstruction, pour être plus proche de nos actions, et de ce que l’on veut dire ;
  • Un nouveau projet en cours de gestation, dont j’aurai l’occasion de parler un peu plus ici en septembre, avec les copains giraphones ;
  • Et puis surtout, j’alimente régulièrement un nouveau blog, dédié à l’accessibilité, ou comment faciliter le quotidien d’un enfant malvoyant.

N’hésitez pas à aller y faire un tour, pour y picorer des idées, et en proposer d’autres ! C’est en particulier là-bas que je continuerai à raconter la folle histoire du qui est-ce tactile.

Interface #2

Voilà plus d’un an que je partageais ici la première variation d’un projet radiophonique intitulé Interface. L’idée originale était sans doute un peu ambitieuse, et depuis mars 2016, je me suis engagé dans de nombreux autres projets… J’ai donc mis beaucoup de temps à finaliser la deuxième variation d’Interface. Mais ça y est, il est en ligne !

capture du site interface

Dans ce nouvel épisode, on explore toujours l’interface entre sciences et techniques, mais cette fois-ci dans les pratiques scientifiques éloignées des sciences de l’ingénieur : informatique théorique, mathématiques et sciences humaines sont à l’honneur.

Bonne écoute !

Entretiens et interviews radiophoniques

En cette fin d’année, je range, je classe un peu les différentes réalisations de cette année. Pour l’émission sensation, j’ai eu l’occasion de réaliser plusieurs interviews et entretiens, que je viens de regrouper sur la page Sensation de mon site de projets radiophoniques. Pour presque chacun des sens, je suis allé discuter avec des chercheurs, artistes, artisans, en les questionnant sur leurs pratiques…

J’en ai profité pour réaliser la version longue d’un entretien avec Jacques Pourcher, un ami peintre qui habite à Clermont-Ferrand, qui travaille autour de la musique contemporaine, et s’intéresse à la transparence.

Séquences (2002), peinture à la gouache, Jacques Pourcher

Revue de lecture: bruit, musique, sociologie

Tiens, ça faisait longtemps que je n’avais pas poursuivi la série revue de lectures sur ce blog. J’avais commencé en septembre dernier avec l’idée de nourrir la réflexion autour de la création sonore.

Une des raisons, c’était bien sûr de préparer au mieux l’atelier du SUC consacré à la réalisation d’une balade sonore. La semaine dernière, c’était d’ailleurs l’inauguration de la balade réalisée par les étudiants dans le cadre des sonographies. Même si beaucoup de choses seraient à revoir dans l’animation de cet atelier, j’ai été très content d’accompagner ces jeunes dans la découverte d’une expression artistique pleine de possibilités.

J’ai bien sûr continué mes lectures en élargissant les thèmes au fil des rencontres et des discussions. Voici donc quelques titres pour compléter les lectures précédentes, sur des sujets assez vastes, mais qui je trouve alimentent bien la réflexion sur la question du son, et de la création sonore en particulier.

des livres sur une table

Le Groupe de Recherches Musicales – Cinquante ans d’histoire

Une partie de la couverture de l'histoire du GRM

Difficile de passer à côté du Groupe de Recherches Musicales (GRM) quand on s’intéresse à la création radiophonique. Pierre Schaeffer et tous les gens qui ont gravité dans cet univers ont exploré pendant plusieurs dizaines d’années l’univers du son. Cet ouvrage, que l’on doit à Évelyne Gayou, retrace au plus près cette aventure, permettant de comprendre les défis auxquels a été confronté ce groupe, l’étendue des innovations, le nombre de participants (Jean-Michel Jarre par exemple a bénéficié des formations proposées par le GRM). Avant d’avoir lu ce livre d’histoire, j’avais du mal à cerner l’étendue du GRM.

Penser la musique aujourd’hui, Pierre Boulez

une partie de la couverture du livre de Pierre Boulez

Si d’un côté Pierre Schaeffer expérimentait la création musicale par l’expérimentation, Pierre Boulez explorait en même temps l’écriture musicale avec la méthode d’un algébriste, par génération de partitions à partir de motifs et de règles. J’ai tenté de me frotter à l’un de ses écrits fondateurs, Penser la musique aujourd’hui. J’avoue manquer de maîtrise dans le domaine musical pour appréhender correctement les écrits, mais ma sensibilité mathématique est grandement satisfaite par les mécanismes et les idées développées.

Le paysage sonore, R. Murray Schafer

une partie de la couverture du livre de Murray Schafer

On confond souvent R. Murray Schafer avec Pierre Schaeffer. C’est une erreur que l’on ne peut plus faire quand on a fini de lire le paysage sonore. En effet, Schafer n’explore pas du tout la création musicale à partir des moyens technologiques de son temps, il s’intéresse au principe d’écologie sonore. Rédigé dans les années 70, cet ouvrage développe le concept de la pollution sonore, de l’importance des paysages sonores, il décortique la manière dont le son a traversé la construction culturelle de nos sociétés. On découvre aussi le travail de Schafer, qui a travaillé aux premiers projets d’enregistrement de sons à travers le monde.

En s’intéressant à cette démarche, on entre dans la bande des gens qui écoutent la ville, à la manière de ce que Gilles Malatray avait proposé au festival SONOR#9.

Politiques sonores

Une partie de la couverture de politiques sonores

À la suite des cultural studies, le magazine Poli explore habituellement la politique de l’image. Pour un numéro, en 2015, l’équipe s’est jointe à la Philarmonique de Paris pour proposer une étude des politiques sonores. On y parle du genre, de la ville, de terrains d’écoute. Une autre manière de comprendre le son, et la manière dont ils marquent nos sociétés.

Prêter l’oreille

Une partie de la couverture de «prêter l'oreille»

Peter Szendy propose ici la retranscription d’une conférence proposée à des enfants autour de l’écoute. On y rencontre plein d’idées intéressantes, comme par exemple l’existence d’une voix de l’intérieur que l’on entend quand on lit un texte. Un texte rafraîchissant.

Musique et technique

Une partie de la couverture d'un numéro de Musique et technique

Publiée par l’ITEMM, la revue Musique et technique propose une promenade entre technique et musique. J’ai eu la chance de tomber sur ce numéro chez un bouquiniste. Chaque article de cette revue est un petit bijou pour le curieux du son : étude de la forme des premiers archets à travers l’iconographie, analyse linguistique du discours des musiciens et accordeurs de piano (où l’on apprend qu’aigu ne veut pas dire la même chose pour tout le monde), ou encore étude de la qualité sonore d’une guitare électrique. Une telle revue ne pouvait venir que du Mans.

La phonétique

Une partie de la couverture du que sais-je sur la phonétique

Les que sais-je sont souvent des petits bijoux. Le moyen rapide et efficace d’explorer un sujet, en profitant de l’état de l’art des connaissances dans le domaine. J’ai beaucoup aimé lire celui consacré à la phonétique, qui s’intéresse non seulement aux techniques de notation, mais aussi à l’anatomie, aux aspects culturels associés. On apprend par exemple que l’oreille de l’enfant s’accoutume très tôt à sa langue maternelle, au point de très vite ne plus être capable de différencier des sons pourtant différents, mais qui ont le même sens dans sa langue.

Le bruit

Une partie de la couverture du que sais-je sur le bruit

Bien qu’un peu ancien, ce que sais-je consacré au bruit explore les différents outils que la société a mis en place pour mesurer, réduire, ou modifier le bruit ambiant. L’ouvrage commence par une introduction très accessible de ce que sont les sons, et permet de comprendre combien il est dur de mesurer de manière absolue ce qu’est le son, alors que notre échelle de mesure (l’oreille) sait s’adapter à beaucoup de situations.

L’audition

Une partie de la couverture du que sais-je sur l'audition

Ce que sais-je date des années 90. Il fait l’état des connaissances sur la manière dont le système auditif fonctionne, en évoquant également l’histoire de nos connaissances sur ce sens. On découvre que nos savoirs sont encore assez flous sur le rôle que joue le cerveau dans la mesure de ces sons. Le fonctionnement de chaque partie du système auditif est détaillé, on fait le lien entre phénomène physique et sensation. Essentiel pour commencer à faire le lien entre physique et perception.

Maladies rares

J’ai participé il y a une semaine au week-end organisé par l’association VML. Plein de belles rencontres, des échanges très enrichissants, pour mieux comprendre les enjeux et défis des maladies rares que sont les maladies lysosomales. J’en suis revenu avec un documentaire sonore qui donne en un gros quart d’heure l’esprit qui réuni ces familles.


Le château du domaine de Chalès vu depuis l'autre côté du lac.

Au cours de cette journée, j’ai découvert l’existence des plans nationaux maladies rares, dont le troisième a été annoncé cette année. Le premier plan avait notamment été l’occasion de mettre en place les centres de références, qui ont pour mission d’accompagner les familles et les porteurs de maladies rares, en regroupant en un centre toute l’expertise correspondant à chaque maladie.

Pendant ces journées, j’ai aussi découvert grâce à Martine Gabolde la manière dont est pratiquée l’approche palliative dans les services de pédiatrie palliative comme PALIPED. S’il y a 30 ans, les soins palliatifs étaient pensés comme une approche faute de mieux, quand les thérapies classiques ne fonctionnaient plus, aujourd’hui la discipline a évolué. L’objectif du spécialiste en soins palliatifs est d’être attentif au bien-être du patient à tout moment de son accompagnement par les équipes médicales spécialisées dans la maladie dont il souffre. Le principe consiste à proposer un regard extérieur, afin d’aider l’équipe médicale, le patient et les familles à faire les meilleurs choix possibles, en prenant en compte le confort de vie du quotidien. Il permet notamment d’éviter de focaliser l’attention sur les thérapies de soin dont la mise en pratique peut parfois rendre le quotidien invivable…

Le système médical français est très bien structuré, les praticiens sont compétents, et très souvent au courant des avancées de la recherche médicale, mais je suis toujours surpris de voir combien il est difficile d’avoir accès à ces informations, ces structures et services qui semblent essentiels…

Qui est-ce ? tactile

Quand on est non voyant, le nombre de jeux disponibles est nettement réduit, et souvent on ne peut pas jouer à armes égales… Heureusement, comme les pratiques de jeux de société explosent depuis quelques années, les éditeurs et les associations deviennent de plus en plus sensibles à ces questions. On peut penser par exemple à l’excellente association AccessiJeux, qui fait un travail remarquable sur internet. Mais parfois, ce qu’ils proposent ne correspond pas aux besoins spécifiques.

Un jour, par hasard, j’ai découvert les adaptations et créations de jeux proposées par le Centre pédagogique pour élèves handicapés de la vue, basé en Suisse. Et en particulier, leur qui es-ce ? tactile.

un exemple de qui est-ce tactile

Après quelques hésitations, et pas mal de réflexions, je me suis lancé dans la réalisation d’une version locale. C’est un gros chantier, car pour chacun des personnages, on doit réaliser trois copies : une pour chaque joueur, plus une pour la pioche. J’ai donc pas mal discuté autour de moi, et nombre d’idées intéressantes sont venues enrichir le projet. En vrac, voici quelques idées :

  • utiliser des boules de polystyrène pour former les têtes, des petits bâtons de bois plats pour le pied (similaires à des bâtons de glace). On utilise de la colle cyanolite (type super glue) pour fixer les différents éléments.
  • utiliser de la laine, de la feutrine pour les cheveux et la barbe. Pendant plusieurs jours, j’ai hésité pour la fabrication des cheveux, et finalement, une piste semble intéressante : fabriquer des perruques à l’aide d’un collant à travers duquel on faufile des brins de laine. Il semble en effet beaucoup plus simple de coller une telle perruque sur la boule plutôt que chaque brin…
  • utiliser des boutons plats, coupés en deux pour former les deux demies lunes des oreilles.
  • utiliser de la peinture volumique pour former la bouche.
  • coller une perle ou des aiguilles à bâtir avec une boule de plastique pour le nez.
  • écrire en braille et en noir sur le bâton le nom du personnage, pour pouvoir poser la question finale (« est-ce que ton personnage est… »).
  • fabriquer quelques accessoires, comme des lunettes et des chapeaux.
  • utiliser des yeux mobiles en plastique, formés d’une petite bulle en plastique transparent, et d’une perle mobile noire à l’intérieur… Ça fait du bruit en secouant, et il en existe de plusieurs tailles.
  • usiner deux supports de jeux dans lesquels il sera facile de repositionner les personnages… Je pense à des emplacement adaptés aux formes des bâtons de bois, qui seraient resserrés au fond, mais en forme d’entonnoir pour que le positionnement ne soit pas trop dur, avec peut-être un rail de positionnement. À réfléchir.

Après avoir commencé à rassembler le matériel, j’ai fait quelques essais : petits et grands yeux (ça marche), fixer le bâton dans une boule, y écrire en braille et en noir le nom du personnage (ça marche)…

Et puis il faut respecter l’équilibre des attributs, de sorte que le jeu ne soit pas trop facile, trop déséquilibré. Dans le jeu classique, il y a 21 personnages, et chaque critère est équilibré non pas en 50/50, mais plutôt en 5/16, pour éviter une recherche dichotomique trop rapide. Nous avons donc commencé à construire les critères, pour les attribuer aux personnages. L’outil est encore perfectible, mais il contient déjà une synthèse permettant de visualiser si un personnage est trop banal, ou au contraire réunit trop de caractères rares.

une feuille de tableur qui permet d'équilibrer le jeu

Le début d’une grande aventure !

Carte ancienne de Clermont-Ferrand

Il y a quelques jours, j’ai assisté à une balade organisée par la bibliothèque du patrimoine de Clermont-Ferrand, autour de la rue Ballainvilliers et le quartier du Tournet. La présentation disait :

Avec ses nombreuses petites maisons très resserrées, ses ruelles et ses impasses, le quartier du Tournet ne répondait pas aux règles de l’urbanisme planifié ! Des années 1930 aux années 1970, il fut presque entièrement rasé pour laisser la place à des immeubles de logement et des édifices publics. Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, les intendants d’Auvergne avaient déjà ordonné des travaux importants. Ils firent abattre les murailles qui enserraient le Tournet à l’est, au sud et à l’ouest. Sur l’emplacement des fossés, ils engagèrent l’aménagement de larges boulevards (actuels voies Ballainvilliers, Malfreyt et Clémenceau). Après 1790, des opérations d’alignement furent aussi menées dans le quartier, tandis qu’au nord, après la destruction de l’église Saint-Genés, une place fut créée. Aujourd’hui, de nombreux bâtiments intéressants embellissent le quartier, par exemple la halle au blé, la poste centrale, l’immeuble Bargoin, mais aussi l’obélisque du monument Desaix.

La matinée a commencé par la visite de quelques pièces conservées aux archives, des plans historiques du quartier, des projets architecturaux de façades et de l’obélisque. Puis la déambulation nous a amené le long du quartier, où nous avons appris un peu plus sur ce quartier, son histoire, son évolution. C’était tout simplement passionnant.

Datation d’une carte

De retour chez moi, je me suis rappelé de la carte du centre de Clermont-Ferrand que j’avais acheté pour une poignée d’euros des années auparavant. Je me suis empressé d’y jeter un coup d’œil…

Carte de Clermont-Ferrand

Je m’étais déjà interrogé sur la date exacte de la publication de cette carte, dont le feuillet a été extrait d’un atlas édité par la maison Fayard de Paris. Aucune information n’aide à dater directement le dessin. Mais grâce à la visite organisé par la bibliothèque du patrimoine, j’ai quelques indices : la carte date d’après le redressement du boulevard Lafayette, après que la place Lecoq ait été déplacée vers le nord. Cependant, le musée Bargoin n’apparaît pas sur la carte, le fond de Jaude et le quartier du Tournet autour de la poste Saint-Eloi sont encore un dédale de vieilles bâtisses, mais le mur d’enceinte a disparu. J’ai donc collecté puis daté quelques informations, et voilà ce que l’on peut dire :

  • La carte date d’après 1858, car on y voit le chemin de fer de Paris à Nîmes. Or, la ligne Paris – Clermont-Ferrand a été ouverte en 1858.
  • il n’y a pas encore le musée Bargoin, dont l’inauguration a eu lieu en 1903. Nous sommes donc avant 1903.
  • l’école des sages-femmes est limite hors carte, mais ne semble pas encore construite. Elle date de 1892. Nous serions donc avant 1892.
  • la composition du 13e corps d’artillerie, visible sur la carte date de 1870. Nous sommes donc après 1870.
  • Le petit lycée, aujourd’hui bâtiment B du lycée Jeanne d’Arc a été édifié de 1877 à 1880. On le voit parfaitement sur la carte. Cependant, l’extension vers l’ouest du lycée (aujourd’hui le bâtiment A) a été réalisée en 1899. Nous sommes donc entre 1880 et 1899.

L’état de mes connaissances m’empêche de dater plus précisément cette carte, il faudrait que je me rende à la bibliothèque du patrimoine, mais déjà on obtient une fourchette de 20 ans, ce qui est très raisonnable.

Cartothèque numérique

En menant cette enquête, je suis tombé une nouvelle fois sur le site très intéressant de la cartothèque en ligne de la bibliothèque du patrimoine, où l’on retrouve de nombreuses cartes à la consultation. Mais aucune ne correspond aux années de la mienne. Peut-être est-ce pour des questions de droit d’auteur ? La section contribuer invite à envoyer ses cartes numérisées. Je vais suivre cette voie, et vous tiendrai au courant de la suite de cette aventure…

Longueur d’ondes 2017

Il y a une semaine, c’était Longueur d’ondes à Brest. Là grande rencontre annuelle de la famille radio. J’y ai rejoins
l’équipe de Radio Campus France avec une vingtaine de bénévoles de toutes les radios campus de France. Nous avons couvert le festival en réalisant une heure d’émission vendredi et samedi, dans une belle ambiance. C’était aussi l’occasion d’écouter pas mal de création sonore, et d’assister à plusieurs tables rondes et discussions autour du monde de la radio… Parmi les moments qui m’ont marqués, une présentation de la manière dont on réalise La fabrique de l’histoire, ou encore une intervention de Clément Lebrun qui racontait comment il fait vivre Le cri du patchwork, deux émissions que j’aime particulièrement écouter.

Ma participation à l’émission de Radio Campus France s’est concrétisée par l’interview de plusieurs acteurs des radios en lutte, que l’on peut réécouter en ligne :

Une autre rencontre qui m’a particulièrement marqué, c’est le témoignage de Mylène Pardoen, chercheuse au CNRS à Lyon, qui travaille à l’archéologie du paysage sonore, en recomposant les sons du Paris du XVIIe siècle. La présentation de son projet Bretez, que je ne connaissais que superficiellement a été passionnante. Après cette présentation, Mylène a gentillement accepté de répondre à mes questions.

Afin de rendre compte de l’importance de ces moments de rencontre autour de la création sonore, nous avons donc dédié l’émission 100% créa sonore de ce dimanche au festival, avec plusieurs interviews, ainsi que quelques pièces qui étaient proposées à l’écoute sur la webradio de Campus France. Le podcast de l’émission est bien sûr accessible sur le site de Radio Campus Clermont-Ferrand :

Réaliser un conducteur dynamique

Quand on participe à une émission de radio en tant que technicien, réalisateur, animateur ou encore chroniqueur, on a besoin de savoir ce qui va se passer, et quand. En fait, une émission est préparée minute par minute, et tous les participants partagent un document que l’on appelle conducteur.

Réaliser un tel document, ça nécessite juste de la rigueur, et un tout petit peu de savoir-faire avec un tableur. Pour faciliter la prise en main de cet outil par les débutants, je viens de réaliser un rapide tutoriel vidéo, mon tout premier !