Diffuser une émission de radio via Facebook Live

À l’occasion de la projection en avant-première de Libre, le film qui raconte l’aventure de Cédric Herrou dans la vallée de la Roya, Alpha de l’émission Faratanin Fraternité a réalisé une interview du militant. Elle sera diffusée le 6 octobre sur l’antenne de Radio Campus Clermont-Ferrand.

Cédric a gentillement proposé de diffuser l’émission en direct sur sa page Facebook. J’ai donc cherché comment connecter le stream icecast de Radio Campus sur Facebook. Voici comment faire :

  • Préparer une image fixe, dans l’idéal d’une petite résolution (512×512 par exemple), afin d’économiser de la bande passante, dans la suite nommée image.jpg
  • Identifier l’adresse du flux audio de votre radio, dans notre cas http://campus.abeille.com:8000/campus
  • Se rendre sur Facebook et créer un live, rendre éventuellement persistante la clé, afin de facilement reproduire la manipulation. Recopier l’adresse et la clé de diffusion (clediffusion ci-dessous) proposée par la plateforme
  • Sous GNU/Linux, utiliser ensuite la commande suivante :
​ffmpeg -r 30 -loop 1 -i image.jpg -i http://campus.abeille.com:8000/campus -c:a libfdk_aac -c:v h264 -b:v 768k -preset ultrafast -tune stillimage -pix_fmt yuvj444p -g 60 -profile:v high444 -level 4.2 -f flv "rtmp://live-api-s.facebook.com:80/rtmp/clediffusion"

On peut éventuellement remplacer libfdk_aac par aac si le codec n’est pas disponible.

Cette commande est inspirée d’une discussion sur stackoverflow. Elle encode la vidéo avec l’envoi d’une seule image par seconde, et une compression audio correspondant à ce qui est diffusé sur la plateforme.

Dans mes expérimentations, j’ai dû baisser de manière importante la résolution de l’image afin d’éviter des sacades qui apparaissaient toutes les deux à trois secondes.

NCL 2018

J’étais la semaine dernière à Londres, et plus précisément à la Royal Holloway pour la conférence NCL 2018. L’occasion de découvrir l’actualité de la recherche autour de la maladie de Batten : thérapie génique, approches novatrices par exosomes, informations sur la thérapie enzymatique pour CLN2… Je n’étais pas le seul représentant d’associations nationales de familles, et nous avons pu ainsi échanger avec des Norvégiens, des Anglais, des Américains, des Turques, des Danois… Rare, mais pas seul, comme on dit à VML.

De retour en France, je publie sur le site internet dédié à la maladie un compte-rendu très complet, ainsi qu’une synthèse de mes notes sur une question qui m’intéresse beaucoup en ce moment, la communication alternative et augmentée.

Vivre une création sonore collective

À l’occasion d’Utopie Sonore 2018, Guisane proposait d’animer un atelier de création collective, autour du thème du grand effondrement.

Lors de la première séance de travail, nous étions bien quarante à être réunis, motivés par la proposition initiale du projet :

“Le Grand Effondrement désigne des prédictions de déclin imminent du monde industriel contemporain. Ces conceptions décrivent un risque systémique de catastrophes planétaires provoqué directement par son mode de fonctionnement. Ces théories de l’effondrement ne relèvent pas de la preuve scientifique directe, mais s’appuient sur des indices mesurables et des études documentées” (Wikipedia). Dans cette logique, et dans la version la plus imminente de cette catastrophe annoncée, il y a une certaine excitation à voir enfin l’écroulement du capitalisme mais aussi la peur d’une précipitation fasciste et la fin totale qu’elle signifierait. Bref, ça chauffe. Cette théorie est un point de départ, chacun peut s’en libérer, la retourner, la malaxer et se l’approprier comme il l’entend. Le thème et la construction de sa matière sonore seront prétexte à des enregistrements expérimentaux.

Après quatre séances de travail collectif, complétés par des épisodes de travail plus individuels, nous avons réussi à construire une pièce sonore de 20 minutes, qui jusqu’à la restitution publique le samedi soir n’avait été écoutée en entier par personne… Le résultat est très beau, même s’il aborde une question difficile. Je vous laisse le découvrir ici :

Mais comment s’organiser, quand le sujet est passionnant, les participant·e·s nombreu·x·ses et bouillonnant·e·s d’idées, et le temps imparti très court…

Voici une première version d’un texte qui évoluera sans doute, et qui raconte comment s’est structuré l’atelier pour réaliser cette pièce sonore.

Déroulé de l’atelier de création sonore sur le grand effondrement

Son et mathématiques

Depuis le début de l’année dernière, je participe à un groupe de travail de l’IREM de Clermont-Ferrand consacré à l’informatique sans ordinateur. J’avais déjà parlé ici d’un premier projet consacré à l’adaptation de matériel pédagogique pour déficients visuels.

En parallèle, j’avais commencé à travailler sur un logiciel de synthèse additive, pour produire du son. Depuis, on a un peu avancé sur l’activité que nous concevons autour du son, et il fallait rédiger la fiche scientifique, celle qui parle de musique et de mathématiques. J’ai eu du mal à me retenir, et j’en ai faite une qui parle de son et de mathématiques.

Le document est d’abord écrit à destination des enseignant·e·s de mathématiques de collège, mais je pense qu’il peut intéresser toute personne qui cherche à comprendre un petit peu des sciences qui se cachent derrière les sons, la musique. Il s’agit plutôt d’une introduction, pour éveiller la curiosité et donner envie d’aller lire d’autres choses.

En vrac, ça parle de :

  • ce qu’est le son d’un point de vue physique
  • ce qu’est le son numérique par rapport au son analogique
  • ce qu’est une note, une octave, une gamme
  • pourquoi un piano ne sonne pas pareil qu’une clarinette quand ils jouent la même note
  • ce qu’est une note fondamentale, une harmonique
  • comment fabriquer du son musical de synthèse

Voilà, ça fait 16 pages, avec des figures, des captures d’écran, et quelques formules. Je le mets là pour les curieux, et suis très intéressé à tout retour.

Son et mathématiques (3,8Mo)

Café zapatiste

Pour la deuxième année, j’ai commandé du café zapatiste avec François. C’est le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte qui organise à Paris l’achat solidaire du café auprès de deux coopératives zapatistes, Yachil Xojobal Chulchan et Ssit Lequil Lum, le transport en Europe, la torréfaction puis les frais d’envois pour ceux qui ne sont pas à Paris. Le bon de souscription est disponible en ligne, il était à retourner avant fin février cette année.

Puisque j’utilise un moulin à café, j’ai commandé le café en grains. Je l’ai goûté ce matin. En entendant le son du moulin, j’ai eu peur qu’il ne soit trop grillé, mais au final  la torréfaction est bien. Je le trouve assez doux, un peu fruité, pas du tout amer, avec une belle longueur en bouche…

Atelier de bidouille sonore

Avec le cri de la girafe, on était cette année cinq à rejoindre l’Utopie Sonore. Parmi les propositions que nous avons faites aux participants, il y a eu l’atelier de musique concrète. Un titre bien ronflant pour un atelier que nous avons proposé à deux avec Théo, et que Karim a participé à animer.

Le principe de l’atelier était de découvrir comment déformer simplement des sons à l’aide d’un logiciel de montage comme Reaper ou Ardour, afin d’obtenir des textures sonores, des nappes, ou des pièces électroacoustiques.

Nous avons donc commencé par rappeler le principe d’objet sonore de Pierre Schaeffer, puis nous avons un peu parlé du vocabulaire que l’on avait pu construire l’année précédente dans l’atelier ch’ai faire, ch’ai dire. Nous avons ensuite donné aux participants un petit ensemble de sons récoltés l’année d’avant dans la cour des aulnays : bruits de frottement, d’eau, de percussions, etc.

Puis nous avons commencé à explorer avec les participants l’étirement du son, pour aller chercher dans les hautes fréquences les sons cachés. Nous avons discuté d’attaque, de superposition des sons, de l’idée de mettre les sons à l’envers. Certain·e·s participant·e·s se sont essayés aux effets, avec un peu d’équalisation, de réverbe. Nous avons discuté de l’idée d’avoir des détails à toutes les échelles, de l’idée d’être attentif aux superpositions de sons suivant les fréquences…

Chaque participant·e, en solo ou en binôme a réalisé à la fin de la séance une petite pièce sonore. Ce qui m’a vraiment intéressé, c’est de constater qu’avec le même matériau, et le même processus créatif, chaque proposition a sa propre énergie, son propre rythme, on perçoit une partie de la personnalité de celui ou celle qui a produit…

Le résultat de ces bridouillages est écoutable ci-dessous, ou sur le site du cri de la girafe. Ça s’intitule Musique concrètement collective, un collage en légère superposition et spatialisé par Théo.

Utopie Sonore 2018

L’été, c’est le moment où on recharge ses batteries pour l’année, où on vit ces petites parenthèses de rencontres, de découvertes, de création… Cette année, il y a eu des visites de châteaux, et puis des moments en famille, avec des ami·e·s, d’autres encore à profiter de temps seul. J’ai aussi avancé en recherche, et fait plein d’autres choses.

Et puis il y a eu Utopie Sonore. Comme l’année dernière, et celle d’avant aussi. Une petite semaine à cent fondus de son, à la Cour des Aulnays, où retrouver plein de gens qui sont devenus des amis au fil des retrouvailles en festival, rencontres et autres résidences. Utopie Sonore en août, c’est le point d’orgue, le moment d’expérimenter de nouvelles choses, de faire de nouvelles rencontres, et de vivre pleinement une utopie : coupés du monde, sans téléphone, avec la même envie de faire ensemble, et d’apprendre de nouvelles pratiques.

Cette année, avec les giraphones, on est venu·e·s à cinq, avec plein de propositions, certaines au programme, d’autres plus confidentielles.

La proposition principale du collectif, ça a été Exquise valise, une création collective sur le principe du cadavre exquis, pilotée par Aurélie, et dont le rendu final est vraiment réussi.

Pour la deuxième année, on a relancé l’idée de la bibliothèque éphémère, où chacun amène ses livres. C’est la première chose que j’ai construite en arrivant : les étagères et l’espace lecture pour accueillir livres et lecteurs… La photo ci-dessous a été prise avant l’arrivée des festivaliers, et je pense qu’on a bien eu deux fois plus de livres, avec plein de références super intéressantes…

J’ai aussi amené à Geneviève le Raspberry Pi avec logiciel corrigé pour que la maquette interactive soit pleinement fonctionnelle.

Avec Théo, on a aussi proposé un atelier autour de la musique concrète, on a aussi installé un atelier en autogestion pour la fabrication de micro-contacts.

Et puis on a participé à plusieurs créations collectives, échangé avec les copains et copines, et tellement bien mangé !!! Cette édition était vraiment très réussie, et il FAUT que ça continue.

Je commence à poster quelques billets sur ce site, pour compléter ce que nous avons commencé à poster sur le site du cri de la girafe, et sur ce qu’Anaïs recense sur le site d’Utopie Sonore :

Merci à Clémence, Emmanuelle et Élodie pour les photos qui illustrent ce billet.