Se raser sans plastique

Il y a plus de 10 (!) ans, j’écrivais sur ce blog mon plaisir d’u­tilis­er au quo­ti­di­en un rasoir de sûreté. Ce rasoir a été mon com­pagnon de poil pen­dant de nom­breuses années, et je l’u­tilise encore par­fois aujour­d’hui.

Shavette

Mais depuis le début de l’an­née, j’ai com­mencé à utilis­er une shavette. Il s’ag­it d’un rasoir qui se manip­ule comme un coupe-chou, mais dont la lame est recharge­able. On utilise d’ailleurs la même lame que dans les rasoirs de sûreté, en la cas­sant en deux le long de l’en­taille cen­trale. J’ai acheté le mien sur le site art du bar­bi­er, avec quelques paque­ts de lames, et quelques pro­duits d’en­tre­tien de la barbe. Je suis plutôt con­tent de ce que j’y ai trou­vé.

Je vois plusieurs avan­tages à l’u­til­i­sa­tion d’une shavette, même si au début c’est impres­sion­nant. Tout d’abord, cela per­met d’avoir une meilleure vision sur ce qu’on est en train de faire. En effet, la tête d’un rasoir de sûreté est un peu grosse, et sou­vent devant la par­tie de la peau que l’on tra­vaille. Ensuite, avec une shavette, on peut posi­tion­ner la lame avec pré­ci­sion, et donc réalis­er des con­tours plus nets. Et puis on peut éviter plusieurs pas­sages, si on arrive à posi­tion­ner la lame avec le bon angle.

Gomme à barbe

Plus récem­ment, une amie m’a don­né un rasoir à l’al­lure incon­nue. Com­mer­cial­isé dans les années 50 sous le nom de rasoir à gom­mer la barbe, il s’ag­it d’un petit rasoir mécanique, com­posé d’un cylin­dre métallique per­cé de trous, que l’on fait rouler sur la peau. Enfer­mée à l’in­térieur, une lame effleure le rouleau, et vient couper les poils qui se glis­sent dans les mailles du cylin­dre.

Le change­ment de lame est très facile, il se fait par rota­tion de la pièce métallique cen­trale du rouleau. La lame, qui fait toute la longueur du rouleau, a un pro­fil plié en deux.

Alors bien sûr, c’est bien moins effi­cace qu’une shavette, mais telle­ment petit, et pra­tique pour se ras­er sans se pren­dre la tête dans les détails… Adop­té !

L’é­tape ultime du non déchet sera donc le coupe-chou, mais je manque encore un peu d’ex­péri­ence pour franchir le pas…