jmtrivial

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Archive pour décembre 2011

Vies de blog

Mercredi 28 décembre 2011

J’ai commencé ce blog en 2005. Le temps passe vite, et quand j’ai écrit les premiers mots, je crois que je ne pensais pas sérieusement que j’allais continuer à écrire ici. La période faste des blogs a un peu vécu, notamment avec l’arrivée de plateformes sociales telles que facebook ou twitter. Je pense qu’on s’installe maintenant dans un fonctionnement de croisière, avec des blogs aux objectifs assez clairs : il y a les blogs vitrine, que ce soit pour une entreprise (ex : Blog SEO de l’agence web), ou pour un professionnel qui veut y montrer son savoir-faire, son expertise, ses réflexions (ex : blog enseignant des maths, escribouille, Marc Chevaldonné), il y a les blogs qui tendent vers le journalisme (ex : Olympe et le plafond de verre, la voix des sans papiers, Blog di Beppe Grillo), les blogs d’associations, qui traitent de leur actualité (ex : la griffe), les blogs qui sont plus des essais, des expériences artistiques (ex : les carnets de Colette, la bande pas dessinée), des témoignages (ex : Appelez-moi Maître, 1 300 millions de chinois et moi… récit d’un post-doc en Chine), les blogs d’actualité locale (ex : Gazette serendipities), etc. Maintenant que la déferlante des débuts est un peu passée, on constate que l’outil technique qu’est le blog a trouvé sa place : il est bien devenu un outil qui facilite la publication et l’appropriation de l’espace public du web, même pour ceux que la technique rebute. Il a élargit le public capable de proposer du contenu. Même s’il a offert un moyen d’expression original, j’ai la sensation que cette révolution est maintenant plutôt consommée, et que l’incroyable délire des débuts s’est assagit. Rares sont les gens qui maintiennent en vie un blog pour le plaisir d’avoir un blog, il est maintenant plus le vecteur que l’objectif.

Fort de cette réflexion, je me demande depuis quelques temps où se situe le blog que vous lisez en ce moment. Il n’est ni journalistique, ni le support à des essais artistiques, ce n’est pas le blog d’un professionnel qui traite de son domaine d’expertise. Il y a quelques années, les gens qui venaient commenter sur les billets étaient souvent des inconnus. Aujourd’hui, il s’agit principalement des membres de ma famille, des amis proches, éloignés géographiquement, ou encore rencontrés ici et là. Et finalement, je crois que ce blog, c’est ça : un moyen d’écrire une lettre ouverte à des proches, pour leur faire découvrir des choses qui m’intéressent, des choses qui font ma vie, en leur laissant la possibilité d’échanger sur ces questions, grâce aux commentaires ouverts en dessous de chaque lettre. Ça n’interdit pas bien sûr les occasionnels visiteurs qui se seraient perdus par ici à intervenir, mais j’ai le sentiment que ce n’est pas la majorité des lecteurs.

Et à la réflexion, puisque la lecture de tels blogs est assez confidentielle, je me demande si leur existence n’est pas plus importante que ne le laissent croire les moteurs de recherches généralistes ou spécialisés. Car n’ayant pas de ligne éditoriale figée, n’ayant pas une déferlante de liens entrants et sortants, ils ne sont pas très visibles. Est-ce que vous connaissez d’autres blogs qui ont ce profil ?

Pour finir sur ces réflexions, je poste ici une image qui décrit l’évolution du nombre de billets par mois sur ce blog : une ligne verte par année, d’autant plus pâle qu’elle est ancienne, et une tentative de synthèse, pour voir quels sont les mois les plus féconds : j’ai calculé pour chaque mois ma d’une année a le ratio rma, a défini comme le nombre de posts de ce mois sur le nombre de posts de cette année. Ça donne une idée de l’importance de ce mois dans l’année correspondante. Puis j’ai fait la moyenne pour chacun des 12 mois de l’année de ces ratios, ce qui donne une idée de l’importance de ce mois en général. Pour finir, j’ai multiplié ça par le nombre moyen de posts par an, afin de ramener ça dans le diagramme : c’est la courbe orange (cliquez sur l’image pour agrandir) :

Il semble donc que le mois de juillet et l’automne soient les périodes où je poste le plus. À noter cependant que cette année, je n’ai rien écrit entre février et juin, ce qui bouleverse un peu les stats. Je vais essayer de faire le nécessaire pour que ça ne se reproduise plus !

Edit : la fin de ce billet peut être vue comme la suite d’un ancien billet, intitulé statistiques de blog.

Participations à Radio Campus

Mercredi 14 décembre 2011

Depuis le début de l’année, j’ai commencé avec une bande de joyeux lurons une émission bi-hebdomadaire sur radio campus, intitulée les aventures du comte de Malamanteau. Le site internet de l’émission a d’ailleurs radicalement changé, et commence à s’approcher de ce que nous souhaitons en faire.

Parallèlement à cette émission, j’ai commencé à participer aux autres activités de l’association, par exemple en tant que spectateur du live in room. Puis au fil du temps, je suis venu parler dans plusieurs émissions. J’ai ainsi eu l’occasion d’intervenir dans l’émission le rab, qui parle de l’actualité culturelle et militante à Clermont-Ferrand. Pas de version écoutable en en ligne, mais nous étions plusieurs à venir présenter l’Atelier Jaune. 15 minutes c’était court, mais c’était chouette. Un peu plus tard, j’ai été interviewé au sujet du bénévolat, pour une émission matinale spéciale sur le bénévolat et l’engagement aujourd’hui.

Et puis ce lundi, j’ai participé avec Samir et Romain de LinuxArverne à l’émission deux gus dans un garage, dont le podcast est accessible en ligne. J’ai eu l’occasion de parler des idées fondatrices du Logiciel Libre, de donner quelques pistes pour essayer soi-même des logiciels libres. En fin d’émission, j’ai eu l’occasion de présenter le projet openstreetmap, que je trouve passionnant. L’émission n’est pas orientée sur le logiciel libre, elle parle en général de technologies et d’actu du net, c’était donc un petit écart de sujet, très enrichissant grâce à la gentillesse des animateurs. Merci Martin et Florent pour l’invitation !

L’atelier jaune

Jeudi 8 décembre 2011



Atelier jaune

Cela faisait quelques mois que je passais devant le 14 de la Treille sans prendre le temps de m’y arrêter. Parfois il y avait de l’animation, des gens qui semblaient heureux, parfois ça semblait assez calme, mais tout aussi intriguant. Au fil des articles, des billets de blog, ici ou là, on comprend que c’est un lieu intéressant. Et puis finalement, la butte est un endroit petit, et de fil en aiguille, un jour j’ai poussé la porte de de l’Atelier jaune. Et comme beaucoup, je crois que je suis tombé sous le charme.

En quelques mots, voilà maintenant près d’un an que le projet a pris forme, en une maison de quartier. Un lieu pour vivre, pour se rencontrer, un dépôt-vente, un endroit où les collectifs s’expriment, où les concerts et évènements culturels se mêlent, où les artistes résidents croisent la vie du quartier. D’après les anciens, on y retrouve un peu le bouillonnement qui faisait l’originalité de ce quartier de Clermont-Ferrand, avant qu’il ne devienne petit à petit qu’un lieu de passage.

À l’atelier jaune, on croise des gens de Cephisa Kartonera, des frères du mystère, des membres de radio campus, des performances réalisées dans le cadre de musique en friche, des artistes en résidence comme Sébastien Guerrier il y a peu, un boulanger qui vient déposer son pain artisanal, la Lune Rouge, et mille autres personnes, projets, soirées tout aussi passionnantes. Les choses se mettent petit à petit en place, on parle d’un site internet, on apprécie l’agenda en ligne qui permet de repérer les évènements intéressants, qui permet aux membres de s’organiser pour les permanences. Car le lieu a plein d’originalités. On peut par exemple citer le fait qu’il est ouvert tous les jours de 9 heures à 22h30, qu’il est géré dans un esprit collégial, que toute personne qui franchit le seuil de la porte adhère au projet, et que tout est à participation libre, excepté les produits en dépôt-vente.

Et pour le plaisir des papilles, on y retrouve la Damoiselle, cette bière artisanale de la région. Bref, mille raisons de vous arrêter à l’atelier jaune, quand vous passerez rue de la treille !

Edit : on peut contacter l’Atelier Jaune par téléphone au 09 81 30 61 19.