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Archive pour juillet 2010

Brisbane, premiers jours

Dimanche 25 juillet 2010

Je suis arrivé jeudi dernier à Brisbane, après un voyage en avion assez long (j’en ai maintenant pour longtemps à travailler mon empreinte écologique afin de gommer en partie ce trajet aéroporté). Après avoir fait quelques pas dans la ville, posé mon sac dans ma collocation d’un mois, pris une douche et déjeuné tranquillement dans le centre-ville, j’ai retrouvé dès l’après-midi le chemin du labo, histoire de ne pas perdre trop de temps. C’est parti pour un mois à travailler sur les détails topologiques d’un projet d’imagerie médicale qui s’intéresse à la maladie d’Alzheimer.

Le lendemain, le soleil était encore de la partie, et sur le chemin pour le laboratoire, j’ai croisé de chouettes coins, en traversant plusieurs zones résidentielles. La zig-zag street porte assez bien son nom. Ici, les rues sont pour l’essentiel très droites, mais la topographie est telle qu’elles ne font que monter et descendre. De vraies montagnes russes. On pourrait croire en étudiant une carte de la ville que l’aspect sillonneux de la rivière vient du fait qu’elle traverse une plaine. Il n’en est rien, il s’agit juste d’une trajectoire qui tente d’éviter les reliefs.

Les deux jours de mon premier week-end, j’ai choisi de les passés à me promener dans la ville. J’ai essayé de prendre un peu de photos. Manque de chance, j’ai découvert en rentrant le samedi soir que j’avais oublié mon chargeur de batterie en Europe. Il va donc falloir attendre un peu avant d’avoir de nouvelles photos… Mais voici tout de même les photos de samedi :

Vous y verrez quelques bâtiments, pas mal de végétaux, en particulier dans le jardin botanique, car c’est assez déroutant pour un européen. Les quelques animaux croisés sont aussi étranges.

Pour ce qui est de la structure de la ville, l’hypercentre est un mélange de buildings énormes, de bâtiments administratifs au style classique, d’églises assez jolies (bien que récentes), et de bâtiments plus bas, et un peu plus anciens. Enfin, dès que l’on s’éloigne du centre, on traverse des zones résidentielles à perte de vue, les maisons sont souvent en bois, parfois sur pilotis. Pas de chauffage ici, car même en hiver, la température descend rarement en dessous de 8°C.

Au revoir, Genova !

Mercredi 14 juillet 2010

Comme je l’annonçais ici dans un précédent billet, je serai dès la rentrée prochaine enseignant-chercheur à Clermont-Ferrand. La semaine dernière, j’ai donc quitté définitivement l’Italie, où j’ai habité pendant une petite année à Gênes. Cette année a été passionnante sur tous les points de vue, tant professionnellement que pour la vie au quotidien. C’est définitivement la taille de ville où j’aime vivre au quotidien.

Après quelques jours de repos en France, agrémenté de quelques tâches administratives passionnantes (hum), je m’envole pour un mois en Australie, et plus précisément à Brisbane, pour rejoindre le CSIRO ICT Centre. Nous avons en effet un projet en commun, financé par l’Union Européenne (projet FAST), et visant à proposer des méthodes et outils améliorant la détection de la maladie d’Alzheimer. Je m’intéresse en particulier aux questions de correction topologique des modèles 3D reconstitués à partir d’images IRM. Un mois que j’espère passionnant ! Si vous avez des suggestions de visites touristiques à effectuer durant les week-ends, n’hésitez pas. Je vous en remercie d’avance.

Outlaw jam

Vendredi 2 juillet 2010

Il y a peu, j’étais donc à Aix-en-Provence pour la conférence SMI 2010. Et coup de chance, les dates coïncidaient avec la fête de la musique. J’ai ainsi pu me promener dans les rues de la ville, le soir du 21 juin, à la découverte de sons (plus ou moins) locaux. les inévitables murs de son que l’on croise maintenant lors de cette soirée étaient bien sûr présents, comme dans la plupart des villes. Certains DJs proposaient des mix pas dénués d’intérêt, mais j’aime bien aussi partir ce soir-là à la découverte de sons plus classiques. C’est ainsi qu’aux détours d’une rue, je suis tombé sur un groupe de pop-rock à la composition assez classique : une chanteuse, une fille au clavier, un bassiste, un guitariste et un batteur. Je crois que je suis tombé sous le charme de la voix de la chanteuse. Certes, c’était de l’anglais qu’elle chantait. En général, je préfère quand les groupes francophones choisissent le français. Mais le timbre chaud de sa voix était envoûtant, et je suis resté jusqu’à la fin du concert. Les amis des membres du groupe étaient aussi là pour mettre l’ambiance, et le public était assez conséquent. Un chouette moment.

À la fin du concert, ils n’ont pas manqué de préciser leur nom, que je me suis empressé de noter. Manque de chance, une erreur de manipulation m’a fait perdre ce nom… Alors j’ai écumé l’Internet, exploitant les différentes technologies proposées sur le réseau, scrutant les posts sur les forums, poursuivant de lien en lien l’information. On ne peut pas dire que le site de la mairie soit très causant. J’espérais y trouver une liste des groupes présents ce soir là, mais rien. Et puis, coup de chance, je suis tombé sur le site Cultismin, un blog regorgeant d’informations sur la région, et qui propose une liste des concerts de la soirée. Et ça a fait tilt. Mais bien sûr, ce groupe, ce sont les Outlaw jam !

N’hésitez pas à visiter leur site internet. Bon, si comme moi vous n’avez pas flash sur votre ordinateur, les possibilités sont restreintes. Mais l’annonce d’un site internet à venir est une bonne nouvelle. À suivre, donc !

Le fonds ancien de l’ENSAM d’Aix-en-Provence

Vendredi 2 juillet 2010

Il y a peu j’étais à Aix-en-Provence pour participer à SMI 2010, une conférence où je présentais une partie de mes travaux de recherche réalisés à la fin de ma thèse. Cette conférence avait lieu à l’école nationale supérieure d’Arts et Métiers, installée depuis 1843 dans des bâtiments ayant auparavant accueilli des religieux. La conférence était passionnante, j’ai eu l’occasion de partager de nombreuses discussions très intéressantes avec les autres participants.

En marge de la conférence, j’ai également eu la chance de discuter avec la responsable de la bibliothèque de l’école. Au fil de la conversation, nous en sommes venus à parler de fonds ancien. Elle m’a alors décrit le fonds que possède l’école, et a gentillement accepté de me le présenter. C’est ainsi que j’ai pu entrer dans les deux pièces situées au second étage d’un bâtiment de l’école, où sont installés ces livres anciens.

C’était assez impressionnant de découvrir ces ouvrages, sélectionnés au fil des ans et présentés ici dans des bibliothèques au charme certain. En quelques mots, il s’agit d’un fonds intéressant, car il représente une photographie de l’enseignement que l’on proposait voilà plus d’un siècle aux futurs ingénieurs. Il semble qu’il n’y ait pas réellement d’ouvrages rares, l’intérêt résidant plus dans la compilation de ces documents. À noter tout de même quelques documents spécifiques à l’école, tel que les numéros de la revue publiée pendant de nombreuses années, recueillant les avancées des ingénieurs issus de l’école. La visite était vraiment passionnante, notamment grâce à la passion et la précision de notre hôte.

Bien que sans financement réel, ce fonds est régulièrement mis en valeur, afin de faire partager au plus grand nombre ce patrimoine de l’histoire universitaire nationale. Ainsi, en plus des animations organisées au moment des journées du patrimoine, un travail de numérisation et de catalogage est en cours, ce qui facilitera la consultation de ce fonds. On en trouve déjà quelques traces sur la page consacrée au fonds sur le site de l’école, ou encore sur e-corpus. Gageons que ce travail de numérisation (et d’OCR pour certains documents) sera un franc succès.

Maître de conférences, Université d’Auvergne

Jeudi 1 juillet 2010

J’ai peu le temps de poster ici ces derniers temps, principalement parce que cette période est riche en déplacements. J’espère avoir le temps et l’énergie d’écrire quelques billets sur les conférences récentes auxquelles j’ai participé. En attendant, je ne résiste plus à l’envie d’écrire ici la bonne nouvelle qui m’a été confirmée il y a peu par le site du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche : je suis recruté à la rentrée 2010 à l’Université d’Auvergne, comme maître de conférences.

Ceci marque donc la véritable fin de 10 années d’études, consacrées aux mathématiques et à l’informatique. J’ai de plus la joie d’avoir décroché un poste dans la ville où je souhaitais m’installer, pour être proche de ma fille.

Une petite description de ce que seront mes activités professionnelles pendant les années à venir : j’ai été recruté sur un poste dont l’enseignement se fera à l’IUT GEA (gestion des entreprises et des administrations), où j’aiderai les étudiants de cette formation professionnalisante à appréhender et maîtriser les outils informatiques, à la fois d’un point de vue pratique et théorique. La partie recherche, quant à elle, se fera dans un tout jeune laboratoire de l’Université, résultant de la fusion de l’ERIM (où j’avais réalisé mon pré-doc) et du LAIC. Si vous passez par Clermont-Ferrand, à partir de septembre prochain, je pourrai vous y accueillir avec plaisir !