À propos de tourisme

Il y a peu, je dis­cu­tais avec une amie de la manière de faire du tourisme, et nous avons con­staté une nette dif­férence dans nos com­porte­ments respec­tifs. Pour­tant, nous ne sommes pas tous les deux du genre à aimer les vis­ites organ­isées par un guide, nous aimons vis­iter à notre guise. Mais c’est là juste­ment que nous dif­férons : nos habi­tudes de voy­age et de décou­verte sont assez dif­férentes. Alors j’ai bien envie de vous décrire com­ment j’aime faire le touriste.

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Faire du tourisme, c’est pour moi décou­vrir un lieu, com­pren­dre com­ment il fonc­tionne, com­ment les gens y vivent, quelles sont les par­tic­u­lar­ités, les couleurs, les ambiances. En par­ti­c­uli­er, ce que j’aime, c’est arriv­er dans une grande ville que je ne con­nais pas. J’écris une ville, car il est plus facile d’appréhender la vie humaine quand elle est con­cen­trée. Je dis grande, parce que ce que j’aime par dessus tout, c’est me promen­er au hasard, pen­dant des heures, marcher sans réel but, ou juste avec un but loin­tain, choisir à chaque nou­veau car­refour la direc­tion des prochaines min­utes. Alors certes, il m’arrive de repass­er plusieurs fois au même endroit. Mais ce n’est pas grave, on y croise des gens dif­férents, on observe des détails futiles à chaque fois orig­in­aux.

Il est donc rare que dans une de ces vis­ites, j’aille immé­di­ate­ment vis­iter les musées, courir après les lieux qu’on a sig­nalé comme incon­tourn­ables… Je fais ça petit à petit, en m’imprégnant du rythme local. Sans néces­saire­ment par­ler aux gens, plus en obser­vant. L’insolite des lieux m’attire plus que les incon­tourn­ables que l’on pour­ra cocher dans la liste des trucs à voir.

Il me faut donc du temps pour décou­vrir une ville, parce que j’aime essay­er de com­pren­dre son his­toire, son archi­tec­ture, la struc­ture de ses quartiers, le fonc­tion­nement de ses trans­ports en com­mun.

Et vous, quelles sont vos habi­tudes de tourisme ? J’ai bien envie de pos­er la ques­tion à Paulilien­ka, à Uty, à Arnaud, à Jotrilide, à Cyber­tooth, à Emlyn, ou encore à Biby. Et puis à tout ceux qui tien­nent un blog, et que j’oublie ici, ou encore aux gens de pas­sage, dans les com­men­taires… Ça m’intrigue, de voir com­ment on peut être dif­férents sur cette ques­tion.

4 thoughts on “À propos de tourisme”

  1. Je fais un peu comme toi. Je me bal­lade et apprends à con­naître mon quarti­er.
    Je demande aus­si à mes amis sur place, ou aux gens que je ren­con­tre, de me faire décou­vrir les endroits qu’ils aiment.
    Je traine sur le net pour trou­ver de petits endroits ou petites bou­tiques sym­pa­tiques, et puis je m’équipe par­fois d’un mini plan pour m’aider à nav­iguer. J’essaie aus­si de me pro­cur­er les mag­a­zines cul­turels gra­tu­its pour dénich­er des con­certs ou des soirées spé­ciales.
    C’est en faisant comme ça que j’ai décou­vert un Roof Gar­den à Berlin, une mini bou­tique de créa­teurs à Lon­dres, un salon de thé inso­lite en Slo­vaquie et bien d’autres endroits uniques.

  2. Et bien pour moi, je prévois en général à l’avance les endroits que je veux voir. Par con­tre, j’utilise rarement les trans­ports en com­mun et donc je marche pas mal entre ces dif­férents endroits (10 – 15 km des fois) et du coup, je décou­vre les a-coté et la vie quo­ti­di­enne de ces villes. Du coup, j’anticipe pas mal mon par­cours avec un plan, des guides ou par­fois inter­net, avant de par­tir à l’aventure.

  3. J’aime bien savoir un peu la struc­ture générale de la ville que je vis­ite. Et les grands mon­u­ments à voir. Mais j’essaye de me faire con­seiller par des per­son­nes qui ont passé du temps ou même ont vecu la. Comme je sais ce qu’il faut éviter, comme les attrape-touristes par exem­ple.
    Moi aus­si j’aime bien utilis­er mes bas­kets comme moyen de trans­port. Mais si on est fatigué, pren­dre le bus ou le tram au lieu du métro est impor­tant. Car sous terre, on voit rien de la ville !
    Ce qui est bien en vis­i­tant une ville, c’est de pren­dre son temps :)
    Mais des fois on en a pas, alors il faut se promet­tre de revenir une autre fois dans la ville.
    Le dernier truc : dans un pays étranger, com­man­der dans un restau­rant quelque chose dont on ne com­prend pas l’intitulé. C’est peut-être pas bon, mais au moins on ressort du restau moins con ! :)

  4. Bjr JM
    Nous, dès qu’on a nos bil­lets, on com­mence à sélec­tion­ner ce qu’on pour­rait vis­iter. Une fois sur place, si on en fait la moitié c’est bien. On appré­cie de se pos­er dans un quarti­er, de humer l’air de ce quarti­er, gouter les spé­cial­ités locales, de regarder ses habi­tants vaquer à leur vie, regarder les habi­ta­tions, appréci­er les espaces verts, pren­dre les trans­ports en com­mun (même dans les trans­ports sous-ter­rains on peut appren­dre plein de chose).
    S’imprégner, quoi :D
    En fait, quand j’arrive dans un lieu, j’aime tou­jours chercher à imag­in­er si je pour­rais y vivre au quo­ti­di­en.

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