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Archive pour mars 2009

676, le livre

Dimanche 29 mars 2009

Le mercredi 25 mars 2009 est sorti en librairie « 676 » de Yan Gérard. Ce mercredi, donc, je me suis précipité en librairie pour acquérir un exemplaire de ce roman. C’était la première fois que je poussais la porte d’un libraire le jour d’une sortie nationale, et je pensais naïvement que le roman serait déjà dans les rayons. La librairie que j’avais choisi ne fait pas partie d’une grande chaîne nationale, et on m’a répondu qu’il fallait attendre quelques jours. Ce n’est donc que vendredi soir que j’ai pu me jeter dans la lecture de « 676 ».

Couverture 676
Vous allez me dire, pourquoi tant de précipitation, et pourquoi cet achat, alors que j’avais défendu ici il y a quelques temps ma préférence pour les bibliothèques publiques. La raison en est toute simple : l’auteur de ce thriller mathématique ne m’est pas inconnu, et depuis quelques années que je suis au LIMOS, nous avons eu l’occasion de nous rencontrer à de nombreuses reprises. Je ne pouvais pas attendre plus longtemps…

En quelques mots, ce roman est un thriller rythmé et passionnant, où les mathématiques sont au cœur de l’intrigue. On y découvre ainsi une partie de l’histoire des grandes énigmes mathématiques et des grands hommes qui les ont explorées, mais aussi toute une dimension ésotérique qui rend le roman d’autant plus trépidant. L’intrigue tient en haleine, et les passages historiques et scientifiques ne nuisent en rien à son rythme, au contraire. L’enquête mène le lecteur à travers plusieurs villes des États-Unis et d’Europe, on a du mal à lâcher le livre, les scènes s’enchaînent, nous faisant parfois oublier qu’il ne s’agit pas d’un film tant le style et la structure y font penser.

N’hésitez pas à visiter le site internet dédié au roman. Je vous invite vraiment à le lire, que vous soyez ou non attiré par les mathématiques, car si c’est un élément important du contexte, il n’est pas nécessaire de maîtriser cette science pour apprécier le roman.

  • « 676 », de Yan Gérard, aux éditions Léo Scheer.

Un wiki au quotidien

Mardi 24 mars 2009

Depuis décembre 2005, c’est-à-dire quasiment depuis le début de mon pré-doc à l’ERIM, j’utilise au quotidien un wiki pour consigner et structurer mes différentes activités professionnelles.

Les débuts étaient un peu chaotiques, mais j’ai pris une bonne vitesse de croisière. Ainsi, je décris chaque jour en quelques lignes mon activité, qui constitue la trame de ma progression au quotidien, un peu à la manière d’un blog. Puis j’ai petit à petit créé une nébuleuse de pages, reliées les unes entre les autres pour faciliter la navigation, et structurées par grandes catégories (recherches bibliographiques, rédaction d’articles, réflexions sur les concepts en cours d’élaboration, etc.).

Cette manière de fonctionner a de multiples intérêts :

  • Disposer d’un aide-mémoire complet, structuré, non linéaire (car interconnecté), et interrogeable à l’aide d’une fonction de recherche depuis n’importe où sur internet (voir en local après avoir fait une copie) ;
  • Poser et structurer en un même endroit les tâches à faire, les réunions à venir, leurs comptes-rendus ;
  • Permettre le travail collaboratif, notamment lors de la rédaction d’un article ;
  • Faciliter grandement l’interaction entre le doctorant et le directeur de thèse. En effet, ce dernier peut suivre quotidiennement les avancées, et les réunions deviennent très efficaces, car on évite de faire le tour des choses déjà écrites.
  • Rendre accessible (en utilisant un système de contrôle d’accès) une partie des données suivant le type de visiteur.

J’ai déjà eu l’occasion de présenter à plusieurs doctorants cet outil, et déjà deux d’entre eux ont adopté un système similaire pour structurer leurs travaux.

Lorsque j’ai démarré, j’avais choisi d’utiliser wikini, car c’était le moteur de wiki que je connaissais le mieux. Cependant après quelques années d’utilisation, alors que j’avais envie de lui ajouter de nouvelles fonctionnalités, j’ai constaté ce que je savais déjà : cet outil n’était plus développé activement. J’ai donc décidé de migré mon wiki de travail sur dokuwiki.

Après une recherche rapide sur internet, j’ai découvert avec amusement que Gulliver, le GULL rennais était en train de faire le même type de migration, et avait entrepris de réaliser un outil de migration. J’ai alors profité du fait qu’ils l’avaient placé sous licence libre pour l’adapter à mes besoins, puis j’ai envoyé au mainteneur mes contributions, qu’il a intégré (voir le dépôt de l’outil de migration ; encore merci aux gens de Gulliver qui ont travaillé sur ce script).

J’ai ensuite réalisé un thème adapté à mes envies, puis créé un petit module de grisement de texte.

Voici donc un lien vers mon wiki de thèse, qui deviendra certainement le wiki de mes travaux universitaires.

EuroCG’09, Bruxelles, Belgique

Vendredi 20 mars 2009

Au début de cette semaine, j’étais à EuroCG’09, une conférence en computational geometry, où je présentais deux articles (Low-resolution Surface Mapping: a Topological and Geometrical Approach et Cutting an Organic Surface) qui traitent du découpage de surfaces suivant des propriétés topologiques et géométriques. La conférence se déroulait à l’Université Libre de Bruxelles, en Belgique.

Bruxelles

J’ai ainsi découvert pendant quelques jours cette ville cosmopolite, colorée et où les gens m’ont semblé très sympathiques. Pendant la conférence, j’ai eu l’occasion d’échanger avec de nombreux chercheurs et apprentis chercheurs, c’était réellement passionnant. C’était aussi l’occasion pour moi de poursuivre différentes discussions afin de déterminer le lieu de mon année de post-doc 2009/2010. Rien n’est encore fait, mais ça progresse…

Hadopi : loi liberticide

Mardi 10 mars 2009

« On » vient de trouver une méthode géniale pour empêcher à jamais les comportements illégaux. Aujourd’hui vient de commencer un débat à l’Assemblée Nationale pour imposer à chaque automobiliste d’équiper son véhicule d’un GPS. Ce dernier enverra à chaque instant un identifiant unique et une trace de sa position à une entreprise mandatée par l’État. Dès lors qu’une infraction sera commise, on utilisera ces informations pour déterminer qui est le coupable. La première mesure, automatique, sera de déclencher un mécanisme d’arrêt des automobiles identifiées par ce mécanisme dans un proche voisinage.

Chouette comme idée, non ? Bon, ça fera pas mal de faux positifs, on connaît même dès à présent des moyens techniques pour ne pas envoyer les bons identifiants, faisant ainsi passer Henri, ce voisin insupportable, pour l’auteur de notre éventuel méfait. Et la liberté individuelle dans tout ça ? Ah mais vous parlez de liberté, alors qu’on va pouvoir arrêter des milliers d’horribles criminels ? Soyez modernes, que diable, c’est pour le bien de tous !

Cette histoire n’est pas vraiment de la science-fiction. J’ai juste remplacé ordinateur et connexion internet par automobile, et substitué GPS à programme mouchard. Vous l’aurez compris, pour répondre au téléchargement illégal d’œuvres par internet, la solution proposée (et en passe d’être votée) consiste à imposer sur chaque ordinateur la présence d’un mouchard. En cas de détection d’un « piratage » depuis votre connexion, on bloquera votre connexion.

HADOPI - Le Net en France : black-out

Cela pose dans la pratique de nombreux problèmes. D’une part, il n’est pas impossible de faire passer son ordinateur pour celui de quelqu’un d’autre. Plus simple, on peut pirater la connexion wifi disponible chez lui. Ainsi, celui qui sera suffisamment motivé pour contourner le fliquage fera porter à quelqu’un d’autre le chapeau. Ce dernier sera alors présumé coupable, et devra après une longue procédure judicière prouver son innocence avant de pouvoir retrouver sa connexion internet.

Belle avancée, non ! Quel beau pays que celui où nous vivons, ça fait chaud au cœur.

Pour plus d’information, je vous invite à consulter le site laquadrature.net.