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Archive pour mai 2008

La loi OGM, une décision irréversible

Dimanche 25 mai 2008

Aujourd’hui, j’ai entendu Jack Lang dire que la révision de la Constitution était quelque chose d’important, que ce n’était pas comme une petite loi, pas comme la loi sur les OGMs par exemple.

J’avoue avoir fait un bond. Ce n’est pas la question de la Constitution qui m’a interpelé ici, mais la légèreté avec laquelle J. Lang a traité la question de la loi sur les OGMs. Je crois que c’est l’une des rares lois qui aient été votées en France à être irréversible. En effet, quand la loi s’applique à des comportements humains, régit la manière dont le gouvernement influe sur la vie publique, ou modifie la taxe sur la valeur ajoutée, on peut revenir en arrière.

À l’inverse, introduire des OGMs dans le paysage est quelque chose d’irréversible : ces plantes vont se reproduire, hors du contrôle des agriculteurs (c’est normal, ça se passe toujours ainsi avec les cultures agricoles), et va s’installer de manière irrémédiable dans les campagnes. Et il sera impossible de les supprimer.

Hier je discutais avec plusieurs personnes, et nous nous faisions la remarque que cette loi sur les OGMs qui a été adoptée récemment l’était contre l’avis de la majorité des Français. Nous avons comparé cette situation à la loi d’abolition de la peine de mort, que l’on cite souvent dans cette situation comme la loi qui allait contre l’opinion des Français d’alors, mais qui maintenant en rallie une majorité. C’est vrai. Mais il y a une différence majeure entre ces deux lois : si l’État a forcé la main aux citoyens sur la question de la peine de mort, c’est une décision qui aurait pu être inversée lors d’une décision ultérieure. Avec cette loi sur les OGMs, non seulement on assiste à un choix anti-démocratique, mais en plus, il est immuable.

Ce choix est à mes yeux le symbole d’un véritable malaise dans le fonctionnement de notre pays. On ne devrait pas pouvoir imposer à un peuple quelque chose qu’il ne pourra défaire par la suite. Enfin, l’important est qu’on continue de croire que l’on vit dans une démocratie… Du pain et des jeux !

Petite promenade à l’ouest

Dimanche 11 mai 2008

Il y a peu, j’ai profité d’une série de situations favorables et cohérentes pour aller me promener à l’ouest du Puy de Dôme.

Tout a commencé par la venue de ma sœur et de notre mère à Clermont-Ferrand. Nous avons passé quelques jours très sympathiques, à nous promener, discuter, cuisiner, échanger, et partager quelques bons moments avec ma fille et sa famille. Nous en avons notamment profité pour visiter l’exposition consacrée à Bibendum, le personnage publicitaire de Michelin, qui était visible au musée Roger Quillot. Vraiment très intéressant.
bibendum

Puis nous avons fait la route pour Nantes en voiture. Entre les visites de la famille et les amis, je n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. J’ai ainsi revu l’un de mes camarades de maîtrise de mathématiques, avec qui nous avons discuté d’algèbre de Clifford, qui l’intéresse d’un point de vue mathématique, et qui est un outil de plus en plus populaire dans mon domaine de manipulation de surfaces en informatique. Je suis aussi passé à Linux Nantes, pour un repas entre geeks, très sympa (nous étions bien 30).
Mon père m’a offert l’une de ses premières réalisations de sculpture par détournement d’objet: un porte-filtre construit avec deux cintres métalliques, en forme de papillon. Superbe! J’espère qu’il continuera sur cette piste, c’est vraiment chouette.
porte filtre

J’ai profité de ces quelques jours proches de la Bretagne pour faire une virée rapide à Rennes, où Raphaël et Claire m’ont emené à l’éventail, un petit restaurant bio, à l’ambiance très agréable, à la soupe excellente, et au jus de fruits délicieux.
Bouffe bio

Puis, après une fête de famille à Moulins (Deux-Sèvres), où nous avons passé une journée très agréable, j’ai passé quelques jours chez ma sœur à Chemillé. Entre quelques moments de boulot, nous avons passé nos soirées à jouer au clan du néon, éteignant ainsi avec mon beau-frère près de 11 enseignes. Une réussite!
Nous sommes aussi allé visiter le toit de l’Anjou, qui s’il n’est pas aussi haut que le puy de Dôme, offre tout de même une belle vue:
toit de l'Anjou

Enfin, j’ai profité de la qualité des recherches d’itinéraires proposés par le site internet de la Bahn (l’équivalent allemand de la SNCF) pour trouver un train de Chemillé à Futuroscope, alors même que le site de la SNCF concidérait ça comme impossible. J’ai ainsi devancé Émeline de quelques semaines dans cette gare de Chemillé.

Enfin, j’ai passé une journée au SIC, avec mon directeur de thèse, pour une réunion du groupe de travail Algèbre de Clifford du prides. Puis nous sommes rentrés par la route en Auvergne.