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Archive pour octobre 2007

ICCV 2007

Vendredi 26 octobre 2007

Bien sûr, je ne suis pas allé à Rio de Janeiro pour faire du tourisme. J’allais y présenter des travaux sur la cartographie de la surface corticale. Le papier s’intitulait « A Tool for Topographic Analysis of Electrode Contacts in Human Cortical Stimulation ». J’ai présenté ces idées sous forme d’un poster. C’est l’une des manières de présenter ses résultats scientifiques (les autres sont de deux types : publication dans une revue scientifique, et présentation orale de 20 minutes environ).

  • Voici le poster que j’avais fait imprimer en grand format.

Mes journées étaient donc majoritairement occupées par la conférence, avec une succession de sessions orales et de sessions de posters. J’y ai rencontré de nombreuses personnes très intéressantes, ai majoritairement discuté avec des francophones (mais pas uniquement), et y ai pris un grand plaisir.

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Pour une première conférence de cette ampleur, je ne regrette vraiment pas d’y être allé.

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.

Rio de Janeiro – La ville

Vendredi 26 octobre 2007

Rio de Janeiro est un lieu vraiment superbe, pour le peu que j’ai pu en voir. Le site est magique, près de la mer, avec une vue superbe, serpentant entre les montagnes…

Mais Rio n’a pas un seul visage. C’est une ville à l’image du pays, qui est le lieu d’une forte tension liée aux écarts de niveaux de vie. Quand une bonne partie de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté, avec moins d’un tiers d’euro pour vivre par jour, les privilégiés vivent dans des palaces, consomment outrageusement, et étalent leurs richesse.

Je n’ai pas eu le temps d’aller beaucoup plus loin que Copacabana, qui est l’un des quartiers de Rio les plus touristiques, mais j’ai déjà pu voir à quel point ce clivage était présent. C’est d’ailleurs la cause du nombre incroyable de violences. Plusieurs personnes dans la conf se sont fait voler toutes leurs affaires, ayant été menacés à l’arme blanche.

Cependant, si l’on prend soin de se comporter en respectant les gens, sans exhiber inutilement ses possessions, on peut vivre la ville au rythme des gens. Et c’est très plaisant. Se promener dans les rues, aux couleurs superbes, à la vie bouillonnante, c’est riche en émotions. Et quand on a soif, on s’arrête dans l’un de ces bars à jus de fruits (et légumes), pour déguster du guarana, ou du jus de mangue. Un délice.

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Le long du trajet pour l’aéroport, j’ai bien sûr traversé d’autres quartiers, le long du port par exemple, où l’on voyait au loin les favelas. Une autre réalité existe, loin des yeux des touristes. La vie est dure pour ces gens, mais je n’en ai rien vu, et n’en sais donc rien…

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.

Trajet en avion

Vendredi 26 octobre 2007

J’ai longtemps hésité à partir au Brésil pour cette conférence. La première raison était l’obligation d’avoir un passeport à puce RFID. L’autre raison était l’impact écologique de déplacements en avion… Mais finalement, je n’ai pas réussi à résister à l’envie de participer à ce colloque.

Mon laboratoire a donc réservé un trajet Clermont->Paris->Rio par Air France, via Fram. J’avais naturellement précisé que j’étais végétarien (et même végétarien sans produits laitiers). À l’aller, aucun souci, on m’a servi un plateau spécial. L’avantage est qu’on est servi avant les autres, que la qualité du repas est assez bonne, j’ai l’impression légèrement supérieure à la version omnivore.

Et puis au retour, j’ignore encore pour quelle raison, ils n’avaient aucune information particulière sur mon alimentation. Il se peut que l’erreur soit venue d’Air France comme de Fram, qui aurait réservé un aller végétarien, et un retour classique. Étrange…

Toujours est-il que l’un des chefs de cabine a pris la situation en main, en me disant qu’il allait me préparer un plateau en tenant compte de mes choix alimentaires. J’ai juste attendu quelques minutes, et j’ai vu arriver un plateau rempli comme jamais, 2 fois plus garni que celui de mes voisins, avec une multitude de choses meilleures les unes que les autres. Je n’ai même pas réussi à tout finir, et ai gardé deux fruits pour le lendemain matin.

Moralité : si Air France se plante parfois, il arrive que l’on tombe sur des gens très compétents, qui ne vous regardent pas comme un extra-terrestre. Et c’est assez plaisant. Il me semble d’ailleurs avoir compris que le chef de cabine en question ne mangeait pas de viande. Peut-être ceci explique-t-il cela.

Cependant, je retiendrai une autre chose de ce trajet en avion : outre la pollution due au déplacement, j’ai été outré par le nombre d’emballages jetables, et de petits objets tout aussi jetables qu’on nous a distribués. C’est tellement ringuard, ce comportement du tout jetable, tellement peu respectueux de la planète sur laquelle nous vivons… Incroyable que ça soit encore possible.

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.

Gay pride

Vendredi 26 octobre 2007

Pas de chance, le carnaval de Rio ne tombait pas pendant mon séjour à Copacabana. Mais une autre fête était d’actualité : la gay pride. Rio de Janeiro accueille la 2e plus grande manifestation de ce type dans le monde. En tant que fan de musique électronique, et pas hermétique aux revendications d’égalité que défendent les homos, je ne pouvais pas manquer d’assister à cette grande fête.

Dès le matin, des semi-remorques se sont garés le long de la plage. Il devait bien y en avoir une trentaine. Les véhicules étaient pleins de couleurs, avec des messages de revendications fortes (du type « suppression de la politique de natalité au Brésil », ou encore dénonciation des meurtres à caractère homophobe). La remorque de chaque camion supportait un énorme mur d’enceintes, surmonté par une piste de danse.

Pendant la journée, je suis allé assister à la conférence, et déjà en début d’après-midi nous entendions les basses résonner dans tout l’hôtel. Et puis vers 17h, nous sommes sortis. J’ai alors passé une bonne partie de la soirée à danser, profitant de chacune des performances des DJs. Quelle puissance de son !

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C’était génial, plein de monde, le public très varié, depuis le grand-père sur sa chaise de camping jusqu’à la drag queen, en passant par la petite famille avec enfant, les couples hétéros ou homos… Le tout dans une ambiance très calme, contrairement à ce qu’annonçaient les gens de la conf…

Cet article fait partie de mon carnet de voyage au Brésil.

Carnet de voyage au Brésil

Vendredi 26 octobre 2007

J’ai enfin pu récupérer mes photos du Brésil (merci encore Romu pour le coup de main), aussi vous allez voir apparaître doucement sur ce blog quelques billets relatant ce voyage. J’ai choisi de ne pas structurer ces billets chronologiquement, mais plus de les structurer par thème.

Vous les trouverez en parcourant la catégorie Brésil de ce blog. L’ensemble des photos de mon voyage sont disponibles sous forme de galerie.

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L’image ci-dessus, accessible en haute résolution est un panorama de la plage de Copacabana, où je me suis promené pendant une semaine.

Bonne visite !

Dans la série « mais quelle chance »

Samedi 20 octobre 2007

De retour du Brésil, j’avais déjà en tête la liste des billets que je voulais poster ici, agrémentés de photos prises pendant mon voyage. Mais voilà, après que mon écran m’a lâché, c’est au tour de mon appareil photo… 4 ans de bons et loyaux services, et paf ! Donc pour les photos, il faudra attendre que je trouve un lecteur de carte…

On dirait que je rivalise avec Émeline, qui elle se bat notamment avec une douche et un ordinateur

Péripéties : suite (et fin?)

Vendredi 12 octobre 2007

Dernier jour de préparatifs pour mon départ à Rio. Le matin, j’en profite pour appeler mon imprimeur, et vérifier que le poster est prêt. J’avais déjà appelé 3 jours avant, et on m’avait dit que ça serait prêt pour jeudi.

Mais petite surprise, ils n’ont pas reçu mon pdf, et malgré la commande fax, ils étaient toujours en train d’attendre ! Pourquoi alors lundi était-ce ok ?

Puisque je pars demain de Clermont après midi, ils ont accepté de faire passer en priorité l’impression, je pourrai donc aller chercher mon poster demain vers midi. Croisons les doigts.

Un peu plus tard dans la journée, après pas mal de boulot, et un cours à donner, je file à la banque récupérer ma carte. Ouf, elle est bien là. Je commence à m’éloigner de la banque quand soudain, me prend l’envie d’aller vérifier qu’elle fonctionne. Retour à la banque, test de la carte sur une borne de retrait automatique. Le code est ok, je choisi un montant, puis valide. Autorisation refusée ! Arg !

Je retourne donc au guichet, où ils commencent à bien me connaître. Je leur donne le numéro de mon agence à Nantes, ils les contactent devant moi : « ah oui, elle n’était pas en service, c’est normal monsieur. » Super…

Bref, ce soir, je pense être presque prêt à partir… :)

Péripéties bancaires

Mercredi 10 octobre 2007

Ma première publication ayant été acceptée dans une conférence internationale, je prépare donc ces temps-ci un voyage à Rio de Janeiro. Je pars vendredi pour une semaine, emmenant sous mon bras un poster qui présente pour une bonne partie mes travaux de l’année dernière sur la cartographie de la surface du cerveau.

Or, par un hasard tel que seule la vie nous offre, ma carte de payement arrivait à expiration fin septembre 2007. Rien de grave, me direz-vous. Dans l’absolu, c’est vrai. Mais voilà, je suis client de l’une de ces banques à la gestion régionalisée, et à la suite de multiples déménagements, je me retrouve à 500km de mon agence. Bien sûr, comme la plupart du temps j’utilise leur site internet, je n’avais jamais fait l’effort de faire transférer mon compte.

Devant la situation un peu compliquée qui s’annonçait, j’avais donc pris soin d’appeler mon avance deux semaines avant la fin septembre, pour prévenir de ma situation. Manque de chance, dans cette fabuleuse banque, certainement pour « rationaliser les services », les appels téléphoniques sont gérés par un central régional. Ce central me conseille donc de rappeler plutôt de rappeler un peu plus tard pour demander l’envoi de ma carte en Auvergne, car « on pourrait perdre votre demande, vous savez. » Super. Soit, j’attends donc une semaine, et rappelle. Je demande donc à ce que ma carte soit livrée dans une agence près de chez moi. On m’indique qu’ils ont eu quelques soucis, et que donc cet envoi risque de se faire après le début d’octobre. Là je commence à flipper : je pars tout de même au Brésil le 12, et si avant un chéquier me suffira, ça risque de devenir impossible de l’autre côté de l’Atlantique.

Début octobre, je reçois un coup de téléphone « votre carte est partie, pas de souci, vous pourrez aller la retirer dans votre agence d’ici peu de jours. » Ouf !

Nous sommes maintenant le 8 octobre, je me présente donc dans ladite agence. Ils n’ont aucune trace de ma carte. Oups. Je commence à paniquer, j’appelle le central régional de mon agence en Loire-Atlantique, ils m’annoncent que la carte ne semble pas être partie de la première agence. Le stress monte… Je leur demande donc de relancer le transfert, en essayant de se dépêcher.

Le lendemain, mardi 9, je tente d’appeler l’agence locale pour savoir s’ils ont reçu ma carte. Le central téléphonique n’est pas capable de me donner l’information, et toutes les lignes sont occupées : il ne peut pas me les passer. J’appelle mon agence nantaise, pour vérifier que la carte est bien partie. Après m’être battu avec le central téléphonique nantais, j’arrive enfin à contacter mon agence. « La personne qui s’est occupée du transfert de la carte est en congé maladie, on n’a aucune information. » Quel professionnalisme ! Quelle classe ! Je me présente donc de nouveau à l’agence auvergnate (à 20 minutes en tram de mon boulot). Toujours pas de carte. J’explique ma situation au guichet, mais ils n’y peuvent rien. Là c’est le pompon. Des coups de téléphone dans tous les sens. Les deux agences se joignent, n’arrivent pas à se dépatouiller de la situation. Je commence à évoquer la question d’un autre moyen de payement. Ça semble dur pour eux.

Finalement, l’agence de Nantes m’appelle : ils ont réussi à contacter l’employée en congé, elle a bien envoyé la carte le vendredi. On se dit donc que le lendemain, la carte devrait être à Clermont-Ferrand. On se met d’accord pour reprendre contact le lendemain matin. Le soir, je m’endors donc partiellement rassuré.

Mercredi matin, pas de nouvelles de ma banque. Je décide donc de me rendre à l’agence locale, pour récupérer la carte. Bien sûr, j’ai aussi des enseignements à donner, je ne peux pas partir comme ça. Finalement, à 16h, j’arrive à l’agence. Ils cherchent de nouveau ma carte, n’arrivent pas à la trouver. Ils se mettent à 3, retournent tous leurs tiroirs, toujours rien. Entre temps, ils appellent Nantes, qui leur confirme avoir bien reçu l’accusé de réception : c’est bien Clermont-Ferrand qui a perdu ma carte
Je commence à sérieusement envisager de trouver un autre moyen de payement international. « Je vais être franche, nous n’avons rien à vous proposer. » Pas de travelers en stock, rien d’autre… Ils m’assurent qu’ils m’appeleront dans la soirée, après avoir vérifié tous leurs tiroirs. Je commence à désespérer.

En rentrant chez moi (il est 17h), j’en profite pour appeler ma banque à Nantes, et leur demander s’ils voient un autre moyen de payement. À part emmener des euros en liquide, rien. J’en profite pour leur indiquer ce que je pense de leur professionnalisme, et de la durée estimée de mon compte à mon retour de Rio…

Et enfin, à 18h, l’agence d’Auvergne m’appelle : quelqu’un avait mis ma carte de côté à Jaude pour qu’on pense à me la donner. Arrrg ! Ils l’avaient depuis le début, je me suis donc battu, ai couru dans tous les sens, payé des communications surtaxées, manqué plusieurs heures de boulot, tout ça pour ça !

À mon retour de Rio, change de banque, c’est décidé. Et qu’on arrête de me dire que les services publics sont inefficaces. La gestion des banques privées, avec ses réductions de personnel, et ses services surtaxés dépasse tout ce que j’ai pu voir jusqu’à présent.

Réglage d’écran

Dimanche 7 octobre 2007

Il y a quelques temps, j’avais récupéré un écran Sun de grande taille (21 pouces). Manque de chance, son affichage était très flou. En cherchant un peu, j’avais trouvé une solution pour le résoudre, à l’aide d’un tournevis et d’un peu de patience. J’avais mis le mode opératoire en ligne.

Cependant, cet écran n’est pas mon écran de travail principal. J’en utilise un autre, un 19 pouces de chez LG, un flatron. J’en suis très content, la finesse de sa dalle est un luxe dont j’aurais maintenant du mal à me passer. Mais hier soir, en l’allumant, j’ai découvert un affichage tout flou. Quelle galère ! Et pas de doute, c’était bien l’écran qui avait un souci, car même le menu de réglage frontal était affiché de manière floue.

Alors j’ai repris mon tournevis, et entrepris de le démonter pour le régler…

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J’ai fini par trouver les 3 vis que j’avais utilisées sur l’autre écran :

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Malheureusement cette fois-ci, il semble que ça ne suffise pas : le flou n’est pas fixe dans le temps, et peut varier d’une minute à l’autre…

Je me demande si un réparateur TV saurait s’en dépatouiller… Sinon, il semble que ce modèle soit l’un des derniers écrans CRT encore vendus, il faudra sans doute que j’y passe.