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Cycles de sommeil, premiers résultats

4 janvier 2009

Dans un précédent billet, je vous parlais de ma tentative d’exploration des cycles de sommeil, sans instrumentation particulière, juste avec un crayon et un réveil (ou un appareil photo numérique, à la manière de David). J’ai mis un peu de temps avant de collecter suffisamment de données. J’en suis pour l’instant à 23 nuits de sommeil exploitables. J’ai donc commencé à écrire un script python d’exploration de statistiques horaires (sous licence GPL v3).

En premier lieu, il permet naturellement de visualiser le nombre d’heures de sommeil par jour :

Durée de sommeil par jour

Je me suis ensuite intéressé aux durées de sommeil sans réveil constaté, et se finissant sans réveil forcé. C’est là qu’on devrait normalement voir les différents cycles apparaître.

Le premier diagramme de répartition que j’ai généré en suivant cette méthode n’était pas très satisfaisant à mes yeux, assez illisible à vrai dire, il ne représentait pas ce que j’attendais :

Durées de sommeil sans réveil constaté

Et puis j’ai repensé aux informations que j’avais collectées sur l’Internet avant de me lancer dans cette aventure. Notamment, les cycles de début de session de sommeil sont les plus profonds. Les cycles suivants sont moins marqués, et surtout on ne descend plus en sommeil profond. J’ai alors repris le diagramme suivant, mais en n’y représentant pour chaque session de sommeil que la première durée de sommeil sans réveil qui soit suffisamment longue. J’espérais ainsi n’extraire que les réels cycles, quitte a observer des durées doubles ou triples, si je ne m’étais pas réveillé entre deux cycles de début de session. Et bien il semble que ça marche un peu mieux :

Durées de sommeil sans réveil constaté (début)

Bon bien sûr, je n’ai pas encore assez de données, mais en lisant ce diagramme, on peut penser que mon cycle de sommeil est légèrement supérieur à 100 minutes (une barre ayant une largeur de 6 minutes sur ce diagramme). On repère un premier pic à environ 104 minutes (plus ou moins 3 minutes), et surtout le second vers 207 minutes (plus ou moins 3 minutes), qui lui est bien marqué. Un écho après 300 minutes viendrait confirmer cette durée.

J’avais l’intuition d’avoir un cycle de sommeil un peu plus long que les 90 minutes annoncées classiquement. Si les résultats que l’on commence à observer se confirment quand suffisamment de mesures auront été faites, alors je saurai que je ne me suis pas trompé.

Enfin, le deuxième diagramme de ce billet porte un pic assez élevé aux environs de 20 minutes, ce qui confirmerait que c’est une bonne durée de longueur de sieste… À suivre donc !

Edit : suite à la remarque de Joss dans les commentaires, je viens de modifier le script, qui permet maintenant de générer deux graphes supplémentaires, en ne tenant compte soit que des nuits avec réveil forcé final, soit des nuits sans réveil forcé final :

Durées de sommeil sans réveil constaté (début, sans réveil forcé final)
Durées de sommeil sans réveil constaté (début, avec réveil forcé final)

En lisant ces deux diagrammes, on a l’impression que le bruit dans les durées est causé par les nuits sans réveil programmé. Mais le jeu de données est bien trop faible pour en tirer une quelconque conclusion, je crains. 23 jours, c’est pas encore assez.

Contrôle parental

20 décembre 2008

À l’initiative du gouvernement (et en cohésion avec une action européenne), et depuis quelques jours maintenant, un spot est diffusé sur la plupart des chaînes pour sensibiliser les parents aux différents dangers auxquels les enfants peuvent être confrontés sur l’Internet.

Campagne nationale

Ce spot est assez impressionnant (il a d’ailleurs été plusieurs fois primé), et je pense que le public manque en général d’informations sur les réalités de l’Internet.

Malheureusement, le message diffusé par le spot a deux défauts :

  • L’adresse internet du site associé à cette campagne est inexacte, la bonne adresse est http://www.media.famille.gouv.fr/ ;
  • Le message final est terriblement réducteur, et risque de poser plus de problèmes que d’en résoudre. En effet, le seul message proposé aux parents dans ce spot est l’un des 8 conseils pour mieux protéger ses infants sur Internet, qui pris tout seul n’est d’aucune efficacité. Ce message est « Activez le logiciel de contrôle parental. » Or, ces logiciels fonctionnent à l’aide de filtres, de listes blanches et listes noires. Il est certes mis à jour régulièrement, mais il est facilement contournable… Ce n’est donc pas une solution viable si c’est la seule appliquée.

De mon point de vue, le conseil qu’ils auraient dû mettre en avant est de ne pas laisser ses enfants aller seul sur l’Internet, tout comme on ne les laisse pas aller seuls dans la rue… Et petit à petit, leur apprendre les dangers qu’ils doivent éviter.

Site internet des RMLL

18 décembre 2008

Cette année étant ma dernière année de thèse, j’ai choisi de réduire nettement mes activités associatives et extra-universitaires. Cependant, j’ai tout de même gardé un engagement qui me tenait à cœur.

En effet, je pouvais difficilement passer à côté de l’organisation des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre 2009, qui se dérouleront à Nantes en juillet. D’une part, c’est la ville de mon enfance, et celle de mon premier LUG. D’autre part, la porteuse du projet est Scara, et on retrouve dans l’équipe organisatrice Kolter, Gwen ou encore Fred. De nombreuses personnes de Linux-Nantes, ou de Gulliver, les LUGs de l’ouest dont j’ai été membre sont aussi impliquées.

Bref, je ne pouvais pas dire non, et en plus d’être une petite main pour le thème Libre en Sciences, je suis très impliqué dans l’équipe de communication.

Après avoir raffiné la charte graphique de l’évènement, nous avons commencé à décliner les différents supports de communication (affiches, flyers, etc.). Mais le plus gros du travail a été la mise en place du site internet. Avec Uty et Scara à la barre, nous avons adapté et affiné les idées directrices de la charte graphique pour aboutir à quelque chose d’assez sympa. Les thèmes sont donc le Libre, symbolisé notamment par un héron s’envolant (oiseau caractéristique de la région de Nantes), le monde, avec une carte de la planète en haut des pages du site, et Nantes, avec un profil schématique de la ville au pied de chaque page. Nous avons choisi comme couleurs dominantes le vert et le bleu, qui sont les couleurs portées par les partenaires locaux (Université, ville, etc.).

Bref, plutôt qu’un grand blabla, voici un lien vers le site internet des Rencontres Mondiales du Logiciel Libre, édition 2009.

PS : par contre, pour le logo pas très esthétique, assez chargé et un peu sexiste, on a dû faire avec, c’est historique, et pour l’instant le gagnant du concours de logo n’a pas été élu…

voyages-sncf : la médiocrité incarnée

12 décembre 2008

Si comme moi vous avez l’occasion de voyager en utilisant les services de la SNCF, et que vous utilisez quotidiennement l’Internet, vous avez probablement utilisé les services du site internet voyages-sncf.com pour réserver vos billets. Ce site a la particularité d’être le seul vendeur de billets SNCF en ligne. Ils en ont l’exclusivité, c’est d’ailleurs une filiale de la SNCF.

Et pour être franc, je trouve qu’ils frôlent le médiocre sur tous les points possibles :

  • La lenteur de ce site est monstrueuse : les images sont gigantesques, inutilement gourmandes, les pages contiennent plein de javascripts lourdingues, etc. ;
  • La navigabilité est l’exemple parfait de ce qu’il ne faut pas faire : des « attentes publicitaires » inutiles, déguisées sous des prétendus calculs, des boîtes de dialogue pour confirmer que oui, Clermont-Ferrand est bien Clermont-Ferrand (63), alors que la liste qu’il propose ne contient que cette solution, des bugs de fonctionnement (impossible de revenir en arrière, crashes réguliers), etc ;
  • Et par dessus tout, des méthodes de recherches d’itinéraires honteux : forçage par Paris, impossible de trouver des trajets avec plus d’une correspondance, et bien souvent aucun résultat pertinent…

On pourrait penser que c’est dû à la complexité de la tâche que ce site doit accomplir, et que ses concepteurs (en sous-traitance) ont fait du mieux qu’ils pouvaient. Or, il n’en n’est rien. Ainsi, le site internet bahn.fr — l’équivalent allemand de voyages-sncf — est l’exact opposé du médiocre français : une sobriété et une rapidité exemplaire, et surtout, une efficacité dans la recherche des trajets qui permet de gagner jusqu’à une heure en choisissant les correspondances pertinentes entre Clermont-Ferrand et Nantes par exemple. Malheureusement, après avoir repéré ces trains, il faut retourner sur le médiocre site français pour commander les billets (parce qu’exclusivité).

Bon, rien de nouveau là-dedans, nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser le site de la bahn. Mais la raison de mon billet est la suivante : le site internet à la médiocrité la plus grande de l’Internet a été promu il y a peu site favori 2008 des internautes. On comprend vite que c’est son monopole sur la vente de billets qui a permis cette « victoire ». Et le pire, c’est qu’ils profitent de cette annonce pour envoyer des spams à la pelle… Je viens d’en recevoir encore une petite poignée. Si je n’avais pas tant besoin de leurs services, je crois que je les boycotterais…

Cycles de sommeil

8 décembre 2008

J’aime dormir. Même si comme beaucoup j’ai du mal à me décider à aller me coucher, c’est un moment que j’apprécie. Je ne suis pas de ceux qui font des nuits de 4 heures, mais je suis plutôt dans la catégorie bon dormeur. J’aime aussi les siestes, que je pratique parfois en rentrant du travail avant de commencer mes activités associatives (ou ma seconde journée de thèse). Depuis longtemps, j’avais remarqué que des siestes de 20 minutes ou de 2 heures étaient réparatrices, mais qu’entre les deux, c’était souvent plus usant qu’autre chose.

Alors j’ai commencé à me documenter sur les mécanismes du sommeil. En parcourant par exemple l’article de wikipédia consacré au sommeil, j’ai eu la confirmation qu’un cycle complet de sommeil dure entre 1h30 et 2 heures, ce qui conforte l’idée d’une sieste de 2 heures. De la même manière, on constate que la période des phases de somnolence et de sommeil léger peuvent durer 20 minutes. Quand on fait une sieste, l’important est donc ne ne pas se réveiller au moment d’une phase de sommeil profond.

Et puis, en regardant ces courbes de sommeil, en lisant des choses sur l’étude du sommeil, j’ai eu envie d’en apprendre plus sur mes propres cycles de sommeil, pour pourquoi pas ajuster les durées de nuit et de sieste. Malheureusement, je n’ai pas d’appareillage dédié. En continuant à lire des informations au sujet du sommeil, j’ai découvert qu’à la fin de chaque cycle, nous vivions une courte période de réveil dont on ne se souvient plus en général le matin. J’ai donc décidé d’essayer de l’exploiter.

Ainsi, depuis quelques nuits maintenant, je me force, dès que je me réveille, à noter l’heure de réveil. Au début, je pensais que ça n’allait jamais arriver. Et pour l’instant, dans deux tiers des nuits, j’ai pu noter plusieurs heures de réveil, sans constater de fatigue particulière au matin.

J’ai tenté de les analyser statistiquement pour en extraire des durées de cycle, voire des période de sommeil léger. Pour l’instant, ce n’est pas très significatif, mais dans quelques temps, j’espère pouvoir vous faire part de mes analyses, qui me permettront peut-être d’optimiser mon sommeil pour éviter les réveils en milieu de cycle, et gagner du temps le matin par exemple.

Des livres en liberté

11 novembre 2008

J’aime les livres. J’imagine que nous sommes plein comme ça, à avoir depuis notre plus tendre enfance dévoré des bibliothèques vertes, aimé les journées pluvieuses qui permettent de rester bien au chaud, avec une pile de bouquins. Le contenu est passionnant, évidemment. On apprend à explorer le monde avant de pouvoir le faire soi-même, assis sur l’épaule du narrateur, comprenant avant l’heure ce que les relations d’adultes peuvent être. On découvre aussi ses goûts en terme d’auteur, de style, d’époque, de sujets…

Mais un livre, en plus d’être une histoire, c’est aussi un objet. Certains le voient comme une coquille, rendue obligatoire par notre existence physique. D’autres idolâtrent cet objet, s’interdisant d’enlever la jaquette, ne déplaçant jamais le ruban marque-page pour qu’il soit toujours bien repassé, plaqué contre la 2e de couverture, s’assurant qu’on n’a jamais posé le livre à l’envers sur une table. Quelle tristesse ! Bien sûr, l’objet sera toujours tenu à quatre épingles, serré dans une bibliothèque de salon, traversant les âges. Mais un livre, c’est fait pour être lu ! Chaque minute où il dort au fond d’un rayon, c’est une occasion de perdue pour lui.

J’aime donc lire dans des livres ayant vécu, dont on voit que plein de gens différents ont tourné les pages. On sait alors qu’il n’a pas eu le temps de prendre la poussière, qu’il a servi l’auteur plein de fois, pour des gens tous différents. Au travers de plein de petits détails, on imagine l’histoire des lecteurs passés, on a alors la sensation de partager avec eux, malgré la barrière du temps.

Livres

C’est précisément ce que permettent les bibliothèques (associatives, municipales, médiathèques, etc.). Ces lieux sont pour moi l’un des endroits les plus riches du monde. L’endroit où l’on croise des livres qui ont une histoire, où l’on partage, où tous avons un accès égal aux documents. Je n’aime pas posséder les livres, je me sens coupable de les emprisonner, car même si les prêter est possible, on n’arrivera jamais à la magie de la main qui virevolte sur les étagères d’une bibliothèque publique, à la recherche d’un ouvrage précis, d’un auteur, ou juste du hasard d’une rencontre.

C’est dans une médiathèque de Nantes que j’ai croisé le premier bouquin sur le Libre, dans un bibliothèque de Rennes que j’ai trouvé « Végétariens, raisons et sentiments » qui m’a aidé à comprendre ce que je savais déjà, c’est à la bibliothèque municipale de La Chapelle-sur-Erdre puis à la médiathèque de Nantes que j’ai exploré les romans de science fiction qui ont bercé mon enfance, que j’ai épuisé les Arsène Lupin, dévoré les Victor Hugo, et butiné au hasard des rayons des titres que je n’aurais jamais eu l’occasion de croiser autrement.

Ce hasard, qui fait qu’on tombe sur un classique, qu’on apprend à le découvrir sans connaître forcément son histoire, ou encore qu’on le trouve après en avoir lu un extrait quelque part, cette magie qui fait qu’à 800 km de son dernier domicile, on retrouve un livre qui a bercé notre enfance, sur les étagères d’une nouvelle bibliothèque, c’est fabuleux ! L’accès à tous à la culture, un symbole de la République, tous égaux face à la lecture, sans a priori sur la quantité de bouquins du foyer familial.

Libérez les livres ! Fréquentez et faites fréquenter les bibliothèques…

Coopérative d’habitants

10 octobre 2008

Avoir un toit au dessus de la tête, et savoir qu’on en aura un demain, c’est un gage de sérénité.

Cependant, je ne trouve pas la notion de propriété des plus agréables en général. L’acquisition d’un logement n’est donc pas pour moi un objectif, une raison de vivre, ni moins un symbole de réussite sociale. Pour autant, la solution que je pratique actuellement — la location — ne me satisfait pas. En effet, si je ne suis pas propriétaire, j’entretiens tout de même ce système en payant mon loyer à un tiers qui est lui propriétaire (et au passage rentier). Une solution alternative à ces deux approches est le squat, mais ça nécessite de faire un choix de vie plus global.

maison

Jusqu’à présent je ne voyais pas de solution satisfaisant à la fois mes besoins et mes idéaux. Et puis j’ai entendu parler des coopératives d’habitants. En France, l’une des principales structures qui aide ce genre de projet est l’association Habicoop. Ce n’est peut-être pas encore l’idéal, mais le fonctionnement ressemble un peu aux scops, et me semble partir dans une direction intéressante. Bien développée en Allemagne, cette alternative semble émerger doucement en France. À suivre !

La bourse, une fabuleuse mécanique

7 octobre 2008

« La bourse (et le capitalisme en général) est un terrain de jeu pour personnes morales ou physiques fortunées, consistant à tenter de gagner le plus d’argent possible tout en faisant payer au peuple les pertes du système. »

Mécanisme qui décrit bien le fonctionnement, non seulement de la bourse, mais également de tous les grands groupes qui cherchent l’aide des États (du peuple donc) quand leurs petits montages s’effondrent… On parie combien que l’on choisira d’ignorer ce « petit détail », et que ça repartira de plus belle… Mais « promis, ça n’arrivera plus jamais ! »

Saisie de caractères non alphanumériques

2 octobre 2008

Il y a peu, j’évoquais ici mon intérêt croissant pour la typographie. J’y parlais majuscules accentuées, espaces insécables ou encore guillemets français. Si ces caractères sont agréables à la lecture, ils peuvent sembler fastidieux à saisir si l’on ne connaît que la méthode « insertion d’un caractère spécial ».

Pour faciliter cette saisie, il existe différentes possibilités. L’une d’elle consiste à changer radicalement de configuration de clavier, en adoptant un clavier bepo. L’avantage de cette disposition est de faciliter la frappe, en s’affranchissant de vieux héritages qui visaient à ralentir la frappe. Cependant, cela nécessite de changer radicalement ses habitudes. Nicolas quant à lui pense que cet effort est assez rapidement oublié, et que ça vaut vraiment le coup. Pour ma part, je n’ai pas encore trouvé suffisamment de temps pour m’y mettre.

Une autre méthode de saisie est nettement plus abordable pour qui n’a pas envie de changer de mode de saisie. En utilisant un clavier AZERTY classique, il est possible d’atteindre la plupart des caractères dont on a besoin pour rendre la composition satisfaisante. Ce que je vais présenter ici ne fonctionne que sur les systèmes d’exploitation utilisant un serveur X pour l’affichage graphique (GNU/Linux ou xBSD sont de ceux-là).

L’important est d’abord de vérifier que le système dispose d’une touche Compose. Au besoin, on la configurera en utilisant les outils proposés par le système. Pour ma part, j’ai configuré le serveur pour que ce soit la touche « windows » de droite qui corresponde à la touche Compose. Voici donc la liste de quelques raccourcis très pratiques :

  • Les lettres majuscules accentuées sont facilement accessibles en bloquant le clavier en majuscule, puis en pressant la touche où la minuscule accentuée apparaît. Ainsi bloquer la touche « é » avec les majuscules bloquées fera appaître un « É ».
  • Plus simple à saisir encore, les guillemets français sont atteignables à l’aide de la combinaison « AltGr + z » et « AltGr + x ».
  • Le caractère « œ » est saisi en pressant « Compose + o », puis « e ». On peut faire le même type de combinaison pour atteindre le « æ ».
  • L’espace insécable — utilisée avant les ponctuations doubles par exemple — est atteignable en pressant « Compose +  espace ».
  • Le caractère « … », que j’apprends à utiliser depuis quelques jours est atteignable en pressant « Compose + . ». Comme vous l’aurez deviné ici, ça nécessite 3 doigts, l’un pour la touche Compose, l’autre pour la touche Shift, et le dernier pour la touche point. Mais ça se fait ! :)
  • Un peu plus exotique, l’accès aux accents non français est atteignable facilement, en utilisant la touche Compose conjointement à l’un des signes suivants : « ’, `, ~, “, ^ » puis en pressant sur la lettre à accentuer : ú, ù et ũ en sont le résultat sur la lettre u. La virgule permet elle de saisir les cédilles : « ņ » est ainsi le résultat de « Compose + , » suivi de la lettre n.
  • On peut aussi saisir les ponctuations espagnoles « ¡ » et « ¿ » en utilisant la combinaison « Compose + ! + ! » et « Compose + , + ? »

Voilà, après ce petit tour d’horizon des possibilités souvent ignorées de ce clavier, je vous indique l’emplacement sur mon système contenant ces informations. Il s’agit des fichiers contenus dans le répertoire /usr/share/X11/locale/, et qui se nomment Compose. Suivant les distributions de X.org, ça peut être placé à des endroits différents.

Édit : Pour saisir le point médian cher aux féministes, on utilise la combinaison « Compose + . + - ». On peut ainsi écrire qu’on aime tout·e·s la typographie, quand on ne trouve pas de formule épicène correspondante.

Clermont-Ferrand : ça s’améliore

21 septembre 2008

Plusieurs fois ici j’ai exprimé quelques regrets (voire plus) quant à la vie à Clermont-Ferrand. Sur au moins deux plans, un petit plus est venu compenser la dureté de la rentrée.

Tout d’abord, je vous faisais part ici en avril dernier de la difficulté d’expression pour une association à Clermont-Ferrand. Difficile de dire si la politique municipale a évolué, si nous avons sû parler aux bonnes personnes, ou encore si le changement d’équipe municipale a suffit, mais nous avons obtenu l’autorisation d’utiliser le kiosque de la place de Jaude que la municipalité réserve aux associations. Nous avons donc pu tenir ce stand samedi 13 septembre 2008, malgré le mauvais temps. Un expérience que nous souhaitons renouveler !

Kiosque

D’autre part, j’avais aussi eu l’occasion de parler ici des portes-ouvertes du 92e régiment d’infanterie, où l’activité principale était de brûler des cartouches en faisant des démonstrations de tir. Activité probablement passionnante pour qui s’intéresse à ces armes, mais nettement moins satisfaisante d’un point de vue pollution sonore pour les riverains. Cette année, peut-être à cause d’une tuerie lors d’une telle manifestation à Carcassonne, ou encore en soutien aux soldats français en Afghanistan parce qu’ils étaient envoyés au front sans suffisamment de matériel, voire pour manifester contre les remaniements militaires de cette année, toujours est-il que cette année, Ô miracle, ils ont choisi de ne pas faire de démonstration armée. Ils ont préféré jouer de la trompette et faire tourner en rond leurs blindés légers. Un pas dans le bon sens ?