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Techniques cartographiques et analyse spatiale

1 janvier 2016

J’ai toujours été passionné par les cartes et les plans. C’est la première chose que je cherche à avoir entre les mains quand je découvre une nouvelle ville. Se promener avec les yeux, constater des alignements, des structures, distinguer les quartiers par leur apparence, identifier des vestiges de constructions passées. C’est passionnant.

J’ai eu l’occasion il y a quelques semaines de visiter l’exposition consacrée aux cartes pendant la première guerre mondiale, où l’on peut découvrir beaucoup de choses sur la manière dont l’établissement des cartes est devenu un enjeu capital et un défi scientifique au début du XXe siècle.

L’IGN des années 50

En continuant à explorer ces questions, j’ai regardé il y a une semaine avec un grand intérêt du documentaire La naissance d’une carte de l’IGN datant des années 50, qui explique par le détail les innovations scientifiques, techniques et humaines mises en place pour construire les cartes telles que nous les connaissons aujourd’hui.

La persévérance et la rigueur déployées pour établir ces cartes sont vraiment impressionnantes. On y découvre aussi la maîtrise des techniques récentes de la mécanique, de l’optique ou encore de l’électronique, avec des ateliers équipés d’appareils de restitution stéréo photogrammétriques, ou encore un ordinateur (lisant des cartes perforées) servant à uniformiser et corriger les erreurs de triangulation…

Histoire urbaine

Cette semaine, j’ai aussi dévoré le livre Analyse spatiale, cartographie et histoire urbaine de Jean-Luc Arnaud, publié en 2008 aux éditions parenthèses.

C’est en découvrant cet ouvrage que j’ai compris un peu mieux ce qui me fascinais dans ces constructions graphiques. J’ai ainsi rencontré le domaine scientifique qui explore ce sujet que je pratiquais vaguement par curiosité citadine : l’analyse spatiale, et plus encore, son utilisation pour l’exploration du passé des cités, et de l’histoire des hommes et femmes qui les ont habitées…

analyse-spatiale

Petits reportages sonores

24 décembre 2015
un enregistreur

Dans un précédent billet, j’écrivais que j’avais commencé à prendre en main le logiciel ardour pour faire du montage à partir de sons pris en reportage… Tout commence donc par une captation. À la radio, on utilise plutôt des Zoom h4n, petits bijoux numériques qui embarquent deux micros d’ambiance, permettent de brancher dessus des micros avec une connectique XLR, permettent de faire du montage, etc. Le défaut de cet enregistreur, c’est qu’il est un peu cher. Alors quand j’ai cherché à m’équiper, je suis allé voir du côté de chez Tascam, où le DR-40 est un peu plus accessible. Après quelques semaines d’utilisation, je trouve qu’il réuni quelques avantages intéressants par rapport au Zoom, comme par exemple l’enregistrement d’une seconde piste à -6 décibels, qui permet d’éviter tout genre de saturations, ou encore la mobilité des micros qui permet une captation en vraie stéréo…

J’ai donc commencé en début d’année par un reportage à l’IUT, en allant interviewer Marc Chevaldonné et Cédric Bouhours à la veille de la code week. J’en avais parlé sur ce blog il y a peu, si vous voulez réécouter ce que ça donne, des enfants qui codent des robots en lego, c’est par là : la code week 2015 à Clermont-Ferrand.

Plus récemment, je suis allé tendre mon micro au rassemblement pour l’urgence climatique, et j’ai ensuite tendu mon micro à quelques-uns des organisateurs du rassemblement qui a suivi juste ensuite, et qui mobilisait contre l’état d’urgence policier.

C’était notamment la Cellule Antifasciste Révolutionnaire d’Auvergne (C.A.R.A.) qui organisait ce rassemblement contre l’état policier, et à l’occasion de la midinale du 18 décembre, j’ai diffusé un portrait de cette organisation, puis animé une discussion autour des groupes militants à Clermont-Ferrand :

En fin de cette discussion, j’ai proposé à la lecture un bouquin que j’ai découvert en septembre, intitulé Le Corbusier, un fascisme français. L’ouvrage est très intéressant pour qui s’interroge sur la manière dont le fascisme s’est structuré en France. Le Corbusier sert de porte d’entrée pour découvrir un réseau vaste et qui a notamment interagit avec le courant italien… Une histoire souvent ignorée, qui aide à comprendre un peu mieux les racines des mouvements fascistes actuels.

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Des outils numériques pour la radio

24 décembre 2015

faire vivre une radio associative, c’est passionnant : il faut des gens, des envies, des idées, de la technique, et que tout ça fonctionne ensemble. Bon, parfois, c’est un peu un défi.

Un logiciel d’automation

L’un des éléments principaux de l’antenne d’une radio, c’est sa programmation (musicale ou d’émissions). Ce qui passe à quelle heure, et comment on le choisi, voilà qui construit l’image de la radio. Pour réaliser cela, il existe plein de solutions, mais la plupart des radios utilisent un outil en commun : un logiciel d’automation. Cet outil fonctionne comme un énorme jukeboxe aléatoire, que l’on programme grâce à des contraintes ou des règles, pour que l’antenne corresponde à ce que l’on a décidé : passage de tops horaires, messages d’information, rappel du nom de la radio, styles musicaux, émissions programmées, tout doit être pris en charge.

polo

Pendant plus de 10 ans, à Radio Campus Clermont-Ferrand, on a utilisé un logiciel d’automation né des besoins de Radio Campus Grenoble, et vendu ensuite à toutes les radios du réseau campus France, j’ai nommé le vénérable Paulo. Ces dernières années, on a dû se battre pour continuer à faire fonctionner ce logiciel non maintenu, à coup de virtualisation, de restauration de disques, de reconstruction de base de données… C’était épuisant.

Et puis le dernier crash a été trop violent, et on a décidé de se pencher sur une autre solution. Depuis presque un mois maintenant, nous utilisons donc Airtime, un logiciel d’automation libre et gratuit, qui fonctionne très bien sous un GNU/Linux récent. Alors bien sûr, il ne correspond pas à tous nos besoins, et on a déjà commencé à le modifier, en publiant nos modifications sur le github de la radio. Puisque c’est du logiciel libre, autant contribuer !

airtime

De prime abord, ce logiciel est tout aussi gris que le précédent, mais je dois vous avouer que ça fait un bien fou de rentrer dans le XXIe siècle, avec un outil moderne, et adaptable à nos besoins…

Des podcasts musicaux

100p

Juste avant de devoir changer de logiciel d’automation, on avait commencé à mettre en place un outil plutôt chouette. Maintenant que tout est stabilisé, on peut en parler… Il s’agit d’un site qui regroupe tous les podcasts musicaux proposés par les programmateurs de la station. Une fois par semaine, chacun propose une heure de musique, à écouter et réécouter.
Les 100% musique, c’est une manière simple d’écouter une heure de musique, avec la référence aux interprètes et aux titres programmés…

Côté site web, j’ai choisi une solution basée sur bootstrap, pour que le site s’affiche aussi bien sur les ordinateurs que sur les tablettes et smartphones.

Notre première balade sonore

Cette année, c’est aussi la concrétisation d’un projet que j’avais vraiment eu à cœur de porter à Radio Campus Clermont-Ferrand : l’idée de construire du contenu radiophonique, non pas prévu pour la FM, mais conçu pour être écouté in situ, avec l’idée d’inviter les auditeurs à déambuler le long d’un trajet qu’ils découvriraient autrement. La première balade sonore produite à Clermont-Ferrand a rejoins le site internet de nos sonographies, que nous espérons voir s’étoffer au fil du temps. Là encore, j’ai construit le site internet en utilisant bootstrap, et en adaptant le travail graphique réalisé Thibault Mangeard. Dossier à suivre, car on va poursuivre l’amélioration de l’outil pour une meilleure interactio !

sonographies

Montage audio en logiciel libre

Et pour finir, je ne résiste pas à l’envie de vous parler du nouvel outil que je suis en train d’apprendre à utiliser : le fabuleux ardour. Surpuissant, ce couteau suisse du son offre pour qui veut réaliser du montage audio un environnement très complet, intuitif, et bigrement plus pratique que le vétuste audacity avec lequel je travaillais jusqu’à présent. J’essayerai de regrouper prochainement sur ce blog les différents reportages que j’ai réalisés cette année, et qui me servent d’entraînement au futur projet un peu ambitieux que je débute pour l’année 2016… Affaire à suivre !

Cartographie

25 novembre 2015

Depuis un an maintenant, de nombreuses manifestations sont organisées à l’occasion du centenaire de la guerre 14-18. Des événements en tout genre pour raconter cet événement qui a marqué le début du XXe siècle.

Il y a plein de manière de parler de cette période de guerre. On peut par exemple évoquer les batailles qui ont eu lieu en France, comme le fait cette chaîne de vulgarisation de l’histoire que j’ai découvert il y a peu sur le site de la vidéothèque d’Alexandrie (au passage, allez jeter un coup d’œil sur ce site, qui propose régulièrement de nouvelles chaînes culturelles et scientifiques toute plus passionnantes les unes que les autres). On peut aussi parler des expériences au gaz moutarde, ce qui fait un peu penser aux expériences plus récentes de l’armée britannique sur l’les expérimentations au LSD sur ses soldats

Mais passons, je n’ai pas une grande passion pour le monde militaire, et ce n’est pas le sujet de ce post. Venons donc au cœur de cet article : la cartographie.

Clermont

Les cartes, c’est passionnant, ça permet de structurer sa compréhension du monde, ça permet de mesurer, de visualiser, d’étudier. Il y a pas mal de blogs qui en parlent très bien, et que j’aime lire. Par exemple, il y a Le blog du cartographe sur le site du Pacha, qui parle notamment des cartes historiques. Il y a aussi le carnet (néo)cartographique, qui montre de manière un peu plus technique comment on réalise des cartes aujourd’hui. Si on s’intéresse au libre, on peut aussi suivre l’actualité de la cartographie libre et d’OpenStreetMap sur le blog weekly OSM (en langue anglaise).

Bon, vous allez me dire : mais pourquoi a-t-il parlé du centenaire de la guerre 14-18 si c’est un billet consacré à la cartographie ?

C’est parce que la semaine dernière, je suis allé visité la superbe exposition proposée par la bibliothèque universitaire de Clermont-Ferrand, intitulée 14-18, Des cartes pour faire la guerre. L’exposition est très bien faite, passionnante, et nous avons eu la chance avec quelques amis de profiter de la visite proposée par Jean-Benoit Leduc, une personne passionnée et passionnante.

L’une des motivations de cette exposition, c’est de mettre en valeur l’un des patrimoines assez peu connus de l’université : sa cartothèque. Riche de 21 000 cartes, ce fonds est l’une des rares cartothèques universitaires de France. Elle n’est quasiment jamais présentée au public, et cette exposition d’envergure permet d’en caresser la richesse. On y voit notamment présentées des cartes historiques comme celle des Cassini (sur ce sujet, n’hésitez pas à écouter l’émission la marche des sciences qui traite du sujet), mais aussi les premières cartes d’état-major françaises, ainsi que les équivalentes belges, anglaises ou allemande.

cartes

Au fil de l’exposition, en plus de pouvoir admirer de nombreuses cartes, on découvre aussi comment les cartographes travaillaient au début du XXe siècle, à l’aide d’outils de mesure au sol, mais aussi des premières photos aériennes. L’objectif était de tenir à jour constamment les cartes en fonction de l’avancée des combats, et des constructions ennemies. Du matériel d’époque est présenté, ce qui rend l’exposition encore plus captivante. On apprend aussi qu’à Clermont-Ferrand avait été installée l’un des rares ateliers provinciaux de conception et de fabrication de ces cartes. On découvre enfin combien la logistique d’acheminement des relevés sur le terrain, puis l’acheminement des cartes en retour vers les gradés sur le front a été une étape clé du travail de renseignement.

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L’exposition dure jusqu’au 31 mars 2016, et je vous invite chaudement à aller la visiter, car elle est passionnante, très bien réalisée, et l’on découvre une foultitude de choses qui font l’histoire de ce que sont nos cartes aujourd’hui.

Lectures sud américaines

25 octobre 2015

Depuis quelques mois maintenant, j’ai aménagé dans l’une des rues du centre-ville de Clermont que j’aime le plus. Et juste à côté de chez moi, au 12 de la rue terrasse, il y a un bouquiniste vraiment sympa, chez qui on s’arrête avec plaisir. Allez y faire un tour un de ces 4.

C’est chez lui que j’ai trouvé plein de trucs intéressants, notamment pour commencer à travailler sur mon nouveau projet radiophonique. J’en écrirai plus dans quelques temps ici je pense…

Couverture du livre Esperanza et ses saints

Et comme je me suis remis à lire régulièrement, je passe souvent chez lui pour me réapprovisionner. Parmi les découvertes récentes que j’y ai faites, il faut que je vous parle de ce livre de María A. Escandón, Esperanza et ses saints. Il paraît qu’on en a fait un film, et qu’il n’a pas passionné les foules.

Pour ma part, je me suis clairement laissé embarqué par cette comédie absurde. On suit l’histoire d’une jeune femme Mexicaine qui vient de perdre sa fille. Cette jeune femme est très croyante, dévouée à une multitude de saints qu’elle prie pour toutes les occasions. Jusque-là, sa vie était rangée. Mais soudain, alors qu’elle essaye de s’installer dans son deuil, elle a une apparition. Un de ses saints la convainc que sa fille n’est pas morte. C’est alors le début d’une formidable quête dans laquelle elle se lance, en direction du nord toujours, pour chercher sa fille dans les endroits les plus malfamés du continent. On découvre alors par dessus son épaule un univers glauque, violent, sexuel et oppressant, qu’elle traverse avec une légèreté incroyable, se raccrochant à ses saints, à l’espoir de retrouver sa fille… Cette naïveté, cette conviction profonde la guide dans une traversée des bats fonds qui ne la laissera finalement pas complètement indemne. Je trouve ça décalé, absurde, complètement inattendu…

Couverture du livre "Passager de la fin du jour"

L’autre livre d’un auteur sud américain que j’ai lu cette année, c’est Passager de la fin du jour de Rubens Figueiredo. Là aussi, on suit le périple d’un homme, mais cette fois-ci la temporalité n’est pas la même : tout se passe en une soirée, alors qu’il se rend chez sa petite amie en bus. Le trajet est chaotique, et son ressenti du trajet est entremêlé de souvenirs qu’il tisse autour du quartier et de la vie des gens autour de lui. On y croise aussi Darwin, à travers un livre qui hante notre héros, libraire de son état. Là encore, tout semble un peu surréaliste, le personnage principal nous faisant découvrir par son regard intrigué le monde qui l’entoure. J’aime particulièrement les transitions qui rythment le roman, entre aventure au présent, souvenirs et pensées du personnage principal dirigées vers le futur. On découvre un Brésil déconcertant, où tout semble évoluer péniblement, et irrémédiablement vers un quotidien plus sombre.

Et vous, vous lisez des romans sud américains ?

Brodsky & Utkin

23 octobre 2015

Il y a quelques semaines, j’ai passé un week-end rallongé en Angleterre, pour aller avec ma sœur et mon beau-frère découvrir le vraiment très chouette projet de Banksy, ce parc de désamusement éphémère qu’il avait appelé Dismaland. Un moment vraiment chouette, qui fait echo à nombre d’actualités récentes et douloureuses.

Après avoir profité de la campagne britannique, j’ai pris le temps de m’arrêter de nouveau à Londres avant de repartir, pour aller me promener dans la collection du formidable Tate Modern, le musée d’art moderne et contemporain de la capitale. À chaque fois c’est un véritable bonheur de plonger dans les expositions proposées.

Je n’avais que deux heures devant moi avant le départ du train, alors je n’ai pas eu le temps de tout parcourir. Mais en repartant, j’ai traversé rapidement les salles consacrées au travail de Brodsky et Utkin. Et à chaque pas, je me regrettais ne pas avoir le temps de m’arrêter… Heureusement, leur travail est regroupé dans un superbe ouvrage que je tiens à votre disposition si vous passez par Clermont-Ferrand.

Brodsky Utkin

Le travail de ces deux architectes Russes est unique, à la fois dans sa forme, mais aussi dans les idées qu’il véhicule, dans la manière d’explorer la frontière entre deux univers, celui de l’architecture et celui de l’illustration imaginaire. On nomme leur univers the Paper Archecture. À l’origine, ces deux architectes de formation ressentent leurs envies de créativité et d’expérimentation bridée par l’univers très utilitariste du régime soviétique, qui ne conçoit l’art de dessiner les bâtiments que comme une réponse pragmatique aux questions du quotidien (logement, déplacements, espaces de travail, etc.). En réaction, Brodsky et Utkin commencent à développer un univers imaginaire qu’ils développent sous forme d’illustrations fourmillantes et bavardes, baroques, grouillantes. Cet imaginaire libéré sur le papier dépasse alors le simple cadre de la création architecturale pour aller questionner le rôle des bâtiments dans la cité.

L’esthétique de leurs illustrations, qui rappellent parfois les schémas techniques du XIXe siècle ou encore les dessins techniques de Léonard de Vinci, foisonne de mille idées, frôle la poésie géométrique, emprunte à la bande dessinée… Une esthétique qui donne envie de se perdre pendant des heures dans ces dessins.

La code week

13 octobre 2015

Cette semaine c’est la Code week un peu partout en Europe, et pour la première fois cette année à Clermont-Ferrand. L’objectif de cet événement annuel est de permettre au grand public de découvrir ce qu’est la programmation numérique.

Si le BIBI de BOBI m'était compté

À Clermont-Ferrand, on aura donc cette semaine un spectacle sur le bibibinaire de Bobi Lapointe, une après-midi de découverte pour les enfants autour de robots programmables, la réalisation d’un film, ou encore la nuit du code… C’est notamment Marc Chevaldonné qui organise ça à l’IUT des Cézeaux. Je suis donc allé le rencontrer la semaine dernière, alors qu’il animait avec Cédric Bouhours un atelier avec de jeunes collégiens de la région.

Le reportage passera ce mercredi dans la matinale de Radio Campus Clermont-Ferrand, mais vous pouvez déjà l’écouter ici :

Le magasin, Grenoble

12 octobre 2015

Ça faisait vraiment longtemps que je n’avais pas pris le temps d’écrire ici. Et puis finalement, c’est dommage quand même… D’autant qu’il y a plein de trucs que j’aimerais partager ici. Nouvelle année, nouvelles bonnes résolutions. Je retente une nouvelle renaissance de mon blog.

Et pour commencer, j’avais envie de parler d’un lieu que j’apprécie beaucoup. Ce week-end, j’étais à Vienne et à Grenoble pour les journées de l’art contemporain. Plusieurs lieux d’exposition se sont associés pour proposer un itinéraire à travers la région. J’en ai profité à plein, en me promenant à Vienne le samedi, et à Grenoble le dimanche.

L'affiche de Sister Ship

À Vienne, j’ai pu découvrir la halle aux bouchers, un lieu qui exposait Maxime Rossi. J’ai bien aimé son exploration de l’univers de Corita Kent, croisé aux influences du Congo et de Vasarely, intriguant. La ville de Vienne, que je ne connaissais pas, est vraiment passionnante pour qui s’intéresse à l’histoire antique et à l’architecture. Je dois avouer que ça donne furieusement envie d’aller faire un tour là-bas pour Jazz à Vienne.

Digital StillCamera

Mais par dessus tout, j’ai entrepris ce petit week-end de retourner au Magasin de Grenoble. C’est un lieu vraiment incroyable, et qui souffre beaucoup ces temps-ci… Si vous passez par Grenoble, allez donc faire un signe aux acteurs de ce projet, au personnel qui fait vivre le lieu et qui rêverait qu’il existe encore longtemps…

Le Magasin, c’est d’abord un bâtiment, une usine du début du XXe siècle, qui a été transformée voilà près de 30 ans en un bâtiment pour accueillir l’art contemporain. La particularité du lieu, ce qui le rend unique aujourd’hui, c’est son espace séparé en deux : une grande rue centrale, prévue pour accueillir des œuvres monumentales, et des salles plus classiques sur le côté. Le lieu accueille ainsi successivement nombre d’artistes contemporains qui jouent avec ces espaces. Mais il faut bien le reconnaître, ces grandes créations sont au delà du budget que peut se permettre le lieu. Voilà l’un des aspects de la mésentente entre les acteurs des lieux… Mais je vous laisse lire la presse ou écouter la radio pour vous faire votre opinion, pas très simple…

La librairie du Magasin

En quittant le Magasin, n’oubliez surtout pas de passer par la librairie, qui est l’une des mieux fournies sur la question de l’art contemporain et du design. J’aurai l’occasion d’en reparler prochainement avec un petit bijou sur lequel j’étais tombé il y a quelques mois en furetant entre leurs étagères…

Suite des chronique mathématiques à Radio Campus

27 avril 2014

Vous l’aurez compris à la fréquence où je parle de Radio Campus Clermont-Ferrand, c’est une association qui me tient à cœur. Peut-être un peu plus encore depuis qu’avec une équipe de gens motivés, j’ai décidé de prendre la présidence de l’association, pour porter le projet collectif. Une radio associative, c’est plein de défis : techniques, humains, liés aux partenariats, aux financements, au développement, et à tout ce qui fait l’antenne. Bref, même si ça me prend du temps, je m’y éclate.

Mais heureusement, je ne quitte pas les ondes de la radio. Avec la pelle à tarte d’abord, on continue à éclairer de notre vision pellistique les ondes FM une fois par mois. N’hésitez pas d’ailleurs à voter pour l’attente téléphonique de Tartotown parmi les trois titres composés par Alysson the road.

J’ai eu l’occasion d’animer encore une matinale, de participer aux émissions spéciales au moment du festival international du court métrage, en interviewant notamment le responsable de la séance audiodescription. Je vous invite d’ailleurs à écouter cette interview, qui permet de comprendre un peu mieux comment les aveugles peuvent aller au cinéma, et comment on travaille pour adapter un film à ce handicap.

Interview de Bruno Darles sur l’audiodescription by Jean-Marie Favreau on Mixcloud

Et puis j’ai aussi continué mes chroniques mathématiques, avec des sujets assez variés, qui j’espère vous intéresseront. J’ai d’abord raconté un peu d’histoire des mathématiques, avec le tragique destin d’Évariste Galois, un mathématicien romantique mort dans un duel avant d’avoir fini son œuvre :

Évariste Galois by Jean-Marie Favreau on Mixcloud

Deux semaines après, à l’occasion des élections municipales, on a parcouru dans la chronique les différents modèles de scrutin, en s’intéressant à Condorcet, un mathématicien qui a établi un critère permettant de mesurer la pertinence de ces systèmes. Si le sujet vous intéresse, vous trouverez quelques références sur la page de préparation de la chronique.

Condorcet et les systèmes de scrutin by Jean-Marie Favreau on Mixcloud

Et plus récemment, dans une matinale où était invité un artiste de musique contemporaine, j’ai raconté les liens étroits qui existent entre musique et mathématiques, depuis Pythagore jusqu’aux compositeurs du XXe et XXIe siècle. Si le sujet vous intéresse, vous trouverez quelques références sur la page de préparation de la chronique.

Musique et mathématiques by Jean-Marie Favreau on Mixcloud

Financement participatif à Radio Campus Clermont-Ferrand

4 avril 2014

À Radio Campus Clermont-Ferrand, l’équipe des bénévoles s’active pour réveiller un peu plus la radio. Et parmi les projets en cours, on a commencé un gros chantier de réaménagement du studio public situé au rez-de-chaussée de l’immeuble qu’occupe la radio. On profite donc de l’occasion pour faire un appel à financement participatif, afin de rendre plus confortable pour tous le lieu. Allez faire un tour sur le projet ulule du live in room, et rejoignez les participants pour aider la radio à améliorer son accueil et son contenu !