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J’ai appris plein de choses sur la mémoire

20 avril 2013

Cela faisait plusieurs années que j’avais un lecteur de fichiers mp3 de la marque samsung. Un petit machine trop cool, avec plein d’heures d’autonomie, qui faisait radio, qui lisait les ogg. C’était chouette. Et puis je l’ai perdue. Et j’ai cru que c’en était fini pour moi d’écouter de la musique dans le tram, car plus personne n’a ça, un lecteur mp3, tout le monde utilise son téléphone… Et en cherchant un peu, j’ai vu que samsung avait continué à faire évoluer ces appareil. Et j’ai craqué pour un samsung YP-U7. En France, ils le vendent avec la radio bloquée (pour des raisons de taxe à payer à la SACEM, si j’ai bien compris). Heureusement, le matériel est le même, et on peut facilement débloquer la radio.

C’est comme ça que je me suis retrouvé à écouter France Culture pendant presque tous mes déplacements métropolitains. Je découvre cette station, que je connaissais plus de réputation qu’autre chose. Et c’est un vrai plaisir. On peut tomber sur une multitude d’émissions passionnantes. Je pense que j’y suis sensible notamment depuis que j’anime plusieurs émissions sur Radio Campus.

Bref, l’autre jour je suis tombé sur l’émission la grande table dont le thème était les pièges de la mémoire. Cette émission était en partenariat avec le magazine Books, qui partageait avec l’émission le thème pour son numéro 42.

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Alors que je passais devant l’émission, je passais devant une librairie. Ni une, ni deux, j’ai acheté un exemplaire de ce numéro d’avril 2013. Et bien je vous invite à en faire autant, car d’une part le dossier consacré à la mémoire est passionnant, on y découvre nombre de points sur lesquels la recherche a avancé au sujet de la mémoire. Par exemple, on y apprend que se souvenir d’un évènement n’est pas similaire à replonger dans un disque dur : à chaque « relecture », on modifie ce souvenir, en l’altérant, au point de le voir évoluer au fil du temps.

Au delà de ce dossier, les autres articles sont très intéressants, et donnent envie de lire, lire, lire… Par exemple, « Quoi de neuf ? Du rôle des technologies dans l’histoire globale » de David Edgerton raconte comment l’innovation n’est pas le seul moteur de l’histoire des techniques. L’article qui lui est consacré dans Books cite par exemple le nombre d’animaux utilisés pendant la seconde guerre mondiale par les soldats de tous les camps. Par exemple, les troupes d’Hitler avaient près de 1,2 millions de chevaux pour marcher vers Moscou, alors qu’on voit cette armée comme hyper-technologisée. Notre idée du progrès technologique est complètement bouleversée par cet article, qui invite vraiment à lire le bouquin de David Edgerton.

En espérant vous avoir donné envie de parcourir Books, et d’écouter l’une ou l’autre des émissions de France Culture…

Restriction des éclairages nocturnes

5 février 2013

Il y a bien bien longtemps, je parlais ici du clan du néon, projet de comportement civique, vu par certains comme du vandalisme, et par beaucoup comme un acte militant de bon sens. L’idée était bien sûr d’éteindre tous les néons qui polluent inutilement la ville la nuit.

Mais bien peu sont ceux qui critiquent de la même manière les éclairages publiques qui illuminent les monuments de nos centres historiques. Bien sûr, ça met en valeur le patrimoine, c’est beau, ça brille à l’œil, et on y voit une foultitude de bons côtés. Mais j’avoue que pour moi, c’est aussi synonyme avant tout d’un énorme gaspillage d’énergie, et d’une gigantesque pollution lumineuse qui empêche d’apprécier la nuit.

Et bien joie dans les chaumières, dansons la capucine, sautillons gaiement, car enfin une loi va un peu restreindre ce délire énergivore et nombriliste : à partir du premier juillet, la France va imposer par un arrêté la restriction de l’éclairage des vitrines, bureaux et monuments à partir de une heure du matin. Ce n’est qu’un petit pas vous me direz, mais au moins il va dans le bon sens.

déménagement à vélo

3 février 2013

En fin d’été dernier, j’ai déménagé, changeant d’appartement pour quelque chose qui correspondait mieux à mes nouveaux besoins. Par chance, j’avais à peine quelques centaines de mètres à faire entre les deux appartements. Et plutôt que de me lancer dans la classique motivation de toute une bande de potes, d’un camion, et de me lancer dans une journée à bloc, j’ai opté pour une version un peu plus étalée dans le temps.

Alors certes, pour les meubles les plus volumineux, j’ai tout de même opté pour une journée en camion de location, avec l’aide d’une poignée de personnes très motivées, et d’ailleurs très sollicitées (merci encore à elles). Mais pour le reste des objets, j’ai préféré utiliser une remorque à vélo. En quelques dizaines de trajets, sans avoir besoin réellement d’autre aide, j’ai pu déplacer la majeure partie des cartons et petits objets de l’ancien au nouvel appartement :

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Ces aller-retours sur la butte clermontoise ont attiré les regards et les sympathies des riverains, et provoqué je l’espère un peu de réflexion des passants sur l’utilisation prédominante de la voiture pour ce type de petit déplacement.

Je profite de ce billet pour remercier le bénévole de Vélocité 63, qui m’a gentillement prêté une remorque à vélo de grande taille, très maniable et très pratique.

Poèm(es)caliers

17 décembre 2012
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La semaine dernière, j’ai découvert le travail de Manuel G. Cardero, au travers de son installation poèm(es)caliers. C’était l’occasion de découvrir quelques cages d’escalier et cours privées du centre de Clermont-Ferrand, de celles qui habituellement sont cachées. Mais bien plus encore, c’était l’occasion de découvrir à travers la sélection et le travail d’installation de Manuel les textes de poètes d’ici et d’ailleurs. Les textes sont élégamment mis en scène sur les contremarches des escaliers en pierre de Volvic, et pousse le lecteur à parcourir les textes à la vitesse de son ascension, au rythme des marches écrites, et de celles laissées vides. Les visites prenaient fin hier, mais gardez un œil sur le travail de Manuel, car ça vaut vraiment le détour !

La réalité augmentée au service de la chirurgie

7 décembre 2012

Mercredi 12 décembre 2012, je présente avec quelques collègues de mon équipe de recherche nos travaux récents et les problématiques futures aux mercredis de la science. Le sujet de notre exposé sera la réalité augmentée au service de la chirurgie. Ça se passera à 15h30 à l’amphi recherche du pôle physique, sur le campus des Cézeaux. Rendez-vous à 15h pour le café.

Résumé

Initiée dans les années 40, la cœlioscopie est une technique de chirurgie endoscopique ou encore de chirurgie minimalement invasive. L’idée clé est de pratiquer de petites incisions par lesquelles passent une caméra — le cœlioscope — et les instruments chirurgicaux, alors que la chirurgie classique procède par une ouverture de plus grande taille et en vision directe.

Après avoir présenté le contexte clinique, nous préciserons les limites actuelles de la cœlioscopie. Nous exposerons le concept de la réalité augmentée tel qu’il est exploité dans d’autres contextes. Ce concept consiste à enrichir les images réelles par des informations initialement invisibles. Notre postulat : la réalité augmentée pourrait permettre de repousser certaines limites de la cœlioscopie.

La méthode proposée extrait de l’information depuis l’imagerie pré-opératoire (par exemple la localisation d’un nodule dans une IRM) et l’insère dans la vue cœlioscopique en temps réel (pour par exemple guider le chirurgien vers un site de résection). Chacune de ces étapes appelle la résolution de défis scientifiques au sein des sciences de l’image, qui vous seront présentés dans leur contexte respectif : géométrie et topologie discrète, vision par ordinateur.

Edit : voici la vidéo en ligne. Si vous n’étiez pas là, vous pouvez tout de même regarder la présentation !

Expérimentation pédagogique

21 novembre 2012

Depuis 3 ans maintenant, j’enseigne en IUT GEA, pour des étudiants assez jeunes, pas scientifiques, et j’aborde avec eux parfois les mathématiques, parfois l’informatique, avec notamment la découverte du langage UML pour structurer les systèmes d’information. Dans ces séances de travaux pratiques, les étudiants travaillent en binôme, et lors des contrôles continus, ils sont aussi évalués en binôme. Jusqu’à présent, je les laissais choisir leur binôme, mais depuis le début de la semaine, j’ai expérimenté un nouveau fonctionnement. C’est grâce à Laurent Provot que j’ai découvert les expérimentations récentes de Cédric Bouhours, que j’ai en parti reprises.

C’est ainsi que les étudiants de mon cours d’UML, en début de chaque séance, tirent au sort grâce à des papiers dans un chapeau le numéro de l’ordinateur qu’ils utiliseront pendant la séance. Il y a bon nombre d’intérêts à cette pratique : d’une part, cela pousse les étudiants à ne pas s’appuyer sur leur voisin, mais également, pour les étudiants les plus à l’aise, cela les motive à expliquer à leurs camarades ce qu’ils ont compris, avec la motivation d’avoir des binômes plus efficaces lors de l’évaluation. J’ai remarqué à la fois de l’amusement et de l’intérêt de la part des étudiants pour ce fonctionnements, ils y voient comme moi une possibilité d’échange entre camarades qu’ils n’auraient pas eu avant. Mais j’ai aussi remarqué que les étudiants les plus méticuleux regrettaient le fonctionnement, car ils sentent qu’ils ne vont pas pouvoir s’assurer un binôme « efficace » comme ils le faisaient avec la méthode précédente.

Après une demie semaine de pratique, je trouve que ça apporte un véritable dynamisme à l’enseignement, et j’ose croire en l’intérêt pédagogique. Affaire à suivre !

Musiques démesurées

10 novembre 2012

Depuis le début de l’année universitaire, j’ai la chance d’avoir rejoins l’équipe de l’association Musiques d’aujourd’hui à Clermont, en tant que secrétaire. Bien que peu de personnes connaissent cette association directement, bon nombre de clermontois doivent connaître le festival que l’association organise chaque année depuis 14 ans déjà. Il s’agit du festival Musiques Démesurées. Il s’agit du principal évènement régulier organisé par l’association, qui travaille à la promotion de la musique contemporaine en Auvergne. Depuis un petit moment, j’apprends à découvrir cette musique. J’ai par exemple profité des propositions de la biennale Musiques en Scène, le grand festival lyonnais consacré à cette musique, qui propose un programme très riche.

Musiques Démesurées 2012

Cette année, le festival Musiques Démesurées se tient du 8 au 18 novembre 2012, c’est-à-dire maintenant ! Venez par exemple participer ce dimanche aux déambulations sonores, une bonne manière de découvrir cette musique souvent méconnue. Et puisque l’édition de cette année est dédiée à John Cage, qui aurait eu 100 ans cette année, venez pourquoi pas découvrir son univers lors de la soirée en hommage à John Cage.

Alice, créatrice sonore

28 octobre 2012

Comme je l’indiquais dans mon précédent billet, j’ai choisi d’investir une partie de mon temps dans le CA de Radio Campus. C’est passionnant, parce qu’il s’agit de faire fonctionner une association, mais qui a en plus la particularité d’avoir des employés, et d’être une radio.

Ainsi, parmi les chantiers que nous allons commencer cette année, l’un des projets auquel je vais m’intéresser concerne l’habillage sonore de la radio. En effet, toute radio se doit d’avoir une couleur sonore, peut-être un son, un type de montage, que l’on utilisera dans les éléments qui ponctuent la journée : top horaires, annonces des prochaines émissions, annonce des émissions spéciales, voire même génériques et virgules dans les émissions. C’est quelque chose de complexe, et malheureusement qui n’a pas été pensé de manière globale sur Radio Campus Clermont, même si régulièrement le sujet revient à l’ordre du jour du CA.

J’espère que la commission habillage dont la première réunion a eu lieu mardi dernier saura travailler dans cette direction, et peut-être qu’à la fin de l’année, nous aurons une identité sonore établie, clairement identifiable.

Par chance, nous comptons dans cette équipe une fille pleine de talent, qui a déjà travaillé à plusieurs reprises pour la radio, en réalisant les tops horaires de la matinale, ou encore l’habillage sonore de l’émission science alors ! et de la pelle à tarte. J’ai récemment eu la chance de travailler avec elle à la réalisation technique du site internet dédié à ses créations, le le bazar bizarre. Allez jeter une oreille aux chroniques d’Alice, vous y trouverez plein de choses vraiment chouettes, qui annoncent je l’espère un superbe habillage sonore pour la radio, et plein d’autres émissions.

Bibi binaire

13 octobre 2012

Lors de la première émission de science alors !, nous avons diffusé un morceau de Boby Lapointe, entre deux interviews scientifiques. Et à vrai dire, ça n’était pas un hasard. Car si beaucoup connaissent les créations musicales de l’artiste, à la fois truffées de jeux de mots en tout genre, et rythmées à souhait, les inventions mathématiques de Boby sont moins connues.

Je connaissais déjà un peu le système bibi binaire qu’il avait créé dans les années 60, mais je n’avais jamais pris le temps d’explorer en profondeur ce système.

C’est donc avec joie que jeudi dernier je suis allé écouter François Fabre jouer Si le BIBI de BOBY m’était compté, un spectacle à la fois scientifique, culturel, musical et plein d’humour. La performance de l’acteur et musicien est absolument géniale, pleine de pétillant, elle reflète avec merveille la beauté élégante des créations de Boby, tant d’un point de vue mathématique que musical. La pièce sera prochainement présentée en région parisienne, puis reviendra en Auvergne en avril de l’année prochaine. Si vous avez l’occasion de voir ce spectacle, et bien foncez !

Toujours plus de Radio Campus

6 octobre 2012

Il y a près d’un an, j’évoquais quelques-unes de mes activités radiophoniques. Au menu, participation occasionnelle à quelques émissions, mais surtout animation d’une émission bi-mensuelle, les aventures du comte de Malamanteau. La rentrée étant maintenant bien entamée, j’avais envie d’écrire ici un peu plus au sujet de la suite de ces activités.

Conseil d’administration de la radio

Dès la fin de l’année 2011, j’avais pris l’habitude avec Thomas de participer en tant qu’invité au CA de la radio, afin de comprendre un peu comment tout ça fonctionne. Et puis finalement, au début de l’année 2012, j’ai demandé à entrer au CA, et suis donc maintenant membre administrateur de la radio. Voilà une activité passionnante bien que très prenante. En effet, la gestion quotidienne d’une association avec trois employés, et une volonté de qualité d’antenne, ça implique pas mal de choses : organisation de la rentrée, participation à des commissions telle que la commission grille d’antenne (pour sélectionner les nouvelles émissions) ou la commission geek (on travaille sur le site internet, mais il nous manque des brase), recrutement de nouveaux employés, etc. Pas mal de décisions à prendre, la participation à plein d’activités, d’animations, d’actions. Voilà quelque chose d’humainement très riche.

La panthère rouge

J’avais commencé la radio il y a quelques années comme chroniqueur occasionnel dans l’émission la panthère rouge. J’avais toujours dans l’idée d’y participer, mais le manque de temps m’en empêchait. Pour la dernière de l’année 2011-2012, Lise m’a tout de même proposé d’y participer, et le sujet abordé — le parti pirate — ne pouvait que me motiver. Allez donc tendre une oreille à cette dernière de la saison principale, émission qui parle de révolution. Depuis, la panthère rouge a repris du micro pour une nouvelle saison, et là aussi, vous y trouverez un contenu plein d’intérêt. Foncez !

Les aventures du comte de Malamanteau, saison 2

Tout comme la panthère rouge, l’émission les aventures du comte de Malamanteau a repris en septembre 2012 la route des studios. En reprenant quasiment le même format et la même équipe, l’émission a repris le 19 septembre, avec une destination originale, intitulée summer-trip. Toujours du bon son, plein de choses passionnantes, de la culture et de la passion.

La pelle à tarte

Et puisqu’une seule émission, c’est un peu facile, j’ai décidé cette année de me lancer avec quelques amis dans deux nouvelles émission. La première s’intitule la pelle à tarte. Il s’agit d’une émission satirique et politique, emmenée par une équipe de 7 personnes : Alice, Cécile, Claire, Lise, François, Pierre et moi-même. Le thème de la première émission était « le fascisme en milieu sous-marin ». L’occasion d’aborder plein de sujets plus ou moins graves, sur un ton toujours très décalé. Promis, bientôt le podcast sera en ligne.

Science alors !

La dernière émission à laquelle je participe s’appelle Science alors !. Comme l’indique le site de l’émission, il s’agit de faire dialoguer chaque mois sciences dures et sciences humaines autour d’un sujet commun. Des interviews, des invités, des chroniques rafraîchissantes, un agenda local scientifique, voilà plein de choses à découvrir, dans cette émission animée avec Cécile et Claire. Après la première émission qui abordait la question de l’intérêt de la recherche, que vous pouvez écouter en ligne, le 22 octobre nous explorerons quelques-unes des réponses possibles à la question : « le progrès, une idée rétrograde ? »